14 - BAYEUX
(Arrondissement de Bayeux -  Canton de Bayeux)

Région Basse Normandie.

 

Vue générale vers 1910.

 

Siège d'évêché depuis le IV° siècle et sous-préfecture du Calvados,

Bayeux est célèbre pour sa tapisserie retraçant, sous forme de broderie,

la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant,


Capitale du Bessin, située à quelques kilomètres des plages du Débarquement,

Bayeux a été la première ville que l'opération Overlord a libérée

et une des rares en Normandie à être restée intacte après les combats

de la Bataille de Normandie conservant ainsi un riche patrimoine architectural et culturel.

 

Les remparts antique et médiéval.

 

La cité antique de Bayeux connue sous le nom d'Augustodurum est le chef lieu de la "Civitas des Bojocasses. A la fin du III° siècle, la ville gallo romaine s'entoure d'une enceinte pour se protéger des raids saxons. Cette structure a été abandonnée au XVIII° siècle et le rempart en grande partie arasé.

 

De tous ses éléments, la tour d'angle nord-ouest est le seul vestige encore en place de nos jours.

Le mur qui se développe sur près de 200 m à partir de la tour est une partie du rempart nord

de la ville sur lequel se sont appuyées de nombreuses maisons à l'intérieur de l'enceinte.

Le parking correspond au tracé des fossés extérieurs.

 

Sous la verrière, une partie du mur d'enceinte gallo-romain aujourd'hui déblayé.

 

Plan de la ville fortifiée au XVIII° siècle.

L'autre face de la tour d'angle nord-ouest de l'enceinte.

 

Les maisons à pans de bois.

 

L'Hôtel d'Argouges.

 

 

L'hôtel d'Argouges, côté rue Saint Malo, avec façade en pans de bois.

 

Construit au sortir de la guerre de Cent Ans dans la seconde moitié du XV° siècle. Cette époque est marquée par une évolution décisive au niveau architectural, la pierre l'emportant progressivement sur le bois.

 

 

Façade en pierre, côté cour, avec une tour d'escalier adossée.

 

La demeure appartenait à la famille d'Argouges, dont plusieurs de ses membres se sont illustrés dans l'histoire de Bayeux et du Bessin depuis le XI° siècle. Le fief familial se situait au manoir d'Argouges, à Vaux sur Aure. Jacques, seigneur d'Argouges et panetier du roi,  a l'honneur d'accueillir en 1532 dans son hôtel de Bayeux le roi François 1er accompagné de son fils (le futur Henri II) et de la cour.

 

Maison de la Rue des Cuisiniers.

 

Cette maison à pans de bois est la plus ancienne de Bayeux et date du XIV° siècle.

 

Le rez-de-chaussée est en pierre avec étal : banc de pierre sur lequel l'artisan présentait sa marchandise.

Tour d'escalier renfermant un escalier à vis.

Soupiraux (petites grilles) du rez-de-chaussée qui indiquent la présence de caves voûtées.

 

Encorbellement des étages en pans de bois et moellons de tuf calcaire.

Porte surmontée autrefois d'un blason familial, buché sans doute à la Révolution.

 

Maison de la fin du XV°, début du XVI° siècle, angle rue Franche et St Martin.

 

La maison d'Adam et Eve, de la fin du XV° siècle.

 

Cette maison abritait au rez-de-chaussée des échoppes.

Elle accueille aujourd'hui le "Conservatoire de la Dentelle".

 

 

Au second étage : l'ange Gabriel, Adam, le serpent tentateur, Eve, Lapidation de St Etienne.

Au 1° étage : Sirène, licorne, Berger, Vénus sortant de l'onde, animal fabuleux.

(Les sculptures du rez-de-chaussée sont des créations récentes).

 

La production dentellière de Bayeux

 

C'est grâce à l'arrivée de quelques religieuses de la Providence de Rouen à la fin du XVII° siècle que le travail de la dentelle aux fuseaux se développe à Bayeux. Les sœurs ont en charge au XVIII° siècle, deux établissements de charité destinés à offrir du travail aux jeunes filles pauvres :

* L'institution de la Poterie, implantée juste à côté de la sous-préfecture. Son activité se prolongera sous la direction des religieuses jusqu'en 1905.

* La production dentellière.

 

La production dentellière, tout d'abord étroitement encadrée par le monde religieux, se développera après la Révolution, sous l'impulsion des négociants.

 

Vers 1830, on dénombre une vingtaine d'entreprises qui emploient près de 15.000 dentellières dans l'arrondissement. La ville est alors un des plus importants centres dentelliers d'Europe.

 

C'est probablement à la maison Lefébure, installée de 1890 à 1915 de l'autre côté de l'actuelle place Charles de Gaulle, que la dentelle doit ses lettres de noblesse, par la qualité et l'originalité de ses créations au moment même du déclin de l'activité artisanale concurrencée par la production mécanique.

 

"La dentellière", tableau de Louis Frédéric Panchet.

 

C'est également à cette maison qu'elle doit le maintien jusqu'en 1973, d'une école dentellière à Bayeux. Depuis, la sauvegarde du savoir faire est confiée au Conservatoire de la dentelle. Placée sous la tutelle d'un Maître d'art, ce lieu d'initiation et de formation a également renoué avec la tradition de recherches et de création.

 

Les hôtels particuliers.

 

Rue Franche

 

Dans cette rue se côtoient des hôtels particuliers de toutes les époques. On y rencontre plusieurs manoirs à tour de la fin du XV° , début XVI° siècle, édifiés peu après la guerre de Cent Ans. Cette période de paix et de prospérité retrouvée se traduit par la construction de nouvelles demeures. La ville en compte une soixantaine.

 

 

 

Hôtel de Riberoy, dans la Rue Franche.

 

Le corps de logis, vaste quadrilatère entièrement en pierre, se développe sur 2 ou 3 niveaux. Une tour en pierre, adossée à l'habitation renferme l'escalier à vis qui permet de desservir les différents étages jusqu'aux combles. Polygonale jusqu'à cette hauteur, elle est ensuite surmontée d'une pièce carrée. Celle-ci est accessible par un petit escalier généralement dissimulé dans la structure de la tour.

 

Les hôtels d'Auxais et de Saint Manvieu.

 

L'Hôtel de Castilly est adossé sur les anciens remparts de la ville,

date de la première moitié du XVIII° siècle.

C'est dans cet hôtel qu'une réception fut donnée en 1782,

en l'honneur de la comtesse du Barry, ancienne favorite du roi Louis XV.

 

 

Hôtel dans la rue du Général Dais.

 

L'hôtel du gouverneur, édifié aux XV° - XVIII° siècles.

 

Cette construction est à associer aujourd'hui au château. Il accueille au milieu du XVIII° siècle, l'officier royal responsable de la défense de la ville, contraint d'abandonner la forteresse alors trop vétuste. C'est aujourd'hui le mémorial de Gaulle (Rue Bourbesneur).

 

Hôtel de Colombiers, qui possède un décor Renaissance de la première moitié du XVI° siècle,

l'hôtel Guérin Houssaye, et un hôtel situé à l'angle de la Place de Gaulle.

 

L'hôtel le Doyen datant de la première moitié du XVIII° siècle.

 

Depuis le XIII° siècle un manoir réservé à l'usage du doyen s'élève face à son portail de la cathédrale.

 

Le porche d'entrée est de la 2° moitié du XVII° siècle et est surmonté d'un fronton extérieur

portant les armes de l'évêque Nicolas-Pierre Didiot (1856-1866),

prélat à qui l'on doit la restauration de la tour centrale de la cathédrale.

Ces armoiries rappellent que l'hôtel du doyen devint la résidence ordinaire de l'évêque de 1806 à 1905.

 

 

 

A la fin du Moyen Age, 48 chanoines, membres du clergé attachés à la cathédrale, formaient l'assemblée (ou chapitre) constituant le conseil de l'évêque. Le doyen, premier dignitaire du chapitre, était par ses prérogatives le second personnage du diocèse.

 

Plan : emprise des demeures des chanoines de la cathédrale à la fin du Moyen Age (en foncé sur le plan).

Procession de chanoines au XVII° siècle et la rue de la Maîtrise.

 

La rue de la Maîtrise, appelée "Rue de la mère église allant au Chastel", puisqu'elle joignait la cathédrale à la principale entrée du château. Elle a conservé son tracé médiéval. Son nom remonte au XVI° siècle, lorsque la maîtrise de la cathédrale (école de chant sacré) s'installe dans cette rue.

A l'origine, les membres du clergé de la cathédrale (chanoines) étaient tenus de vivre en communauté. Dès la fin du XII° siècle, ils abandonnent les règles de la vie commune et habitent dans des maisons particulières appartenant au chapitre. Les rues proches de la cathédrales furent jusqu'à la Révolution leur lieu de résidence privilégié.

 

Le palais épiscopal, remontant au Moyen Age

 

L’ancienne résidence des évêques de Bayeux est un ensemble architectural complexe.

Il se développe, depuis le Moyen Âge, sur le flanc nord de la cathédrale autour d’une cour,

d’un ancien cloître, et d’un jardin d’agrément.

 

Le palais côté cour, et l'arbre de la Liberté.

 

La place de la Liberté est l’ancienne cour intérieure de l’ensemble épiscopal. Depuis 1793, les bâtiments saisis comme biens nationaux sont dévolus à l’administration civile. Au cœur du nouveau lieu de pouvoir est planté en 1797 un platane, arbre de la Liberté qui donne son nom à la place actuelle. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, une galerie (reliait le palais à la cathédrale à l’emplacement de l’actuelle sacristie. Dans son prolongement, se développe la partie la plus ancienne du palais actuellement conservée, possédant une façade du XV° siècle. Au rez-de-chaussée, on y trouvait l’officialité, c’est-à-dire le tribunal de l’évêque. L’étage abritait quant à lui les appartements du prélat.

 

Façade côté rue (actuelle entrée du Musée du Baron  Gérard).

 

 

Monument rendant hommage aux déportés.

 

L’aile en retour, qui date de la fin du XV° et du début du XVI° siècle, constituait l’espace d’apparat dans lequel l’évêque recevait ses hôtes de marque. On y trouve à l’étage la grande salle des audiences avec, dans son prolongement, la chapelle épiscopale particulièrement remarquable par son décor intérieur des XVI° et XVII° siècles.

 

L'ancienne prison, avant 1920.

 

Le porche d’entrée, à l’angle des rues Laitière et de la Chaîne, fait également partie de ce programme d’agrandissement. La cour intérieure est clôturée du côté des anciens remparts par un édifice du milieu du XIX° siècle, remplaçant un bâtiment d’époque médiévale. Sa sévérité est en rapport avec sa fonction jusqu’au milieu du XX° siècle : la maison d’arrêt de la ville.

 

Du château à la Place publique.

 

Restitution du château en élévation, d'après un dessin ancien.

A l'emplacement de l'actuelle place Charles de Gaulle se trouvait le château de Bayeux,

édifié vers 960 par le 3ème duc de Normandie Richard 1er.

Il est démantelé sur ordre de Louis XVI à partir de 1768.

 

Le château était implanté dans l'angle nord-ouest de l'enceinte fortifiée de la ville. Lors de sa démolition un certain nombre de vestiges de monuments gallo-romains ont été retrouvés dans ses fondations. Ils témoignent de l'antiquité des remparts édifiés à la fin du III° siècle à l'aide de matériaux de récupération.

 

 

Du monastère à la manufacture de porcelaine

 

L'ensemble des bâtiments situés à l'angle sud-ouest de la place Charles de Gaulle appartient

à un ancien couvent de Bénédictines (XVII° et XVIII° siècles),

transformé en manufacture de porcelaine au début du XIX° siècle.

 

Fondée en 1646, la communauté des Bénédictines de Bayeux s'installe à l'extérieur de la ville,

au pied des remparts.

 

Durant la Révolution, les religieuses sont expulsées de leur monastère et ne reprennent la vie communautaire qu'en 1806. Elles sont alors contraintes de s'installer dans une nouvelle résidence. Leur ancien monastère devenue trop vétuste pour servir d'habitation est transformé en 1892, en manufacture de porcelaine.

 

Avant 1920, la manufacture et l'un des ateliers de tournage.

 

L'entreprise maintiendra son activité jusqu'au milieu du XX° siècle. Tout d'abord très modestement en employant qu'une dizaine d'ouvriers. Elle se développe rapidement jusqu'à employer vers 1870 cent quarante employés.

La manufacture s'attache à produire une porcelaine raffinée permettant d'inscrire doublement le "Bayeux" dans l'histoire des Arts de la table, tout en développant une gamme de produits utilitaires variés dans les plaques de rues encore en place à Bayeux. A partir de 1880, elle s'oriente vers la production de pièces destinées à l'équipement des laboratoires de chimie, lui valant alors une renommée internationale.

Depuis sa fermeture le 31 juillet 1951, toute trace d'activités porcelainières a disparu. le Musée Baron Gérard au travers de ses abondantes collections permet désormais d'en découvrir toute la richesse.

 

Au centre de la place, cette très jolie fontaine.

L'espace laissé libre par le château n'est aménagé en place publique qu'au début du XIX° siècle.

La plantation de 100 tilleuls marque l'aboutissement du projet.

 

La fontaine au centre est érigée en 1888. La statue de jeune femme qui la surmonte est réputée représenter Popée, fille de Béranger, comte de Bayeux, et épouse du chef viking Rollon, premier duc de Normandie.

 

Une stèle commémore l'allocution que le Général de Gaulle adresse à la population en ce lieu en 1944.

Son inauguration, le 16 juin 1946 est l'occasion pour lui de prononcer un second discours,

cette fois historique pour les institutions de la France contemporaine.

Il y présente les bases de la constitution de la V° République

qui n'est adoptée dans les faits qu'en 1958.

 

Le 6 juin 1944, les troupes alliées débarquent sur les plages du Bessin et dès le lendemain Bayeux est libérée par les troupes britanniques. Au cours des combats, la cité est totalement épargnée par les destructions.

 

L'hôtel de la sous préfecture, avant 1940.

 

Dès le 14 juin, le Général de Gaulle arrive de Londres et se rend à Bayeux : il affirme la présence de la France parmi les troupes de libération et confie l'administration des territoires libérés à un commissaire régional de la République. Ce dernier s'installe dans l'hôtel de la sous Préfecture édifié sur le côté sud de la place au cours des années 1860. Bayeux devient ainsi jusqu'à la libération de Paris le 25 août la capitale administrative de la France.

 

Le monument aux morts - Statue d'Alain Chartier.

Alain Chartier (1386-1433), évoque ce Bayeusain, poète renommé,

secrétaire des rois Charles VI et Charles VII au temps de la guerre de Cent Ans.

 

L'Hôtel de ville

 

 

 

La partie la plus majestueuse de l'ancien palais épiscopal abrite aujourd’hui l’hôtel de ville.

Il a été édifié entre 1768 et 1771.

 

Mairie annexe située dans une petite rue à l'arrière de l'hôtel de ville.

 

Le vieux pont Saint Jean, l'Aure, et le quartier des tanneurs.

 

Lors de sa fondation, la ville de Bayeux s'est étendue sur la rive occidentale de l'Aure, qui la traverse du sud au nord. Un grand nombre d'activités artisanales se sont développées depuis l'époque gallo-romaine jusqu'au début du XX° siècle sur les berges de la rivière.

 

 

L'eau était prisée comme source d'énergie, différents moulins exploitaient la force hydraulique : moulin à grain, pour la fabrication de la farine; moulin à tan pour l'obtention du tanin extrait de l'écorce de chêne indispensable au travail du cuir; ou moulin à huile de colza, produit essentiel pour l'éclairage aux XVII° et XIX° siècles.

 

Sur les rives étaient également installées les artisans grand consommateur d'eau :

teinturiers, tanneurs, blanchisseuses, comme en témoigne un grand lavoir.

 

Le pont Saint Jean, construit en 1775.

La rivière a enfin orienté le développement de la cité.

Des ponts en pierre ont été édifiés sur les principaux axes de circulation,

où l'Aure est canalisée dès le XIII° siècle pour passer sous l'hôtel-Dieu.

 

Dans les années 1840 est élevée sur le pont la halle aux poissons,

en remplacement du marché couvert installé dans ce quartier depuis la fin du Moyen Age.

(c'est maintenant l'actuel Office de Tourisme).

 

L'Aure dans le centre ville.

 

L'Aure et le moulin de l'Hôpital.

 

 

 

 

Le moulin du Coisel appartenait au Moyen Age à l'évêque.

C'était une source de revenus pour ce dernier,

les habitants devant obligatoirement payer une redevance pour cette utilisation.

 

 

L'Aure constituait tout d'abord une réserve alimentaire non négligeable, notamment au Moyen Age avec des variétés de poissons plus importantes qu'aujourd'hui. Une partie de la rivière en amont des vannes étaient d'ailleurs en réserve de poissons appelée "vivier de l'évêque", car ce dernier avait droit de pêche exclusif.

 

L'ancien séminaire

 

Vue aérienne avant 1960 - Intérieur de la chapelle avant 1930.

 

 

Le musée de la Tapisserie de Bayeux est installé dans l'ancien grand séminaire de Bayeux, lieu de formation des futurs prêtres du diocèse de la fin du XVII° siècle jusqu'en 1869. Depuis 1989, la Tapisserie commanditée à la fin du XI° siècle par l'évêque Odon pour la cathédrale, y est exposée.

 

La première pierre du séminaire est posée en 1693 par Mgr de Nesmond, évêque de Bayeux.

Le monument possède la monumentalité d'un édifice de style classique,

adapté par sa sobriété extrême à l'esprit animant la contre Réforme sous le règne du roi Louis XIV.

 

 

Le séminaire est installé à l'emplacement de l'ancien prieuré des chanoines réguliers de Saint Augustin à qui est confié au XIII° siècle la gestion de l'Hôtel-Dieu. Déchargés de cette mission sur décision de l'évêque de Bayeux, les religieux sont remplacés en 1644 par des Augustines.

 

Autour des Augustines.

 

Du prieuré supprimé en 1675, il ne reste plus aujourd'hui que la chapelle.

Sa structure date du XIII° siècle,

tandis que la décoration intérieure (vitraux et stalles) est une recomposition du XIX° siècle.

 

Face au portail extérieur, dans le prolongement du couvent des Augustines, se trouve l'ancien Hôtel-Dieu (actuel hôpital). Jusqu'à sa reconstruction en 1823, subsistait encore la grande salle des malades du XIII° siècle et édifiée au-dessus de la rivière dans l'axe du pont enjambant l'Aure.

 

 

L'hôtel-Dieu était au Moyen Age, avec la léproserie des Faubourgs, la principale institution destinée au soin des malades à Bayeux. Fondé au XIII° siècle, il est implanté sur la rive nord de l'Aure comprenant outre de vastes bâtiments, un grand jardin clos de murs. Un bâtiment du début du XIX° siècle servit jusqu'en 1905 de pensionnat.

 

Monseigneur François de Nesmond

 

François de Nesmond, né le 31 août 1629 et mort le 16 juin 1715, est un prélat catholique des XVII° et XVIII° siècles. Il est évêque de Bayeux, sous le règne de Louis XIV, pendant plus de cinquante trois ans, le plus long de tous les évêques ayant succédé à Exupère de Bayeux.

Il a financé sur sa fortune personnelle monuments, chapelles, séminaire sans compter son immense action envers les pauvres de la ville. Il est resté comme un ardent partisan de la Contre Réforme et de ses principes, définis par le Concile de Trente.

Nommé évêque de Bayeux en 1661, il est ordonné évêque le 19 mars 1662, et occupera le siège épiscopal de cette ville jusqu'à sa mort.

 

Ce prélat s'est vu affublé du sobriquet "l'évêque à la truelle"

 

Ancien couvent de bénédictines, avant 1930.

 

En 1693, il fonde le séminaire de la ville. Dans la cathédrale de Bayeux, il entreprend, à partir de 1700, la construction d'un jubé, et la construction d'une tour centrale, qu'il commande à Jacques Moussard. Il fonde également en 1700, la chapelle des Augustiniens, puis, l'Hôtel-Dieu, l'hôpital général, le couvent des Soeurs de la Charité Notre-Dame et des Ursulines.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_de_Nesmond
"Découvrir Bayeux" de Antoine Verney, Editions OREL, 2009

Circuit de la ville au fil des rues en 21 étapes, O.T. de Bayeux

C.P.A. collection privée, en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, 9 décembre 2012 et 27 septembre 2014

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire

 

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