QUIMPERLÉ (Finistère)
Arrondissement de Quimper - Canton de Quimperlé.
Région Bretagne
 Population : 1205 Quimperlois en 2014.

 

Depuis la ville basse, vue sur l'église Notre-Dame, avant 1970.

L’église Notre-Dame de l’Assomption devenue chapelle Saint-Michel au XVII° siècle,

domine la ville haute, le "Mont Saint-Michel de la Terre".

 

 

 

Eglise gothique Notre-Dame de l'Assomption

typique de l'art breton des XIV° et XV° siècles

 

 

L'église a probablement été ruinée en 1373, par Bertrand Du Guesclin,

après la guerre de Succession de Bretagne.

La première église menaçant de s'effondrer, le culte paroissial de la haute ville fut transféré

à Notre-Dame, qui était alors une chapelle municipale de la communauté des bourgeois.

 

Au XV° siècle, la chapelle est entièrement reconstruite sous l'abbatiat, à Sainte Croix,

de Henry de Lespervez, avec le concours du Duc de Bretagne Jean V

et des seigneurs locaux.

 

Façade nord et la tour de style gothique flamboyant du XV° siècle.

Clocher-tour à 4 pans et clochetons.

 

Le clocher de pierre, construit sous l'abbé Lespervez, fut remplacé par une immense flèche à 8 pans, recouverte de feuilles de plomb, par l'abbé Henri de Gondi. Cette flèche fut démolie en 1793 pour en récupérer le plomb et l'on reconstruisit un mini clocher en pierre analogue au précédent.

 

Depuis le XVI° siècle, la tour abritait, en guise de beffroi, l'horloge de la ville qui était pourvue d'un mécanisme mettant en mouvement une statue de Saint Michel, détruite en 1590, et rétablie en 1620.

 

Portail de la façade nord, du XV° siècle.

Il est formé d'un arc géminé composé de cordons de vignes; sous une archivolte ajourée.

Le linteau devait supporter autrefois un calvaire avec Saint Jean et la Vierge.

 

De part et d'autre du porche, 2 niches, dont celle de gauche occupée par la statue du Duc Jean V en armure, surmontées par les armes de l'abbé de Lespervez martelées en 1793. Les armes ducales situées au-dessus furent martelées sous la Révolution.

 

A l'intérieur du porche, 12 grandes niches étaient occupées par les statues des apôtres.

La plupart furent détruites sous la Révolution. Il ne reste que St Paul, St Jean et St Pierre.

 

A l'est, se dresse, au chevet, une petite sacristie à étage plus récente qu'encadrent

deux solides arcs-boutants sous lesquels se faufilent deux ruelles.

 

L'église Notre-Dame et la place Saint Michel.

 

La nef constitue un rectangle tronqué à l'occident tandis que sont venus s'apposer l'un au Sud, l'autre au Nord, deux vastes porches presque carrés et surmontés chacun d'une pièce qui communiquait avec l'église par une fenêtre. L'extérieur de la nef est sobre et modeste, éclairé par 3 lancettes dont les meneaux caractéristiques du style rayonnant du XIV° siècle.

 

A l'angle du chevet de l'église, une niche contient une statue représentant

Notre-Dame de Kergonnec allaitant, en granit avec des traces de polychromie.

A l'ouest se trouvait une ouverture permettant l'accès à la nef,

mais elle devient caduque suite à la construction du porche nord au XV° siècle

et des constructions civiles viennent rapidement s'appuyer contre le mur pignon.

 

Le porche sud, datant du XV° siècle, est moins ouvragé que le porche nord.

Il est composé d'un arc gothique surmonté de 2 voussures de feuillage.

Au-dessus, les armes de l'abbé de Lespervez, martelées sous la Révolution.

 

Le porche est bordé de deux séries dissymétriques de 6 niches

ne comportant plus les statues des apôtres.

 

La nef est la partie la plus ancienne de l'édifice et remonte au dernier quart du XIII° siècle.

Elle est éclairée de 6 fenêtres de plus en plus haute en avançant vers le choeur.

Les murs sont percés de crédence, témoins d'autels disparus.

 

La charpente a été posée au début du XV° siècle. Se divisant en 8 travées,

elle est abondamment sculptée

et chaque tirant pénètre dans une gueule de montre que l'on nomme engoulant.

 

Le plafond de la nef est composé d'un lambris en bois azur semé de fleurs de lys et d'hermines, ceint sur les côtés de frises en bois finement sculptées représentant des animaux sauvages et domestiques, des têtes de femmes et des têtes grotesques (figures allégoriques de fous, de diables)... A la rencontre entre les tirants et les poinçons figurent de nombreuses armoiries.

 

Cuve baptismale du XV° siècle, l'une des plus ancienne de Bretagne, décorée de pampres.

Au-dessus, un vitrail centenaire représente la vie de Sainte Anne. Dans le dallage,

le tombeau en ronde-bosse et à gisants d'un seigneur et de sa dame.

Groupe de la Vierge de Pitié.

 

Statues : Saint homme (Saint Théa ?) - Vierge à l'enfant et Sainte Catherine.

 

Les voûtes du choeur et des bas côtés ont été édifiées au XVI° siècle.

Le choeur s'ouvre sur la nef par une ogive au dessin très pur.

Quatre piliers soutiennent la croisée et la tour.

 

Le pilier sud est percé d'un passage auquel correspond une porte, il faut y voir le souvenir d'un jubé prévu (ou détruit). La hauteur des voûtes délimite une sorte de faux transept séparé par des parties plus basses par un arc diaphragme. Chaque croisée comportait une clef de voûte armoriée (7 ont été bûchées sous la Révolution). Dans chacun des piliers s'ouvre une niche au dais démesuré.

 

Vue sur le choeur et le maitre autel.

 

Chapelle sud du choeur, avec un lutrin à l'aigle, et statue de Christ en croix.

 

Espace situé derrière le maître autel, entre les deux chapelles du choeur.

 

Chapelle nord du choeur.

 

Statues : Saint évêque, Vierge à l'enfant et Saint Michel.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Dépliant 4 pages "N.D. de l'Assomption", remis par l'O. T. de Quimperlé

"Patrimoine des communes du Finistère", Tome II

Editions Flohic, 1998

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 18 avril 2017

 

 

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