L'Œillet

Description :

Les nombreuses variétés de l'œillet dérivent toutes du dianthus caryophyllus, qu'on appelle couramment œillet des fleuristes.

Son nom provient du grec dios (dieu) et anthos (fleur).

Ses fleurs (juin à septembre en général) simples ou doubles, odorantes, peuvent avoir toutes les couleurs sauf le bleu.

Plus court, l'œillet des poètes (dianthus barbatus) présente des tiges rameuses; les fleurs sont groupées en corymbes arrondis.

 

L'œillet

(Dianthus – Famille des caryophyllacées)
 
Symbole d'une ardente tendresse, l'œillet sait exprimer avec finesse toutes les nuances de ses sentiments.
L'intellectuel œillet jaune dit : « je déteste les insolents et les cyniques, j'aime votre caractère et votre intelligence ». plus vague, l'œillet rose : « parlez-moi d'amour ».
 
Juillet 2004, Jardin de Bagatelle, Paris

Si l'œillet violet se montre tentateur : « pénétrons ensemble dans le monde du merveilleux », le violet-gris fait la mou : « je voudrais bien vous croire » et le rouge se rebiffe : « mes convictions ne sont pas les vôtres ».

L 'œillet blanc est la fleur des mères, il les conseille dans l'éducation de leur progéniture : « loyauté et justice d'abord » ; vaste programme...

Fleur masculine, l'œillet-ardoise reste maître de lui : « je suis jaloux, je souffre mais n'en parle pas ».

Le féminin œillet irisé saura-t-il apaiser ses tourments d'un « je vous aime ? ».

L 'œillet des poètes ne recule devant rien dans son besoin

Historique :

Selon Ovide, Diane en colère aurait arraché les yeux à un berger désobéissant puis, ne sachant qu'en faire, elle jeta les yeux au sol ! La suite est plus raffinée :

ils ne tardèrent pas à germer et devinrent des œillets.
En réalité il semble que cette étymologie est moins poétique : œil n'est-il pas l'un des mots anciens désignant la fleur ?
On dit encore les yeux pour les bourgeons naissants d'un arbre.

Dans toute l'Europe l'œillet passe pour un remontant efficace : on en met dans la chambre des malades, on conseille de s'allonger dans un champ d'œillets ou encore on en laisse sécher dans une bourse qu'on porte sur soi.

Dans l'Angleterre du XVI°siècle, cette dernière précaution était particulièrement respectée par tous les conspirateurs : l'œillet leur aurait permis d'éviter l'échafaud.