BESANÇON  (Doubs)
Arrondissement de Besançon - Canton de Besançon.
Région Bourgogne-Franche-Comté.
 Population : 116.990 Bisontins en 2014.

 

 

Chapelle Notre-Dame des Buis

 

 

Selon des historiens, à l'époque romaine, un temple dédié à Mercure

existait à l'emplacement de l'actuelle chapelle.

 

Vues sur la chapelle en 1906 et avant 1970.

La chapelle est bâtie en pierre, et s'apparente au style roman.

 

La présence religieuse sur le site daterait du V° siècle, notamment lorsqu'un ermite du nom de Saint-Léonard prit place dans une grotte située à proximité de la chapelle. Un ermitage datant du XIII° siècle est attesté, avant que la chapelle actuelle ne le remplace à une date inconnue, mais certainement entre le XVII° siècle et le XIX° siècle. Elle fut détériorée en 1815, et restaurée puis agrandie en 1865.

 

Deux petites tours sont situées sur chacun des deux flancs du monument,

aboutissant sur un toit en tuile d'ardoise très régulier.

La sphère située sous la croix est un des points géodésiques de l'endroit.

Du fait de la vétusté de la charpente, la cloche n'est plus en fonction.

 

Sur l'un des flancs de l'édifice, une statue de la Vierge Marie en terre creuse trône, au centre même de cette façade. Une autre statue de la Vierge, très ressemblante à la précédente à la différence que celle-ci tend les bras et est ornée d'une auréole, coiffe le portail de la chapelle. Le clocheton situé au centre du bâtiment est comme le toit, tapissé d'ardoise et comprend à son sommet une croix culminant à environ 10 mètres.

 

Statue de Notre-Dame de la Vierge qui orne un des murs extérieurs de la chapelle.

 

Deux plaques situées sur un des flancs de la chapelle prouvent que l'édifice a bien été reconstruit à cette époque : "Après autorisation de Monseigneur le Cardinal Mathieu archevêque de Besançon, cette chapelle a été reconstruite en 1859 par les soins de M. Ballot curé de Morre aidé des offrandes des pieux Fidèles dont les noms sont religieusement conservés dans cette chapelle ainsi que ceux des Bienfaiteurs qui contribuent à son entretien. Que la Sainte Vierge les ait les uns les autres en sa spéciale protection". Sur l'autre plaque, en fer, il est dit "L'emplacement de cette chapelle a été donné à Monsieur Ballot curé de Morre par les époux DL.Joseph Jeannin et Gabrielle Martin, 1859 - 21 février".

 

La nef est composée d'une travée agrandie par deux collatéraux.

Deux petites marches en pierre surélèvent d'environ 25 centimètres l'autel principal.

Les colonnettes, de forme très simple, aboutissent par des chapiteaux

évoquant la flore franc-comtoise, et notamment le buis.

 

Les anciens murs extérieurs n'ont pas été retravaillés et sont devenus les colonnes massives séparant l'espace intérieur. Les voûtes sont de formes simples néo-gothiques et atteignent environ quatre mètres de haut.

 

Statues de Notre-Dame des Buis et d'une Pietà du XIV° siècle.

Cinq vitraux sont situés de chaque côté de la nef et laissent la lumière.

Les motifs sont inspirés des saisons et de la flore comtoise.

Chaque vitrail comporte un mystère marial et une plante.

 

▪ Notre Dame des Buis, une Vierge à l'Enfant et une Bible datant du XVII° siècle. Elle est la copie de la statue originale venant probablement de l'ancien oratoire des Buis.

▪ Dans le collatéral sud se trouve une pietà datant du XIV° siècle, copie de l'originale réalisée par les ateliers de Besançon.

▪ Un petit orgue de facture Suisse sans grande valeur artistique occupe le collatéral nord.

 

L'autel, signé Kliemann, est un monolithe évoquant sur sa face avant le buisson ardent.

Un bénitier en pierre, un tabernacle ainsi que deux plaques

évoquant la reconstruction de la chapelle à partir de 1682

ainsi que d'autres événements liés à la chapelle composent le patrimoine ornemental.

 

En 1948, l'évêque de Besançon fait appel aux Franciscains, dont le siège provincial est alors à Strasbourg. Il veut leur confier la charge de l'accueil des pèlerins au Monument de la Libération qu'il fait réaliser ainsi que l'aumônerie étudiante. Ceux-ci s'installent dans le bâtiment attenant à la chapelle en attendant la réalisation prévue d'un petit couvent sur le site du monument. Cette construction n'ayant jamais vu le jour, les frères sont restés dans la maison du hameau. Les archives de la communauté franciscaine attestent de la rapide fréquentation du site par les jeunes étudiants montant à pied du centre ville avant leurs cours.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Panneaux explicatifs situés à l'entrée de l'édifice

C.P.A. collection privée, en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, 20 juin 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville