SANCEY-LE-LONG  (Doubs)
Arrondissement de Montbéliard - Canton de Bavans
Région Bourgogne-Franche-Comté
 Population : 345 Sancéens en 2014.

 

D'une superficie de 702 ha, et d'une altitude de 480 à 675 mètres,

cette ancienne commune fait partie depuis le 1° janvier 2016,

de la commune nouvelle de Sancey, située au creux du Val de Sancey.

 

 

Basilique Sainte Jeanne-Antide Thouret

 

 

Cette église est dénommée "basilique", mais elle n'en a pas le titre

ni les insignes extérieures : c'est en réalité, une église votive,

conçue par un moine bénédictin de l'abbaye de Solesmes (Sarthe),

par Dom Jean-Baptiste Blot.

 

De style roman celtique, la basilique a été édifiée pour honorer la mémoire de

Sainte Jeanne-Antide Thouret.

(De style celtique à cause du moine irlandais Saint Colomban,

venu fonder en Franche-Comté l'abbaye de Luxeuil).

 

Elle est située à proximité de l'ancienne maison de sa famille.

La 1° pierre est bénite le 15 mars 1928, par Mgr Binet, archevêque de Besançon.

et à proximité s'élevaient les bâtiments des soeurs de la Charité.

 

Façade occidentale, édifiée en calcaire, selon les plans de Félix Abram.

 

Le 26 mai 1932, la basilique est bénie solennellement et dédiée à la Sainte Trinité. Le même jour, bénédiction de la cloche nommée "Jeanne-Antide" pesant 2100 kg. Elle sera consacrée et dédiée à Sainte Jeanne-Antide le 3 septembre 1934.

 

Les trois portes de la façade occidentale, avec tympans sculptés.

 

 

 

Chevet de la basilique.

 

Porte faisant face au bâtiment des Soeurs de la Charité.

 

Portail occidental et la nef.

 

L'église présente une voûte sobre aux lignes larges et puissantes,

soutenue par des colonnes de granit vert aux chapiteaux feuillés.

 

Chapelles : Saint Joseph et de la Vierge.

 

Les mosaïques du sol dessinent plusieurs croix évoquant différentes croyances. Les ferronneries, le mobilier et autres objets comportent des appliques or et vert-de-grisées. De chaque côté du choeur, statues de Saint Joseph et de la Vierge, représentant la "Vierge au  coeur misécordieux", exécutée par le Père Marie Bernard, trappiste.

 

Les vitraux colorés sont ornés de blasons

en rapport avec l'histoire de Jeanne-Antide Thouret.

(Blasons des Papes, Cardinaux, Archevêques ayant joué un rôle important

dans la vie de la Sainte et de sa congrégation).

Plaque commémorative à la mémoire de Mère Marie Anna Groffe,

Supérieure générale des Soeurs de la Charité de Besançon.

 

L'abside est peinte de dix anges représentant les principales vertus.

Les deux portes de la sacristie et le choeur.

La table de communion en fer forgé et cuivre

est enchâssée dans une marche de granit vert.

 

Au-dessus des deux portes, des inscriptions en latin :

▪ A gauche, "Par lui, que nous soyons en  offrande une hostie de louange pour Dieu". Sur ce même panneaux, deux prêtres à genoux,

▪ A droite, "Je suis le froment du Christ, que je devienne un pain pur", de Saint Ignace d'Antioche.

Maitre autel en marbre blanc de Carrare.

Les piliers qui soutiennent la pièce d'autel sont en onyx.

Au centre, de chaque côté, l'alpha et l'oméga.

 

Les trois vertus théologales.

 

Les dix anges représentent les vertus théologales, cardinales et religieuses.

Ils ont été peints par soeur Alexandre Frot.

Les citations sont tirées des écrits de Sainte Jeanne-Antide Thouret.

 

Le mot vertu vient du latin virtus (courage, force d'âme, vaillance, qualité) lui-même dérivé de vir (homme, force, vigueur). Il désigne ce qui pousse à accomplir ce qui est bien. Dès l'Antiquité, l'homme s'est de ce fait, préoccupé des qualités nécessaires pour mener une vie bonne. Chez les Grecs, la vertu est ce qui apparaît excellent aux yeux de tous. L'église a repris et placé sous les lumières de la foi les antiques vertus.

 

La charité, l'espérance et la foi.

Ces vertus sont nommées "théologales"

parce qu'elles qualifient la relation de l'homme à Dieu.

 

Les quatre vertus cardinales.

 

La prudence, la justice, la tempérance et la force.

 

Le mot "cardinal" vient du latin cardo (le gond). Sur ces quatre pivots s'articulent les ressorts d'une vie bien menée, pour soi et pour les autres : la rectitude enseigne tempérance et prudence, justice et courage.

 

Les trois vertus religieuses.

 

Selon le philosophe André Comte-Sponville, publication en 1945,

d'un petit traité des grandes vertus, la vertu de l'homme est "ce qui le fait humain".

 

La pauvreté, la charité et l'obéissance.

 

Depuis environ 20 ans, la théorie morale, se réappropriant le système moral d'Aristote et de Saint Thomas d'Aquin, a remis à l'honneur l'éthique des vertus, qui invite à intégrer les dimensions subjectives et relationnelles de la formation chrétienne. Il est demandé "non seulement de discerner entre le bien et le mal, mais encore de mettre en oeuvre une véritable stratégie du bien", selon P. Vincent Leclercq, théologien moraliste (La morale des Vertus dans la formation des futurs prêtres, 2006).

 

Les bâtiments des soeurs de la Charité.

 

 

La communauté des Sœurs de Sainte Jeanne Thouret compte actuellement environ 4000 sœurs réparties sur tous les continents, œuvrant dans une grande variété de services envers les pauvres. La vie de communauté, l’Eucharistie et le Mystère Pascal sont aujourd’hui encore, comme ils le furent pour Jeanne, les éléments clés de leur vie.

La Congrégation est présente sur 4 continents, dans 29 pays ; et compte 10 Provinces, 4 Régions, 1 délégation. Les novices sont au nombre de 18 pour l’année 2013. Les sœurs sont présentes dans les secteurs d’éducation, de santé, de pastorale, dans le social ; le charisme est exprimé de manière polyvalente. Les principaux pèlerinages ont lieu le 23 mai, date anniversaire de la béatification de Jeanne-Antide, et le dernier dimanche du mois d’août.

 

Sainte Jeanne-Antide Thouret.

 

Née en 1765 à Sancey le Long , Jeanne Antide Thouret grandit dans ce village jusqu’à l’âge de 22 ans. En 1787, elle entra à la congrégation des Filles de la Charité, fondée par saint Vincent de Paul, un siècle plus tôt. Elle en fut chassée à la révolution, suite à l’interdiction des ordres religieux.

Après s’être réfugiée en Suisse durant la période de la Terreur, elle en revint une fois la tourmente passée et reçut une mission de l’église en 1798, ouvrit à Besançon une école gratuite et organisa le «bouillon» des pauvres.

 

D’autres jeunes filles la rejoignirent et en 1807 sa communauté prit l’appellation officielle des «Sœurs de la Charité de Besançon».

 

Elle fut appelée à Thonon en Savoie puis à Naples en Italie pour prendre en charge l’hôpital des Incurables où elle fonda une communauté, les « Filles de la Charité sous la protection de Saint Vincent de Paul », approuvée par le Pape Pie VII.  Son œuvre grandit très vite en France et en Italie où elle décéda en 1826.

 

Maison natale de Jeanne-Antide Thouret.

 

Jeanne-Antide Thouret est née au sein d'une famille très chrétienne

composée de huit enfants. Ses parents exerçaient le métier d'agriculteurs.

 

Maison natale de Jeanne-Antide Thouret, avant 1970,

qui fut achetée en 1790 par son père, Jean-François Thouret.

Statue de Jeanne-Antide, en 2017, oeuvre de P. Brun,

dressée devant sa maison natale en 1928.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://pelerinagesdefrance.fr/
https://magnificat.ca/cal/fr/
Brochure de 32 pages "Sur les pas de J.A. Thouret,

de Sancey à Besançon", 1998, Editions du Signe

C.P.A. collection privée, en prêt

Visite et photos, René Bulle et Chantal Guyon, 22 juin 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville