VENDOME  (Loir-et-Cher)
Arrondissement de Vendôme - Canton de Vendôme
Région Centre Val de Loire
 17.121 Vendômois en 2012.

 

D'une altitude de 76 à 141 mètres, d'une superficie de 2.389 hectares,

la ville est traversée par la rivière le Loir, affluent de la Sarthe.

 

 

Le château et son enceinte médiévale

 

 

L'origine du château féodal est très ancienne et remonte sans aucun doute à l'époque Gauloise

où un oppidum permettait de protéger les habitants d'une petite cité.

Il s'est développé progressivement à l'époque Gallo-Romaine, puis au Moyen Age.

Il surplombe la ville et le Loir, et ses douves

assez bien préservées ont été creusées, côtés Est et Sud pour faciliter sa protection.

 

Vue aérienne avant 1960 : les courtines du château et la ville.

 

Depuis la ville, vues sur le château, avant 1915.

 

Le château domine l'angle le plus exposé aux assauts des attaquants.

Les tours coté est, remontent à l'époque de Bouchard le Vénérable,

comte de Vendôme, sans doute à la fin du X° siècle.

 

Vues sur le château depuis la place Rochambeau.

 

Plan schématique du château.

 

(1) Entrée - (2) Tour du XIII° siècle - (3) Tour du XIV° siècle - (4) Parking - (5) Pupitre, (6) Privé) - (7) Mur d'anciennes chapelles - (8) Tour des prisons - (9) Tour de l'Eperon - (10) Orangerie - (11) Privé - (12) Rampe piétonne - (13) Ancien châtelet - (14) Tour de Poitiers - (15) Capitainerie.

 

Entrée du château depuis le parking.

 

La tour de Poitiers et l'ancien châtelet, du XII° siècle.

 

La tour de Poitiers date du mur d'enceinte (ou courtine) fortifié en pierre au XII° siècle.

 

 

La Tour doit son nom à Guillaume le Gros, comte de Poitiers,

qui y a été emprisonné en 1034 par Geoffroy Martel alors comte de Vendôme.

Un chemin de ronde établi au sommet du mur d'enceinte assurait la communication entre les tours.

 

Malgré ses dimensions imposantes et sa position stratégique, la tour ne peut pas être considérée comme un véritable donjon mais plus surement comme une tour maîtresse défensive. A l'origine quatre tours (hémicylindriques) sont accolées à la courtine. A gauche, se trouvent les vestiges des tours qui encadraient l'ancienne entrée du château, condamnée au XVII° siècle.

 

La tour de l'Eperon et les prisons.

 

 

 

Au Moyen Age, à l'époque de la Guerre de Cent Ans, le château a été agrandi et remanié.  Le Roi Charles VII en 1458, tient une Chambre de Justice dans la grande salle du château pour juger le duc d'Alençon, coupable de trahison au profit des Anglais. Jeanne d'Albret, reine de Navarre mais aussi duchesse de Vendôme a résidé fréquemment au château. Son fils Henri IV, lors du siège de Vendôme en 1589 a endommagé le château mais lui a permis de récupérer la ville détenue par les Ligueurs.

 

Au XVII° siècle, le duc César de Vendôme fait réaménager le château en résidence.

Ses descendants n'y résident plus et le château se dégrade progressivement.

 

 

Délaissé par les Ducs de Vendôme, le château est acheté à la couronne en 1712. Son abandon par les rois accentue sa décadence. En 1791, après une première vente jugée irrecevable, le château est revendu en six lots distincts, à différents propriétaires qui s'emploient activement à le ruiner.

 

Ancienne collégiale Saint Georges.

 

En 1037, Agnès de Bourgogne, comtesse de Vendôme,

fatiguée de descendre la colline pour se rendre à l'office divin,

décide de fonder une collégiale (église confiée à des chanoines).

 

Les nombreux tombeaux des comtes et ducs de Vendôme (du XI° au XVII° siècles),

notamment ceux de Jeanne d'Albret et d'Antoine de Bourbon-Vendôme (parents du roi Henri IV°) ont,

par la suite, fait de cette collégiale un véritable sanctuaire de la dynastie des Bourbon-Vendôme.

 

En 1562, les Huguenots, fidèles de Jeanne d'Albret, pillent la collégiale.

 

Murs d'anciennes chapelles.

 

Le 28 mai 1793, les sépultures sont profanées par les révolutionnaires du 3° Bataillon de Paris, en route vers la Vendée. Quelques mois plus tard, la collégiale est entièrement démantelée et ses matériaux vendus. Les haies d'ifs qui bordent cet espace matérialisent son plan, retrouvé lors de fouilles dirigées par l'abbé Plat, en 1934-1935.

 

L'orangerie

 

 

Les murs d'enceinte.

 

 

Le parc.

 

Buste de Henri IV (1555-1610).

 

Au XVII° siècle, un parc est réalisé. On y trouve un cèdre du Liban planté en 1807.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/
http://www.patrimoine-histoire.fr/

Panneaux explicatifs présentés sur le site

Dépliant " Laissez-vous conter Vendôme", Pays d'Art et Histoire

C.P.A. collection privée, en prêt
Visite et photos, Chantal Guyon, 6 juin 2015

 

 

Chantons - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville