CLISSON  (Loire Atlantique)
Arrondissement de Nantes - Canton de Clisson.
Région Pays de la Loire
 Population :  6.883 Clissonnais en 2015.

 

D'une superficie de 1.140 hectares, et d'une altitude de 7 à 71 mètres,

la ville est traversée par les rivières la Sèvre Nantaise et la Moine.

Etymologie : le nom vient du mot "Clisse" (treillis de branches).

 

 

Eglise Notre-Dame de Clisson

 

 

L'église Notre-Dame (1887-1888), est œuvre de l'architecte Nantais René Ménard et domine la vallée.

Elle est édifiée sur le site de l’ancienne Collégiale des XIV-XV° siècles et était autrefois l’église de la ville close, fondée par le Connétable Olivier de Clisson, et fut détruite pendant les guerres de Religion.

 

 

Vues de l'église avant 1970 et depuis le pont de la vallée de la Sèvre, en 2018.

 

De style néoclassique, le corps du nouveau sanctuaire est fortement inspiré de l’église St Jean et St Paul

de Rome, primitivement basilique publique Romaine.

 

 Olivier de Clisson, décédé en 1407, fonde dans cette église un Collège composé de six chanoines, six semi-prébendés, six chantres et quatre enfants de choeur, en donnant des terres pour assurer cette fondation. Les chanoines, dirigés par un doyen, devaient accompagner le seigneur de Clisson dans tous ses déplacements et assurer, chaque jour, une messe, à tour de rôle, dans la chapelle du château.

 

L’église présente une façade tripartite, basse et trapue.
Supporté par des colonnes, le tympan du portail principal présente l’effigie de Notre Dame

et les tympans latéraux celles de St Joachim et Ste Anne.

 

Après avoir subi quelques modifications au cours des siècles suivants, l'église fut brûlée et saccagée au cours des Guerres de Vendée. Malgré une restauration sous l’Empire (début XIX° siècle), elle est jugée en fort mauvais état, et fut entièrement rasée en 1886.

 

Les bas-reliefs de la façade évoquent deux paroisses de Clisson :

St Jacques, avec St Jacques de Compostelle et Ste Madeleine, avec la sainte et 2 croix templières.
Au faîtage du fronton, se trouvent les armes de la papauté.

 

Le clocher-campanile, en forme de tour carrée,

et le chevet sont caractéristiques des églises toscanes du XIII° siècle.

 

Le long de la nef, un petit jardin a été créé au XX° siècle.

 

 

La nef présente une charpente apparente et sculptée, en bois de châtaignier.
Les travées sont délimitées par des colonnes corinthiennes.

 

Pendant à la fresque, au dessus-de l’entrée principale, est exposée la reproduction d’un tableau dont l’original se trouve au musée des Beaux-arts de Nantes. La toile originale est l’œuvre d’un artiste Lyonnais du XVII° siècle, Jacques Stella. Le donateur, un Jésuite de la famille Arese de Milan, blotti sous les plis de la toge d’un apôtre, est portraituré à mi-corps, à l’angle inférieur droit de la toile, dans une attitude de méditation et de repentance.

 

Le plan est celui de l’antique basilique romaine, une vaste salle rectangulaire constituée

d’une nef et de deux collatéraux. Les travées sont délimitées par des colonnes corinthiennes.

 

La fresque des fonts baptismaux, est également l’œuvre de Georges Lusseau, peintre clissonnais.

 

 

Les chapelles latérales.

 

Le chœur terminant la nef principale est voûté en pierre, en cul-de four.

 

La fresque qui décore le chœur voûté en pierre représente l’Assomption de la Vierge.
Elle a été réalisée entre 1926 et 1931 par Georges Lusseau, peintre clissonnais.

 

A la fin du XVIII° siècle, l’église Notre Dame, de dimensions restreintes, avait un petit clocher de charpente, s’élevant au milieu de la nef. Sous le grand autel, se trouvait, depuis le Moyen Age, l’enfeu des seigneurs de Clisson. Mais peu avant 1790, on dut le combler car on remplaçait le vieil autel par un autre, en marbre, beaucoup plus lourd, qui aurait enfoncer la voûte de crypte (les châsses furent retirées et déposées dans un autre caveau sous la sacristie de la cure).

 

Les personnages sont très stylisés, longilignes en hommage aux artistes italiens de la Renaissance.

La composition est très symétrique.

Une statue moderne de la Vierge, sculptée en plein cœur de chêne, est érigée après la Seconde Guerre Mondiale,

en reconnaissance de la protection accordée à la ville.

 

Dans la partie inférieure de cette fresque, on reconnaît parmi les paroissiens qui processionnent en priant la Vierge Marie, des Clissonnais et Clissonnaises de cette époque, presque tous identifiés : le clergé, les religieuses, le maire, des notables, des paysans ainsi que les grands-parents de l’artiste.

 

Les vitraux représentent, dans le collatéral gauche, la Nativité de la Vierge, l’Annonciation,

la Visitation, la Nativité, et, dans le collatéral droit, la Présentation au Temple de Jérusalem,

l’ouvrier charpentier en Galilée, la mort de Joseph, le Calvaire.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Panneaux explicatifs présentés à travers la ville

Dépliant 10 volets "Promenez-vous dans Clisson et sa vallée, O.T. Clisson

Dépliant 12 volets "Laissez-vous conter Clisson" depuis le pont de la Vallée

Villes et Pays d'Art et d'Histoire, O.T. Clisson

"C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 28 avril 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville