BOURGES  (Cher)
Arrondissement de Bourges - Canton de Bourges.
Région Centre Val de Loire
 Population : 66.071 Berruyers en 2015.

 

D'une superficie de 6.874 hectares, et d'une altitude de 120 à 169 mètres,

la ville est la capitale historique du Berry, et arrosée par les rivières l'yèvre et l'Auron.

 

 

L'ancien palais archiépiscopal
 

 

L'ancien palais est devenu depuis 1906

loi de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, un bâtiment municipal.

A Bourges, depuis le XII° siècle au moins, la demeure des archevêques était installée

au flanc sud de la cathédrale et s'appuyait sur le rempart antique.


Mgr Louis Phélypeaux de La Vrillière arrive dans son diocèse en 1679, la demeure épiscopale est un assemblage de bâtiments disparates, maintes fois agrandis, restaurés et ruinés, ayant vue sur des fossés malsains ou des terrains vagues. Ce prélat mondain, issu d'une grande famille de secrétaires du roi, décide la construction d'un nouveau bâtiment.

 

Vue sur l'ancien palais et les jardins, depuis la tour nord de la cathédrale.

 

En 1679, l'archevêque Phélipeaux de la Vrillière commandait à l'architecte parisien Pierre Bullet un projet de palais archiépiscopal. Contemporain de la révocation de l'Edit de Nantes, se projet se voulait grandiose, symbole d'une église catholique triomphante et d'un pouvoir royal absolu.

 

Gravure du projet de Pierre Bullet, un architecte parisien sous Louis XIV, pour l'archiépiscopal (A.D. du Cher).

Selon la norme de l'Académie Royale d'Architecture, l'entrée devait se faire ici,

par une avancée en demi-lune entre deux colonnades, comme le montre la gravure.

 

Une très belle ordonnance classique de la façade et l'utilisation des ordres antiques.

 

Du projet de Pierre Bullet, seule l'aile droite fut réalisée en 1681. Elle donne une idée de l'ampleur du projet : le corps central aurait été détruit à l'équerre, à l'emplacement des grilles du jardin, et une aile en retour plaquée contre le flanc sud de la cathédrale. A la mort de l'archevêque, ses héritiers firent arrêter les travaux et l'ensemble resta inachevé.

 

Le rez-de-chaussée est éclairé par de hautes fenêtres de plein cintre à clefs sculptées.

Le 1er étage est décoré de pilastres ioniques. Le sommet du bâtiment est garni d'un entablement à corniche

très saillantes sur modillons. A la façade occidentale, un balcon est soutenu par quatre colonnes,

qui faisaient partie du projet de mur de clôture de la cour d'honneur.

 

A l'intérieur, l'escalier monumental en pierre à triple volée est suspendu sur voûtes. La cage a conservé son décor d'origine (niches, statues). Un bas-relief en grès de l'artiste berrichon Popineau, retraçant la prise d'Avaricum par les Romains, et une maquette de la ville.

 

Les jardins de l'archevêché, du XVIII° siècle, aménagés à l'emplacement du rempart de Philippe Auguste.

Ils ont été créés par l'archevêque de Bourges, Michel Phélypeaux de la Vrillière,

pour accompagner la façade monumentale de son palais.

Les travaux de terrassement sont terminés en 1730.

Aux angles du jardin, les vases de Léon Cugnot (Prix de Rome), figurant les allégories des saisons.

 

 

Le jardin comprend deux parterres carrés séparés par une allée.

 

La partie sud est aménagée en parc, avec un bassin central

et un kiosque à musique du début du XX° siècle.

 

Après la construction en 1992 de l'actuelle mairie, cet édifice abrite toujours des services municipaux , les salons de l'hôtel de ville et la salle des mariages récemment restaurés, la salle du Conseil Municipal, et le Musée des Meilleurs ouvriers de France.

 

Les objets exposés au Musée des Meilleurs Ouvriers de France reflètent le maintien d'une tradition de qualité au travers de près de 200 métiers manuels et artisanaux. Ouvert en 1995, il présente des expositions permanentes ou temporaires qui illustrent la capacité créative des Meilleurs Ouvriers de France et les mutations technologiques qu'ils initient et auxquelles ils participent.

 

Les maisons canoniales et le quartier de la cathédrale.

 

Place devant l'office de tourisme et l'ancien Palais archiépiscopal.

 

 

Face à la façade occidentale de la cathédrale

et ses cinq portails, ces maisons très bien restaurées, et le vieux puits.

 

Toutes ces maisons, pour un grand nombre du XVII° siècle,

sont aujourd'hui transformées en résidences privées.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.ville-bourges.fr/

Panneaux explicatifs présentés sur le site

"Bourges, de A à Z", Roland Narboux, Editions Sutton, 2010

Visite et photos, Chantal Guyon, le 21 mai 2018

 

 

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