DINAN  (Côtes d'Armor)
Arrondissement de Dinan - Canton de Dinan.
Région Bretagne
 Population : 11.003 Dinannais en 2015.

 

D'une superficie de 398 hectares, et d'une altitude de 7 à 92 mètres.

la ville est traversée par le fleuve côtier la Rance.

 

 

Basilique Saint Sauveur

 

 

Fondée au XII° siècle, l'église était un prieuré de Saint Jacut.

Elle fut bâtie grâce aux dons de Rivallon de Dinan à son retour de croisade en 1112.

Cette église devient Basilique Saint-Sauveur en 1954.

 

Vue d'ensemble avant 1970.

 

Il subsiste de l'église du XII° siècle le bas de la façade ouest et le mur sud de la nef.

La façade ouest présente trois arcatures égales décorant toute la longueur du mur.

L'arcade du milieu sert de portail. Les archivoltes latérales ne sont pas décorées

alors que celle du portail est sculptée de feuillages, claveau par claveau.

 

Le tympan du portail ancien n'était pas décoré, mais il a été remplacé au XIX° siècle

par un tympan néo-roman représentant un Christ en gloire.

 

Les archivoltes reposent sur des colonnettes dont certaines sont torsadées. Parmi le décor des chapiteaux, on reconnaît des thèmes familiers à l'art roman : monstres dévorant des damnés, femme aux serpents, avare pendu avec sa bourse au cou, pélicans et sphinges.

 

L'édifice roman, très proche des édifices angevins,

devenu trop petit, fut agrandi de 1480 à 1509 pour la nef.

 

Le choeur fut commencé en 1207, les chapelles rayonnantes

et les voûtes du déambulatoire furent édifiés de 1514 à 1545.

Un incident interrompit la construction : l'écroulement du clocher en 1547. Les dégâts ne purent être réparés

immédiatement à cause des guerres de religion. L'église fut saccagée et presque tous les vitraux détruits.

 

 La reconstruction de la tour débuta en 1605 et se prolongera jusqu'à 1654.

La charpente de la flèche était terminée en 1667.

Les travaux de la construction s'achevèrent au XVII° siècle, par l'élévation du clocher à triple étages.

Frappée par la foudre, elle dut être réparée à deux reprises, en 1750 et 1778.

 

L'église comprend une nef à un seul bas-côté nord.

Placé sous la tribune de l'orgue de Cavaillé-Coll (bâtie en 1838), le mur roman du XII° siècle.

 

 

La nef et les grandes arcades.

 

La nef de cinq travées, est séparée du bas-côté par des arcs brisés, à nervures pénétrant dans des piles rondes.

Le haut de la façade occidentale, le mur nord du bas côté de la nef,

transept, chœur et chevet sont de style gothique. Bénitier du XII° siècle, et fonts baptismaux,

avec sa cuve du XII° siècle en granit, dont la vasque est portée par quatre personnages en tunique.

Chaire en fer forgé exécutée en 1750 par Marin Do, maître serrurier.

 

 

Autels, retables, tableaux : de sainte Barbe : Martyre de sainte Barbe, du XVIII° siècle,
et de saint Eloi : Saint Eloi en évêque (de Loyer, peintre et professeur à Rennes, 1817).

 

La basilique renferme 12 autels et retables, et 14 chapelles latérales.

 

Le choeur, terminé par des pans coupés est entouré de chapelles rayonnantes.

 

Le chœur est composé de trois travées terminées par une chapelle à chacune des extrémités et de cinq chapelles rayonnantes, soient onze chapelles dont l'une est transformée en sacristie. Le chœur et le déambulatoire sont voûtés sur arcs d'ogives. Le sanctuaire, beaucoup plus élevé que la nef, est séparé du déambulatoire par de grandes arcades, elles sont surmontées d'une galerie de style Renaissance, puis de fenêtres hautes.

 

Maître-autel à retable et baldaquin dessiné en 1718 par l'ingénieur Garangeau, et fut exécuté en 1736.

Le baldaquin, exécuté une dizaine d'années plus tard, surmonte l'autel.

 

Lutrins du XVIII° siècle : au pélican et à l'aigle.

 

Les bras du transept, milieu XVI° siècle, édifiés plus tardivement que le bas-côté nord,

sont lambrissés et éclairés par de grandes fenêtres. La croisée du transept est voûtée.

 

Bas-relief "Notre-Dame des vertus", du XV° siècle,

œuvre vénérée et valant son titre de basilique mineure à Saint-Sauveur.

Ce bas-relief n'est pas celui que saint Bonaventure envoya à Henri d'Avaugour. Il représente la Vierge

drapée dans un grand manteau, couronnée par des anges. Le relief est polychromé et doré.

 

Les chapelles latérales et rayonnantes sont couvertes de voûtes simples, excepté trois d'entre elles

qui sont couvertes d'une voûte à nervures multiples (liernes et tiercerons) et clés pendantes.

Les clés de voûtes sont sculptées sous forme de portraits de personnages,

l'une d'elle pourrait représenter le voile de Véronique.

 

La chapelle axiale est plus profonde, suivant la tradition normande.

 

Chapelle de Guéniot "Poilu au calvaire", avec clefs de voûtes sculptées.

 

Retable triptyque placé au bras sud du transept.

Le déambulatoire est voûté sur arcs ogives à profil très accentué.

Les chapelles absidales ont des piscines remarquables du XVI° siècle.

 

 

La chapelle Sainte Thérèse, début du XVI° siècle, nervures, clefs de voûte et culs de lampe sculptés.

 

 

 

Chapelles du XVI° siècle : Saint Augustin, du Saint Esprit, de Saint François, du Mont Carmel.

 

Dans le transept sud, cénotaphe et urne funéraire de Bertrand Du Guesclin, contenant son coeur.

 

En 1810, l’urne de plomb contenant le cœur du connétable Du Guesclin fut transférée de la chapelle des Jacobins de Dinan dans l’aile nord du transept, dans une construction appelée : Le cénotaphe de Du Guesclin. Il est composé d’une pierre tombale, protégeant le cœur, et d’une urne de bronze gravée aux armoiries de Du Guesclin. Sur la dalle est gravé le texte suivant : «Ci-gît le cœur de messire Bertrand Du Guesclin, en son vivant connétable de France, qui trépassa le treizième jour de Juillet de l’an 1380, dont le corps repose avec ceux des Rois à Saint Denis en France».

 

 

 

Chapelles : Sainte Barbe, Saint Eloi, Saint Sauveur, Saint Clément, Saint Mathurin.

 

Les vitraux modernes, sont dus au Maître-verrier Louis Barillet, et furent placés à partir de 1942.

 

A la Révolution, l’église fut d’abord un Temple de l’Être Suprême, puis finit par servir de grange à foin. Grâce à la prudence des dinannais, tout le mobilier et les œuvres d’art furent cachés. L’église fut rendue au culte en 1800. Le sauvetage de l'édifice se poursuivit jusqu'au Second Empire. Au XIX° siècle, elle fut érigée en basilique.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.infobretagne.com/

Panneaux explicatifs présentés dans l'église

Dépliant 4 pages "L'église St Sauveur", à disposition à l'entrée de l'édifice

Dictionnaire des églises de France, Bretagne, Volume IVa

Editions Robert Laffont, 1968

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 21 octobre 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville