PORT-EN-BESSIN-HUPPAIN (Calvados)
Arrondissement de Bayeux - Canton de Bayeux
Région Normandie
 Population : 1.950 Portais en 2014.

 

D'une superficie de 756 hectares et d'une altitude de 0 à 74 mètres,

la ville est située dans une anfractuosité de hautes falaises bordant la Manche,

entre celle du Castel à l'est (la plus haute), et celle du Huppain à l'ouest.

 

Etymologie : Huppain dérive peut-être du village de Hubdo,

nom d'origine anglo-saxonne ou de l'anglais up, en haut.

 

 

La ville et son port

 

 

La tour Vauban.

 

Vue sur le port et la ville, avant 1970.

 

La tour Vauban, avant 1950 et en 2017.

 

Au-delà de la tour Vauban, au sommet de la falaise,

un réseau de tranchées et positions allemandes.

 

Bâtie en calcaire et moellon, sur les plans de S. Le Prestre de Vauban, en 1694.

 

D'après les mémoires de Nicolas Joseph Foucault, intendant de la généralité de Caen (1689-1706), cette tour d'artillerie est édifiée par ordre de Louis XIV, pour protéger le port des pirates et surtout des incursions anglaises. Au XVIII° siècle, cette tour devient une poudrière, après la construction de deux batteries encadrant le village, sur les falaises.

 

La ville.

 

 La cité, depuis plus de 1000 ans est tournée vers la mer.

Elle a conservé les traces d’un riche passé historique liée à la pêche.

Mais cette activité n'a jamais été l'unique travail.

Nombre de traces écrites témoignent d'une activité marchande au cours des siècles :

transport de beurre, de pommes, de pierres...

 

Vues sur la ville : depuis la tour Vauban, et le long des quais.

Port-en-Bessin est un village d'origine ancienne, donné au XI° siècle à Odon,

évêque de Bayeux et frère de Guillaume le Conquérant.

 

La mairie, construite en 1905, selon les plans de l'architecte Duhamel,

en pierre, moellon et enduit - Le monument aux morts.

 

Le port : le premier port de pêche du Calvados.

 

Les principales espèces pêchées sont : la coquille Saint-Jacques, la roussette, le tacaud,

la seiche, la dorade grise, le bar, le cabillaud, la sole ou encore la raie…

En 2013, plus de 7600 tonnes de produits de la mer ont été débarquées

et vendues sous la criée informatisée,

ce qui place Port en Bessin - Huppain au 9° rang des ports de pêche français.

 

Vue aérienne sur la ville et le port, avant 1970.

La pêche artisanale, effectuée par des chalutiers n'excédant pas 25 m de long,

est la première activité économique de la ville.

 

Bon nombre de métiers et de savoir-faire liés à la pêche sont rassemblés de part et d'autre des bassins portuaires. Aujourd'hui, la cité portaise compte :
▪ un chantier naval, dénommé « Chantier du Bessin », ayant notamment construit, depuis 2004, 5 chalutiers en bois ;
▪ des ateliers de forge et de mécanique ;
▪ des ateliers de mareyage où poissons et coquillages sont quotidiennement préparés et conditionnés pour être expédiés sur l’ensemble du territoire français et vers les pays voisins.

 

 

 

En 1475, sous l'impulsion de Louis de Harcourt, évêque de Bayeux, des premiers aménagements nécessaires sur cette côte rectiligne sont effectués : deux bassins sont ainsi creusés dans la coupure qui interrompt les falaises.

 

L'écluse.

 

Vers 1620, une tempête comble les bassins, entraînant le déclin des activités portuaires. A la fin du XVII° siècles, des cabestans permettent le halage des bateaux. Recreusés de 1875 à 1885, protégés par un demi-cercle de jetées extérieures (1886) et enfin munis d'une écluse en 1960, ces bassins abritent 50 bateaux qui embarquent 300 marins.

 

Aujourd'hui, si les échanges de marchandises par voie maritime

ne sont plus à l'ordre du jour la pêche continue de rythmer la vie socio-économique

et de hisser la cité au rang des grands ports de pêche français.

 

L'ensemble, trop fragile et mal protégé, ne résiste pas aux tempêtes et à l'ensablement : les bassins sont alors comblés. Bayeux perd ainsi son ouverture sur la mer, et le commerce décline : tanneries, fabriques de draps et d'étamines n'ont plus de débouché. Seuls quelques bateaux assurent le commerce du beurre et du cidre jusqu'à Rouen. Au crépuscule du XIX° siècle, l'heure est au charbon ; les sacs de houille vont et viennent des côtes françaises aux côtes anglaises. A la veille de la seconde guerre mondiale, se croisent encore dans le port les navires chargés de poissons et ceux chargés de charbon...

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.portenbessin-huppain.fr/
Patrimoine des communes du Calvados, Tome 2

Editions Flohic, 2001

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 11 mars 2017

 

 

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