LANNION  (Côtes d'Armor)
Arrondissement de Lannion - Canton de Lannion
Région Bretagne
 Population : 19.827 Lannionnais en 2015.

 

D'une superficie de 4.391 hectares, et d'une altitude de 0 à 107 mètres,

Lannion est traversée par le fleuve le Léguer, et le ruisseau le Stanco.

 

 

Eglise gothique Saint Jean-du-Baly

 

 

L'église s'appelle Saint Jean-du-Baly depuis 1925.

Le Baly était le nom de la promenade aménagée sur les murs de la ville,

Lors d'une promenade on prononçait des balivernes,

l'endroit, puis l'église ont hérité du dérivé baly.

 

Avant 1970, quai de l'Aiguillon, l'église St Jean du Baly et le Lycée.

 

De style sévère, très homogène malgré une construction échelonnée du XVI° au XVIII° siècle.

C’est au XVI° siècle que cet édifice remplaça la chapelle dépendant du château de Lannion

et dédiée à Saint Eloi. Les travaux commencèrent en 1519 et s’achevèrent en 1548.

 

Le clocher-porche à l'ouest, de 1519, n'a jamais été achevé.

 

Dans l’enclos paroissial, ce calvaire a été réalisé par Yves Hernot pour l’exposition universelle de 1867.

Cadran solaire portant la date de 1668.

 

Le clocher-porche est constitué d'une tour carrée à trois étages couronnée d'une balustrade flamboyante,

avec une tourelle d'escalier arrondie.

Le portail sud à fronton rectangulaire est du style de la Renaissance bretonne.

 

En 1643, il fut décidé d’élever une flèche de bois, recouverte d’ardoises et coiffée de plomb, au sommet de l’imposante tour. Toutefois, l’une des poutres de la charpente se rompit et la flèche pencha dangereusement. En 1760, le duc d’Aiguillon, commandant de la province, ordonna sa démolition. La flèche de granit prévue pour la remplacer ne fut jamais construite, faute de moyens. Durant la seconde guerre mondiale, les allemands hissèrent au sommet de la tour une croix gammée. A la libération, les Lannionais s’empressèrent de remplacer ce symbole de l’occupant par le drapeau français.

 

Les orgues ont été restaurées en 1972-1973.

 

Gravées sur le pilier, ces marques font office de signatures d'ouvriers.

 

Carré, losange, croix latine ou amphore évoquent le nom du tailleur de pierre ou de sa paroisse d'origine. Cette signature a également une fonction bien déterminée, puisqu'elle sert à compter le nombre de pierres taillées par les ouvriers payés à la tâche.

 

Fonts baptismaux et bénitier en granit.

 

Dans la nef, ce pilier creux permettait d'accéder à un jubé par son escalier à vis.

 

La nef présente dix travées d'arcades cintrées sur piles rondes.

Elle est flanquée de double bas-côtés constitués par l'adjonction progressive de chapelles

communiquant par des arcs en anse de panier.

Chaire à prêcher du XVII° siècle. Les figures du rebord de la cuve représentent les Évangélistes :

un homme pour Matthieu, un lion pour Marc, un bœuf pour Luc et un aigle pour Jean.

 

 Chapelle de la mort et son retable du XVIII° siècle. Très jolie pietà.

 

Statues : Saint Yves, Vierge à l'enfant, Saint évêque et Saint Roch.

Ces quatre statues proviennent de la chapelle des Ursulines.

 

Retable du Rosaire, côté sud et maître autel du XVIII° siècle.

L'église comporte une belle série de six vitraux de style "Arts Déco", mis en place entre 1925 et 1930.

 

Les vitraux sont dus à Henri-Marcel Magne, également peintre de vitraux pour le Sacré-Coeur de Montmartre, et ils ont été réalisés par les ateliers L'Eglise, à Paris. Leur restauration a été achevée en 1999 par les Ateliers du verrier Hubert de Sainte-Marie, de Quintin.

 

Le choeur et une chapelle nord ont été construite au XIX° siècle,

de même qu'une voûte de plâtre cachant le lambris originel.

Autel en marbre blanc du XVIII° siècle.

 

Chapelle du Sacré Coeur, côté nord et retable du XVIII° siècle.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.infobretagne.com/

Dictionnaire des églises de France, Bretagne, Volume IVa

Editions Robert Laffont, 1968

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 27 octobre 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville