14 - BAYEUX
(Arrondissement de Bayeux -  Canton de Bayeux)

Région : Basse Normandie

 

 

Cathédrale Notre-Dame,

des XI-XII°-XIII° et XV° siècles.

 

 

La cathédrale Notre-Dame est l'un des chefs-d'œuvre de l'architecture romane et gothique normande.

Située à l'emplacement présumé du forum de la cité gallo-romaine d'Augustodurum

et remplaçant un édifice d'époque mérovingienne, l'actuelle cathédrale a été consacrée le 14 juillet 1077,

et fait partie intégrante d'un ensemble épiscopal remarquablement préservé.

C'est pour elle que fut réalisée la célèbre Tapisserie de Bayeux.

 

Chevet de la cathédrale.

 

La cathédrale romane du XI° siècle : construite sous les évêques d'Ivry (1011-1049) et Odon de Conteville (1050-1097), demi-frère de Guillaume le Bâtard. Dédicace solennelle le 14 juillet 1077, en présence de Guillaume le Conquérant et Mathilde. De cette époque, il reste les tours de la façade occidentale et la crypte.

 

Maquette de la cathédrale au XII° siècle.

 Au Moyen Age, la cathédrale romane comportait une tour lanterne,

dont les restes subsistent dans les parties hautes. La tour fut reconstruite dans le courant du XV° siècle.

 

XII° siècle : en 1105, destruction de la cathédrale, lors de la guerre civile opposant les fils de Guillaume le Conquérant. Reconstruction en style roman. De cette campagne, il reste les grandes arcades de la nef et leur décor.

 

La tour centrale, située au-dessus de la croisée du transept.

Ce n'est pas une tour lanterne car elle est invisible de l'intérieur.

 

Le soubassement est quadrangulaire, de style rayonnant, et commencé au XIV° siècle et achevé sous l'évêque Nicolas Habart (1421-1490). Le 1° étage octogonal fut construit en style gothique flamboyant après la guerre de Cent Ans (1477-1479). Au XVI° siècle, la tour centrale fut pourvue d'un dôme de plomb surmonté par une statue de St Michel et qui fut détruit par un incendie en 1676, de même que la charpente de la nef. Au XVIII° siècle l'étage fut coiffé par un dôme de style classique (1704), construit par l'architecte Jacques Moussard. Menaçant ruine au XIX° siècle, suite à la destruction du jubé en 1851. Sa partie supérieure fut démontée par l'architecte Ruprich-Robert (1855) : une démolition totale était prévue. Elle fut sauvée grâce à l'intervention d'Eugène Flachat qui dirigeait la construction de la ligne de chemin de fer Paris-Cherbourg. Sous sa direction, elle fut reprise en sous oeuvre par les architectes Henri de Dion et Louis Lasvignes (1855-1858). Un nouveau couronnement néo-gothique fut réalisé par l'architecte Gabriel Crétin en 1866.

 

 

XIII° siècle, la cathédrale gothique. 1220-1240, construction du choeur en style gothique normand. 1240-1260, Construction du second niveau de la nef en style gothique rayonnant, maintien du 1° niveau roman. 2° moitié du XIII° siècle : décor intérieur des croisillons du transept, en style rayonnant. Construction des chapelles du bas-côté sud. (La cathédrale est terminée pour l'essentiel : c'est un édifice du XIII° siècle).

 

 

XV° siècle : Construction du 1° étage de la tour centrale, en style gothique flamboyant, financée par Louis d'Harcourt, évêque de Bayeux, patriarche titulaire de Jérusalem (1477-1479). La tour centrale est achevée au XIX° siècle, en style néo-gothique.

 

Les arcs boutants.

 

 

Vues sur les flèches, depuis la tour.

 

Vues sur les pilastres depuis la tour.

 

La façade occidentale, est encadrée par deux tours romanes avec des fenêtres en plein cintre

à la base des flèches gothiques. Elles ont été renforcées par d'épais contreforts à ressauts

après l'incendie de 1105. Les deux tours sont flanquées d'une tour d'escalier romane,

dont celle au nord est surmontée par une construction appelée « tour du guet ».

 

Le niveau inférieur comprend cinq porches dont seules les trois au centre correspondent

aux portes d'entrée de la cathédrale. Le portail central a été transformé en 1778.

Les deux portails latéraux, malgré la perte de leurs grandes statues en 1562,

conservent les statues des voussures et leur tympan.

 

Le tympan du portail nord raconte la Passion du Christ. La scène inférieure évoque la Cène

et le lavement des pieds, la scène au-dessus l'arrestation au jardin des oliviers,

la flagellation et le portement de croix, la troisième la crucifixion et la dernière représente

Dieu le Père en majesté. Celui du portail sud représente le Jugement dernier.

La première et deuxième scène évoquent les morts sortant de leurs tombeaux.

À droite sous la porte figure l'enfer avec le diable au centre, la troisième scène voit

une procession des élus vers une « Jérusalem céleste ». Sur la dernière scène trône

le Christ en majesté entouré de deux anges et de deux personnages agenouillés.

 

Une balustrade formée de quadrilobes inscrits dans un cercle surmonte le portail central.

L'écoinçon de gauche figure un clerc à genoux, probablement un donateur.

Au-dessus s'ouvre une grande fenêtre rayonnante, surmontée d'une galerie avec les statues

de dix évêques, disposés deux par deux dans des baies géminées surmontées de gâbles

décorés de trilobés et de roses aveugles.

Un grand gâble couronne le tout, orné de crochets et décoré de roses aveugles.

 

 

 

 

La façade occidentale qui comprend le couronnement des tours romanes par des flèches

et le rhabillage de la façade en style gothique ornée de cinq porches,

le portail du transept sud dit "du doyen" et naturellement sa tour centrale.

 

La charpente de la nef.

 

 

 

Petites salles situées au-dessus de la tour.

 

 

Dernière photo à droite, treuil de levage situé au-dessus du déambulatoire.

 

Chambre du carillonneur.

 

 

La charpente du choeur.

 

Cette charpente est datée 1225.

 

L'ancienne prison.

 

 

Salles du chapitre et salle capitulaire, XII°-XV° siècles.

 

 

Dans le prolongement de la tour nord se trouve la salle du chapitre dédoublée dans la deuxième moitié du XII° siècle. Le premier niveau comprend une salle sous-capitulaire, qui donnait accès au cloître aujourd'hui disparu. On y trouve maintenant un intéressant dépôt lapidaire. Le deuxième niveau accueille la salle du chapitre dont l'extérieur conserve son aspect gothique primitif. Cette salle du chapitre (XII°-XV° siècles) est remarquable par sa peinture murale du XV° siècle.

 

Peinture murale du XV° siècle et pavage du XV° siècle, comprenant un labyrinthe.

 

La peinture murale représente le couronnement de la Vierge Marie entourée d'anges avec, à ses pieds, les chanoines en prière. Le pavage médiéval est fait de carreaux vernissés formant un labyrinthe au centre.

 

 

Le mobilier est du XIX° siècle.

 

La nef

 

La disposition intérieure est conforme au plan classique des grandes églises du Moyen Age :

sa forme de croix latine rappelle la mort du Christ.

Orientée vers le soleil levant, elle célèbre la gloire du Christ ressuscité.

Elle comprend un choeur, une nef et un transept.

La nef est entourée de bas-côtés bordés de chapelles.

 

La nef comporte 6 travées, auxquelles s'ajoutent 2 travées situées entre les tours occidentales.

La travée ouvrant sur la porte latérale sud est plus large que les autres.

 

 

 

Le 1° niveau de la nef est resté roman (XII° siècle).

 

Il est composé de piles quadrangulaires accolées de 2 demi-colonnes supportant les archivoltes. Le décor des archivoltes et des écoinçons est roman. Les chapiteaux ont été sculptés en style gothique premier.

 

 

Le 2° niveau est gothique et date du milieu de XIII° siècle.

Il est séparé du niveau roman par une frise de quatre feuilles.

 

A sa base, on trouve une balustrade formée d'arcs trilobés. L'étage gothique ne comporte qu'un seul niveau. Il est occupé par de grandes fenêtres rayonnantes qui apportent beaucoup de lumière à la nef.

 

La tribune d'orgue.

 

Dès le XIII° siècle la cathédrale possédait un orgue. Il en reste une tribune en surplomb située sur le côté nord de la nef. Il fut agrandi au XV° siècle. L'orgue médiéval fut détruit en 1625, lors des guerres de religion.

 

Le nouvel orgue fut reconstruit en 1596-1594, sur une tribune installée au fond de la nef.

 

Le buffet a été réalisé par l'atelier Jacques Lefèvre et la partie instrumentale construite par Jean d'Argillières, facteur d'orgue parisien. Cet orgue classique survécut à la Révolution et subsista jusqu'en 1844. Il fut entièrement reconstruit par Aristide Cavaillé-Coll et achevé en 1862. Il comprend 3 claviers et un grand pédalier, 43 jeux et 2454 tuyaux.

 

 

La chaire à prêcher.

 

La chaire à prêcher a été réalisée par Louis Mangin en 1786. La cuve est néo-classique.

L'abat-voix est d'inspiration baroque : il est formé d'une nuée en stuc, abritant des angelots,

surmontée par un globe portant une allégorie de la religion.

 

Bas-côtés de la nef, de la 2° moitié du XII° siècle,

et les chapelles latérales, ajoutées aux XIII° et XIV° siècles.

 

Bas-côtés et les chapelles.

 

Bas-côtés nord :

 

Chapelle Saint Hilaire, Saint Contest et Sainte Honorine, du XIII° siècle.

 

Au-dessus de l'autel, tableau de Sainte Philomène,

dont le culte fut très populaire au XIX° siècle, grâce au curé d'Ars.

 

Il a été peint par Melle Théodelinde Dubouché (1809-1863), devenue plus tard Mère Marie Thérèse du Sacré Coeur, fondatrice à Paris de l'Institut de l'Adoration Réparatrice, et déclarée "Vénérable", le 19 mars 1913 par le pape Pie X.

 

Le vitrail est l'oeuvre de Duval et Planchet-Bellerose. Il honore la vie de Saint Contest, qui, sur la liste des évêques de Bayeux, figure comme le successeur de Saint Manvieu (vers 480-510).

 

Chapelle Saint Martin-aux-fonts, Saint Cyr, Sainte Julitte et Saint Jean près de la Tour.

 

Odon II de Lorris, évêque de Bayeux (1263-1274) fit construire cette chapelle.

Sur le retable du XVII° siècle, figure un tableau représentant "le massacre des Saints innocents".

 

La chapelle s'ouvre par une grille du XVIII° siècle, qui se trouvait au centre du jubé fermant le choeur construit en 1700 par Mgr de Nesmond. Jadis les fonts baptismaux se trouvaient au transept nord, près de l'actuelle sacristie. Ils ont été replacés dans cette chapelle en 1756.

 

Le vitrail (1847-1848), oeuvre de Thévenot, est consacré à la vie de Saint Manvieu, abbé de Deux-Jumeaux, qui figure en 6° place sur la liste des évêques de Bayeux (vers 470).

 

Chapelle Sainte Marguerite et Saint Maur.

 

L'autel est de la facture de Bourdon, à Caen.

Vitrail de Thévenot, représentant St Vigor, (VI° siècle), évêque de Bayeux,

l'un des grands évangélisateurs du diocèse.

 

L'accès à cette chapelle est commandé par une grille du XVIII° siècle. Elle était ornée de nombreuses fresques qui ont été détruites lors de sa restauration. Sur le mur du fond, un bas-relief polychrome présentant un chanoine en prière devant la Vierge.

 

Chapelle Saint Julien et Saint Exupère.

 

Vitrail de Thévenot, vers 1848, qui retrace la vie de Saint Exupère,

1° évêque de Bayeux à la fin du IV° siècle.

Tableau de Rupalley, peintre de Bayeux du XVIII° siècle,

représentant Saint Exupère exorcisant une possédée.

 

Bas-côtés sud :

 

Chapelle de l'Annonciation de Notre-Dame et de Saint Jean.

 

La chapelle est fondée en 1328 par Pierre II de Lérins, évêque de Bayeux (1324-1330).

 

La grille qui se trouve à l'entrée, fermait jadis, avec celle de Notre-Dame de Bonne Nouvelle, les bas-côtés de la cathédrale, à la hauteur du jubé. Le vitrail est dû à Thévenot (1847-1848) et représente, au sommet, l'Annonciation et, plus bas, la légende de Saint Regnobert.

 

Chapelle Saint Antonin et Sainte Croix.

 

La chapelle Saint Antonin fut d'abord bâtie en rez-de-chaussée au début du XIV° siècle.

 

Plus tard, on partagea la chapelle en deux, en élevant une voûte au niveau de la chapelle-tribune voisine, avec laquelle on la fit communiquer. A l'étage supérieur était installée une chambre occupée par un des officiers de l'église. Sous la voûte de la chapelle Saint Antonin, on aménagea le passage et la porte d'Arthenay qui communiquait avec le cloître de la cathédrale et permettait à l'évêque de se rendre de la maison épiscopale à la cathédrale.

 

Chapelle Saint Jean l'Evangéliste.

 

Fondée en 1289, par Pierre 1° de Bénais, évêque de Bayeux (1276-1306),

en l'honneur de Saint Jean l'Evangéliste.

La chapelle donnait accès autrefois, à la bibliothèque du chapitre.

 

Chapelle Saint Martin des Vicaires, du XIV° siècle.

 

Fondée en 1309 par Pierre de Saint-Pierre, chanoine de Bayeux.

Le retable date du règne de Louis XIII, et le tableau représente la Vierge à l'enfant.

 

Cette chapelle était desservie par les "Haut-vicaires" ou vicaires du grand autel. Leur premier et principal office était de suppléer les chanoines dans leurs fonctions sacerdotales au choeur et de célébrer la messe au maitre-autel les jours de rite inférieur ou rite double. Le chanoine fondateur était représenté sur la fresque murale du XIV° siècle. Toutes les fresques ont été recouvertes de badigeon en 1682. Cette chapelle était contigüe au cloître de la cathédrale.

 

Chapelle Saint Pierre, Sainte Trinité et Notre-Dame de Bonne Nouvelle.

 

Cette chapelle, sous le vocable de Saint Pierre, a été construite avant 1350,

et donne accès à la salle Capitulaire.

 

La chapelle s'ouvre par une grille de 1758-1759 et fermait le haut de l'une des nefs latérales, à la hauteur du jubé. Au-dessus de l'autel, un retable du XVII° siècle, à la gloire de Marie. Au sommet, Dieu, en manteau, portant une couronne royale, donne sa bénédiction. En dessous, l'inscription en latin "On dit de toi des choses glorieux". Dans un cadre imitant les nuages, la Vierge Marie occupe le centre, entourée d'attributs bibliques. Les emblèmes sont encadrées par des personnages de l'Ancien Testament.

 

L'ancien  jubé

 

En 1700, Mgr François de Nesmond fait édifier un jubé en pierre, de style classique.

En 1851, il est détruit pour que les fidèles placés dans la nef,

puissent voir les cérémonies religieuses qui se déroulent dans le choeur.

 

 

Ce jubé avait été précédé par 2 autres, l'un au XIII° siècle, l'autre au XVI° siècle (1576), construit après les dégradations commises au cours des guerres de religion.

 

Le jubé est constitué de pilastres, colonnes en marbre noir et deux niches, surmonté d'une balustrade et une grille d'entrée principale (qui a été conservée et ferme aujourd'hui la 1° chapelle du collatéral sud).

 

Le jubé fermait aussi le choeur, réservé aux chanoines et aux autres clercs du chapitre.

 

Le transept, de la 2° moitié du XIII° siècle

 

Le transept est divisé en 2 niveaux, comme la nef. A la base du niveau supérieur court une balustrade formée d'arcs en tiers point sur laquelle on a replacé des statues d'apôtres et de prophètes du XII° siècles (croisillon sud). Il a été décoré par des arcatures aveugles dans la seconde moitié du XIII° siècles.

 

Croisillon sud

 

 

Vitrail réalisé en 1873 par Coffetier, qui retrace la vie de Sainte Radégonde,

Reine de France, moniale et abbesse de Sainte Croix de Poitiers.

 

Chapelle Saint Sébastien, Saint Pierre, Saint Paul,

Saint Gerbold et Sainte Radégonde.

 

Les peintures anciennes qui ornent les murs ont été largement restaurées au XIX° siècle,

par Panchet-Bellerose. Elles représentent St Pierre et St Paul, en buste,

St Gerbold (évêque de Bayeux vers la fin  du VII° siècle) et Ste Radégonde, en pied,

l'agonie de Jésus ) Gethsémani et, enfin, Radégonde et Clotaire, son époux, devant la Vierge Marie.

 

Clé de voûte du transept.

 

croisillon nord

 

Peintures sur bois représentant les mystères du rosaire, du XVII° siècle.

Statue de Saint Pierre.

 

Chapelle Saint Pierre, Saint Léonard, Saint Jérôme et Saint Michel.

 

Retable sculpté au XVIII° siècle par Jean Louis Mangin.

 

Le choeur

 

Le choeur fut construit dans les années 1220-1240,

notamment sous l'épiscopat de Robert des Ablèges (1206-1231).

Il comprend 3 niveaux : grandes arcades, triforium aveugle et claire-voie.

 

Le choeur est bâti selon la technique du "mur épais", avec une galerie de circulation à chaque niveau. Ce chef d'oeuvre de l'art gothique normand, réalise un équilibre entre les lignes verticales (colonnes montant de bas en haut sans interruption) et les lignes horizontales (corniches ornées d'une frise marquant la base des 2° et 3° niveaux).

 

Les stalles, de style Renaissance, datent du XVI° siècle.

Elles sont dues au sculpteur caennais Jacques Lefèvre (1589).

 

Les stalles ont été réaménagées en 1861. Seules 50 stalles ont été conservées, à la place des 104 qui existaient à l'origine. Côté nord a été installé un orgue de choeur, construit par le facteur d'orgue Aristide Cavaillé-Coll en 1861. Il comprend 2 claviers et un pédalier avec 12 jeux.

 

Les dais des stalles comportent toujours leur décor ajouré. Les hauts dossiers sont ornés de têtes humaines

associées à des guirlandes centrées sur un médaillon ovale.

Les accoudoirs sont formés de chimères aux ailes déployées et les miséricordes de têtes d'anges.

Des lions couchés sont installés au bout de chaque série de stalles basses.

 

Derrière l'autel face au peuple, l'autel majeur construit en 1771, de style néo-classique.

A gauche de l'autel se trouve le trône épiscopal commandé en 1772.

 

Le décor comprend des frises et des médaillons à motifs végétaux.

La voûte est décorée de peintures du XIII° siècle et restaurées au XIX° siècle :

voutains du sanctuaire : Christ couronnant la Vierge et anges thuriféraires,

voutains du choeur : têtes des premiers évêques de Bayeux.

 

Le déambulatoire, desservant les chapelles rayonnantes.

 

Les grilles des côtés datent de 1682 et celles du rond-point de 1772.

 

Statues de Saint Jacob, Saint Barthélémy, Saint André et Saint Mathieu.

 

Chapelle du Saint Sacrement.

 

 

Chapelle de l'Immaculée Conception.

 

 

Cette chapelle était jadis la sacristie de la cathédrale.

Elle fut restaurée en 1903, et un autel consacré sous le vocable de la Vierge Marie.

 

Chapelle Saint Eloi et Saint Robert.

 

Les peintures murales du XVII° siècle représentent à gauche St Eloi, et à droite St Robert.

Ces peintures ont été réalisées par Robert de Mathan, vicaire général d'Hyesmes (14),

dont les murs de la chapelle portent les armes de sa famille.

 

Chapelle Saint Michel et Saint Blaise.

 

Les peintures représentent à gauche, l'archange entouré d'anges éloignant les réprouvés,

et à droite, le Christ glorieux ressuscitant les morts en présence de St Michel.

La présentation en bas des murs de coquilles évoquent les pèlerinages.

 

Chapelle Notre-Dame, du XIII° siècle.

 

Erigée sur l'emplacement du sanctuaire primitif, cette chapelle axiale dédiée à la Vierge Marie,

se distingue par ses plus grandes dimensions :

une travée droite précède le chevet pentagonal aux pans de lancettes.

 

Le vitrail du centre, oeuvre de Thévenot et Mazuet, et daté 1902, présente un arbre de Jessé.

Les autres vitraux représentent des scènes de la vie  à la gloire de Marie.

Au-dessus du tabernacle, statue de Notre-Dame, oeuvre de Pierre Hotin (1821-1853).

Au sol, des tombes d'anciens évêques de Bayeux.

 

Chapelle Saint Pantaléon.

 

Chapelle dédiée à l'un des martyrs des tout 1° siècles, Saint Pantaléon,

médecin apprécié à la cour impériale et condamné à de cruels tourments avant d'être décapité.

 

La chapelle possède des peintures du XVII° siècles dues à la libéralité de 2 anciens évêques (Jacques d'Angennes (1606-1647) et Edouard Molé (1647-1652), dont les armes figurent dans la chapelle. Derrière l'autel, 2 peintures montrent à gauche, Joseph et l'enfant Jésus, et à droite, Joseph à l'heure de la mort. Elles datent de 1862 et sont signées Panchet-Bellerose. Les 3 vitraux (1887) sont en mémoire du Général Gustave Antoine, Conseil du Mesnil et en l'honneur de Saint Joseph.

 

Chapelle Saint Jean Baptiste, du XIII° siècle.

 

Sous l'autel, en marbre et bronze doré, une peinture représentant la tête de Jean Baptiste présentée sur un plat.

Au-dessus de l'autel, peintures restaurées de Saint Lubin et de Sainte Geneviève, patronne de Paris.

 

Chapelle Sainte Catherine et de tous les Saints, du XIII° siècle.

 

Dans le vitrail, une demi-douzaines de figures du XIII° siècle

sont des restes d'anciennes verrières de la cathédrale.

Statue de Saint Antoine de Padoue.

 

Chapelle Saint Vincent

 

L'autel a peut-être été celui de la crypte.

 

Jusqu'en 1902, cette chapelle permettait d'accéder à l'ancienne sacristie. Aujourd'hui, elle donne accès au Trésor de la cathédrale. Les vitraux, qui contiennent des restes d'anciennes verrières, représentent des évêques de Bayeux (XIII° siècle).

 

La crypte romane, de la 1° moitié du XI° siècle

est la partie la plus ancienne de la cathédrale.

 

La crypte a pour fonction principale de compenser la pente de façon que le choeur,

situé au-dessus, soit au même niveau que la nef.

Il n'est pas certain qu'elle ait abrité des reliques.

 

Escalier d'accès à la crypte depuis le déambulatoire,

et escaliers à l'intérieur de la crypte.

 

Au début du XIII° siècle, la crypte fut comblée et fermée. On en oublia l'existence pendant 2 siècles. Elle fut rouverte au début du XV° siècle lorsqu'on creusa la fosse destinée à enterrer l'évêque Jean de Boissay (1408-1412). Elle fut alors aménagée et décorée.

 

La crypte comporte 3 nefs et 6 travées dans son état actuel.

 

Sous les voûtains, des anges musiciens (en route et or) jouent de nombreux instruments en usage au Moyen Age. Du côté sud, se trouve le tombeau de Jean de Boissay, orné de peintures (en rouge et or).

 

Les voûtes d'arête sont supportées par des colonnes portant des chapiteaux décorés de volutes et de feuilles d'acanthe.

 

Les peintures murales datent du XV° siècle.

 

L'enfeu abrite le tombeau de Gervais de Larchamp, chanoine et sous doyen, qui a financé la restauration de la crypte. Le gisant (mutilé) représente le chanoine en habits sacerdotaux. La peinture polychrome montre le chanoine en prière, présenté à la Vierge par Saint Michel. Au-dessus, figurent des anges et une représentation de la Trinité.

 

Au fond de la crypte, un mur fut édifié pour cacher les soubassements du choeur gothique.

 

Chapiteaux sculptés

 

Sont placés dans la crypte deux chapiteaux romans de la croisée du transept découverts lors de la reconstruction de la tour centrale : le Christ ressuscité reconnu par St Thomas, et le Christ entouré de chérubins, accueillant l'âme du défunt.

 

Le premier évêque de la cathédrale fut Saint Exupère (IV° siècle).

Près de 90 évêques lui ont succédé jusqu'à nos jours.

 

La cathédrale est aujourd'hui l'église mère du diocèse de Bayeux et Lisieux, correspondant au département du Calvados depuis 1790. Elle devient église paroissiale en 1792. En vertu de la loi de 1905, la cathédrale de Bayeux appartient à l'Etat et le clergé en est affectataire. Elle a été classée au titre des Monuments Historiques en 1862.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/wiki/

C.P.A. Collections privées en prêt

"La cathédrale N.D. de Bayeux, F. Neveux, Libr. Chapître, 2011

Panneaux d'exposition mis à disposition du visiteur dans la cathédrale

Parties hautes et salle capitulaire,visite conférence de l'Ecritoire, 9 décembre 2012
Visite et photos Chantal Guyon, 9 décembre 2012 et 27 septembre 2014

 

 

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