ISSOUDUN (Indre)
Arrondissement d'Issoudun - Canton d'Issoudun
Région Centre Val de Loire.
12.420 Issoldunois en 2013.

 

 

Basilique Notre-Dame du Sacré Coeur

 

 

Construite par le Père Jules Chevalier l'église du Sacré-Cœur est prolongée

par la Chapelle de Notre-Dame du Sacré Coeur.
L'ensemble des deux bâtiments forment la "basilique" de Notre-Dame du Sacré-Cœur.

Le titre de "basilique" est donné à une église par le Pape.

C'est un titre honorifique qui authentifie le culte qui est célébré dans ce lieu.

 

Vues aériennes avant 1970.

 

La basilique et le parc, avant 1980.

 

La basilique Notre Dame du Sacré Cœur fut érigée en 1859 dans un style néogothique

par le père Jules Chevalier dans le but de perpétuer la vénération de la Vierge.

Elle se compose d’une chapelle et d’une église.

 

Synonyme d’espérance, son nom témoigne du lien existant entre Jésus et Marie, celle que Dieu a choisi pour enfanter son Fils. Dans un sens spirituel, le monument réunit deux êtres précieux : le Sacré Cœur représentatif du Christ et Notre Dame à l’image de Marie.

 

Le développement rapide du projet et l'écho qu'il reçoit, obligent le Père, a construire l'église

du Sacré Coeur qui sera prolongée par la chapelle dédiée à Notre-Dame du Sacré Coeur.

En 1907, à la mort du Père Chevalier, l'ensemble des bâtiments,

tels qu'ils se trouvent aujourd'hui, sont construits.

 

A l’origine, la basilique d’Issoudun se devait de rallier les missionnaires de deux congrégations du père Jules Chevalier : les missionnaires du Sacré Cœur et les filles de Notre Dame du Sacré Cœur. Aujourd’hui, elle est considérée comme le centre international de la Fraternité du Sacré Coeur. Elle voue officiellement un culte à la Vierge à travers Notre-Dame du Sacré Cœur.

 

Le chevet de la basilique.

L'ensemble, (église et chapelle) recevra le titre de basilique de Notre-Dame du Sacré Coeur en 1874.

 

Vue sur la nef depuis le choeur.

Les seize vitraux des bas-côtés de la nef datent de 1968 (Atelier Dettviller et Tillier).

 

Les peintures intérieures ont été réalisées en 1968 (grande nef) et 1969 (chapelle).

 

 

Les bas-côtés de la nef - Le chemin de croix qui date de la fin du XIX° siècle

et a été réalisé par des espagnols de passage.

 

Vitraux de la Pentecôte, et statue de Saint Joseph et l'enfant Jésus.

 

Tous les vitraux de la chapelle Notre Dame du Sacré Coeur sont de l'origine du père Chevalier.

Leur technique, qui utilise la dalle de verre sur champ et l'acier inoxydable est unique au monde.

 

Chapelle latérale et le déambulatoire.

 

Vue sur le choeur depuis le portail occidental.

 

Les vitraux du haut de la Basilique datent des année 1950 (atelier Dettviller-Issoudun).

Le grand calvaire dans la basilique montre Marie au pied de la croix, contemplant celui qui a été transpercé.

Philippe Chambault a sculpté ce chef d'oeuvre de bois et de cuivre, installé en 1987.

 

Dans l’église les vitraux du haut représentent des scènes de l’Evangile et ont été refaits en 1948.

Ceux du bas sont semi-figuratifs avec une technique unique au monde.

 

Chapelle Notre-Dame.

 

La chapelle Notre-Dame se trouve derrière le maître autel.

 

Statue en marbre de carrare de Notre-Dame du Sacré Coeur.

Elle a été couronnée au nom du Pape Pie IX le 8 septembre 1869.

Il n'en existe que peu de reproductions, car on a pris l'habitude de représenter Notre-Dame du Sacré Coeur tenant l'enfant Jésus dans ses bras. (Jésus montre toujours et son Coeur et sa Mère).

 

 

 

Pour des raisons de propreté, d'aération, d'entretien, d'esthétique,

ces lampes remplacent les cierges que l'on peut voir dans d'autres sanctuaires.

Elles symbolisent la prière de ceux qui les demandent.

 

 Les vitraux sont d’origine et représentent les mystères du rosaire.

 

Depuis la chapelle Notre-Dame, vue sur le choeur.

 

La crypte.

 

 

On accède à la crypte depuis la basilique, par une grande porte située près de la Chapelle Notre-Dame.

 

La crypte est utilisée par les Missionnaires du Sacré Coeur et les Filles de Notre-Dame

souhaitant se recueillir sur la tombe de leurs fondateur et fondatrice.

 

Le Père Jules Chevalier.

 

Le 25 mai 2012, Mgr Maillard, archevêque de Bourges, a ouvert la cause de béatification et de canonisation du Père Chevalier.

 

Jules Chevalier, prêtre du diocèse de Bourges, est né à Richelieu en 1824 et sa famille va le conduire à Vatan (près d'Issoudun). De là, commence sa formation pour devenir prêtre (St Gaultier et Bourges).

 

Le père Chevalier, décédé à Issoudun le 21 octobre 1907 est à l'origine d'un pèlerinage,

ainsi que des 3 congrégations religieuses devenues mondiales :

Les Missionnaires du Sacré-Cœur ; les Filles de Notre-Dame du Sacré Coeur ;

les Sœurs Missionnaires du Sacré Coeur poursuivent l’œuvre commencée en 1854.

 

Durant sa formation, il est conquis par l'enseignement de la théologie sur l'incarnation et découvre la dévotion au Sacré Coeur. Il prend alors l'engagement de fonder un institut qui propagera cette dévotion. D'abord vicaire à Yvoy-le-Pré, Châtillon-sur-Indre et Aubigny-sur-Nère, il reçoit sa nomination pour Issoudun où il arrive à l'automne 1854. Son rêve de séminariste voit le jour lorsqu'il reçoit d'un donateur anonyme une somme d'argent pour créer un groupe  missionnaire.

 

En accord avec l'archevêque de Bourges, il fonde la Société des Missionnaires du Sacré Coeur de Jésus. En septembre 1855, il transforme une grange en chapelle (à l'emplacement de la basilique actuelle), et installe sa première communauté dans une maison attenante (hall du magasin et partie du cloître).

 

Dès 1881, il répond favorablement à l'appel du Pape Léon XIII d'envoyer des missionnaires à l'autre bout du monde, en Océanie (Mélanésie et Micronésie), dans l'actuelle Papouasie Nouvelle Guinée qui sera le fleuron de l'épopée missionnaire de l'oeuvre commencée à Issoudun.

 

Le cloître.

 

Le cloître est situé à droite de la basilique.

 

Il permet de découvrir l'ensemble des bâtiments qui abritent :

le secrétariat et la revue "les Annales", le Centre International Jules Chevalier.

Pour accueillir les individuels, familles et groupes : hôtellerie, restauration,

nombreuses salles de réunion bien équipées, magasin-librairie.

 

Après 1874, le Père Chevalier construira les différentes ailes de l'actuel quadrilatère délimité par le cloître.

 

Le Centre International Jules Chevalier propose toute l'infrastructure d'accueil

dont les pèlerins ont besoin : hôtellerie, restauration.

 

Le jardin et le parc.

 

Entrée du parc.

 

Photo de droite, l'ensemble des exvotos, ici déposés, proviennent de l'intérieur

de la basilique Notre-Dame du Sacré Coeur.

Ils ont été posés à cet emplacement pour des raisons de sécurité et retrouvent ainsi,

proche de la statue Notre-Dame du Sacré Coeur leur place, en témoignage de remerciements.

 

Statue de Notre-Dame du Sacré Coeur.

 

Le parc de 3 hectares est planté de 300 espèces d'arbres.

Il permet de vivre en plein air les cérémonies de pèlerinages.

 

Le chemin de foi.

 

 

 

Chaque année, des milliers de pèlerins se rassemblent dans ce sanctuaire pour prier,

se ressourcer, apprendre le sens du partage et découvrir le rôle et la place de Marie

dans la vie de l’Eglise. Ce chemin de foi leur permet surtout de se rapprocher de Dieu.

 

150 ans plus tard, près de 2000 missionnaires du Sacré Coeur sont présents dans 56 pays, sur tous les continents, dans plus de 300 diocèses, dont une cinquantaine fondés par eux. Partout dans le monde, la relève est assurée par des religieux et religieuses venus d'Europe. Aujourd'hui, des missionnaires viennent de toutes les parties du monde se ressourcer à Issoudun.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/
http://www.issoudun-msc.com/
http://www.forum-ville.com/indre/
"Visite guidée de Notre-Dame", à disposition à l'entrée de l'édifice

C.P.A. collection privée, en prêt
Visite et photos, Chantal Guyon, 5 juin 2016

 

 

Chantons - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville