MONTARGIS (Loiret)
Arrondissement de Montargis - Canton de Montargis
Région Centre Val de Loire
    14.236 Montargois en 2012.

 

Vue aérienne avant 1960.

D'une altitude de 82 à 112 mètres et d'une superficie de 446 hectares,

la ville est située dans la région naturelle du Gâtinais.

 

Jusqu'au Moyen Age, Montargis n'est qu'un petit village qui s'abrite au flanc d'un château fort appartenant aux sires de Courtenay. Le mariage de Pierre, 6° fils du roi de France Louis VI le Gros, avec Elisabeth de Courtenay, qui apporte en dot le Gâtinais, va faire prospérer la cité. Pierre prendra le titre de Pierre 1er de Courtenay. Une charte signée en 1170 et le séjour des rois vont faire de Montargis une des principales villes de la région.

 

 

Eglise Sainte Madeleine, des XII° et XVI° siècles.

 

 

 

Le chevet Renaissance et la sacristie, et le chevet plat du choeur, avec ses grandes fenêtres,

et le passage du plan carré au plan octogonal.

 

Statues du XIX° siècle : St André, Ste Cécile, Ste Femme, Ste Léonore et St Louis.

 

Les arcs-boutants gothiques comportent ici une moitié d'arc roman,

surmonté d'un fronton (évidé par un oculus).

 

Les pavillons au-dessus des chapelles : chacune à son toit particulier.

 

Le clocher, haut de 56 mètres, a été refait par Viollet-le-Duc en 1863.

 

 

La nef.

 

Les chapiteaux ouvrant sur le transept (tout près et en face de la chaire) sont du XIII° siècle.

 

Le grand orgue de 1778.

 

Panneau sculpté du milieu du XVIII° siècle représentant Marie Madeleine

prenant le Christ ressuscité pour un jardinier.

Chaire à prêcher de la fin du XVII° siècle avec son galbe et son abat-son.

 

La grande nef et les deux nefs latérales, jusqu'au transept, sont de la fin du XII° siècle.

(Les chapelles de droite sont du XIX° siècle, celle de gauche du XV° siècle).

Les trois nefs appartiennent à un gothique débutant, très proche encore du roman :

Les fenêtres étroites, à l'intrados épais et aux glacis prolongés.

Les arcs doubleaux ont la forme rectangulaire.

 

L'arc brisé des arcades, des arcs doubleaux et des fenêtres à lancettes,

les croisées d'ogives qui soutiennent les voûtes, annoncent le gothique.

 

Le tailloir des chapiteaux est carré et les piliers sont massifs et cruciformes.

Les chapiteaux gothiques ne sont plus animaliers (comme dans l'art roman)

mais à fleurs et plantes, et faisant crochet.

 

Le transept.

 

Contre le pilier touchant le transept : trois plaques rappellent le souvenir de l'abbé Foucher

et de deux autres vicaires, morts héroïquement pendant la Seconde Guerre mondiale.

Les fenêtres sont aussi du XIV° siècle, mais très remaniées aux XVII° et XIX° siècles.

 

La voûte du transept est du XIV° siècle, ainsi que les autres piliers, encastrés dans les murs,

qui sont typiques avec leurs bases et leurs chapiteaux réduits.

Urne funéraire en marbre blanc contenant le coeur du peintre Girodet.

 

Les chapelles de la nef, côté sud.

 

Statue du curé d'Ars, du XIX° siècle.

 

Pupitre (ancienne stalle) où l'on a enchâssé des panneaux de bois sculpté du XVI° siècle.

 

Chaire à prêcher et vue sur la nef et les bas-côtés.

 

Le transept sud.

 

 

 

La chapelle Saint Fiacre, patron des jardiniers.

 

Au-dessus de l'autel, une représentation de Saint Fiacre, du XVIII° siècle.

 

Entre l'autel et le retable, une peinture murale du XVII° siècle,

représentant le Christ en croix, Saint Jean, saint Roch, que l'on évoque contre la peste.

 

Chapelle Saint François d'Assise.

 

Cette chapelle vouée à l'origine à Saint Louis, saint patron des hommes de lois,

puis consacrée en 1861 aux mariniers sous la protection de Saint Nicolas,

est enfin dédiée depuis 1950 à Saint François d'Assise.

 

L'autel est du XVI° siècle. La châsse sur l'autel est de la fin du XVIII° siècle.

L'urne contient le coeur du peintre Girodet, de l'école de David, né à Montargis en 1767.

 

Le décor retracera l'histoire de ces attributions : Sur la voûte figure les armoiries du prévôt, bailli de Montargis et bienfaiteur de la chapelle. Sur ces murs entre le motif d'un dragon couronné des ancres flanquées de 2 queues de poissons, illustrent la profession des mariniers, tandis que la statue de Saint François d'Assise orne le retable. Sur les piliers, les instruments de la Passion du Christ alternent les monogrammes NS (Notre Seigneur).

 

Chapelle Sainte Anne

 

La piscine est datée 1550.

 

Le retable s'élevant jusqu'à la voûte, l'autel et le "Dieu le Père bénissant"

sont du début du XVIII° siècle.

 

Chapelle des morts de la guerre.

 

Cette chapelle, la plus ancienne du choeur, a connu une transformation majeure en 1860

lorsque sa rénovation a remplacé un décor de 1630, passé de mode.

 

Le cénotaphe des morts des deux guerres - Le calvaire, du début du XIX° siècle.

Les piliers reçoivent une série de motifs issus de l'héraldique, inspirés avec quelques libertés

par les artistes du XIX° siècle. (Instruments symbolisant la Passion du Christ,

cruche évoquant le vase spirituel ou aigle évoquant la majesté et l'Empire).

 

Les chapelles de l'abside

 

Chapelle Sainte Marthe

 

En 1960, cette chapelle est placée sous le vocable de Sainte Marthe, soeur de Lazare,

qui selon la tradition chrétienne aurait converti la Provence en la délivrant de la tarasque.

 

Chapelle de la Vierge.

 

 

Tabernacle et retable du XVII° siècle.

Au-dessus se trouvait une belle statue de la Vierge en bois peint, du XVI° siècle,

et dérobée en 2006. Tabernacle et retable du XVII° siècle.

 

Les contours du choeur.

 

 

Les vitraux ont été réalisés par les ateliers Lobin de Tours.

Ils sont presque tous des années 1860 et leur principal intérêt réside dans le plan adopté.

Le vitrail qui domine le maître autel : la conversion de Marie Madeleine.

Les vitraux des transepts (le retour de l'Enfant prodigue, la Samaritaine et la femme adultère).

 

Les collatéraux du choeur sont aussi élevés que le choeur (23 mètres),

ce qui accentue son aspect grandiose : c'est unique en France.

(Ces caractéristiques évoquent les églises milanaises).

 

Les autres vitraux imitent le parallélisme du Moyen Age.

(Au XIII° siècle, ont aurait placé les scènes du Nouveau Testament au midi, en pleine lumière).

 

Les chapelles du déambulatoire, côté nord.

 

Chapelle du Sacré Coeur.

 

La Cène est représentée dans une sculpture de 1550 environ, venant de l'Hôtel-Dieu de Courtenay,

où elle se trouvait en haut-relief.

(Le petit moine à genoux, à gauche, en est l'auteur supposé).

Au-dessus de l'autel, la tête du Christ par Triqueti).

 

Destinée autrefois à la sacristie, cette chapelle ne comportait ni autel ni retable.

Pour remplacer ce dernier sur le mur est, Alphonse Chaignon réalise une grande fresque terminée en 1862.

L'oeuvre évoque le château de Montargis. Au-dessus deux anges tiennent les armoiries de la ville

accompagnées de sa devise : "Elle soutient (le trône) chancelant".

 

Chapelle Saint Louis.

(Consacrée précédemment à Saint Eloi).

 

La piéta, en marbre de Carrare, de Triqueti, sculpteur montargois protestant (1847).

 

L'ensemble du décor célèbre Louis IX : le ciel est parsemé de fleurs de lys d'or, les surfaces murales sont ornées du monogramme de Saint Louis : la double lettre L entrelacée du S. Quatre illustrations, dessinées à l'or, composent le mur nord : le sceptre et la main de justice (insignes de la royauté), la Nef symbolique (évocation des croisades), l'Hôtel-Dieu et la Sainte Chapelle, deux fondations du roi.

 

Chapelle Sainte Monique.

 

 

Sur sa voûte, datée 1571, par un cartouche, la chapelle conserve les vestiges de la tête d'un boeuf et des griffes d'un aigle, qui suggèrent la représentation d'un tétra morphe, figure emblématique des 4 évangélistes : St Marc, St Luc, St Matthieu et St Jean. Le motif du pélican orne les murs. L'oiseau qui s'ouvre les flancs pour nourrir ses enfants de son sang, symbolise l'Eucharistie dans la religion Chrétienne.

 

Chapelle Saint Vincent de Paul, autrefois dédiée à Saint Jacques.

 

A la voûte figure un médaillon d'un pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle (1572).

Contre le pilier, une plaque commémorative rappelant le passage du pape Pie VII par Montargis en 1804.

 

Le transept nord.

 

Tableau "Le concert des anges", du peintre Ravault (1807).

 

Le crucifix, de Triqueti (1845).

 

 

Le choeur Renaissance

 

La forme du choeur est originale :

au rez-de-chaussée, le chevet est plat, avec des angles arrondis.

Au-dessus des chapelles : on passe du carré à l'octogone. (Un fait unique en France).

 

Le choeur est du XVI° siècle, rebâti après l'incendie de juillet 1525.

Les piliers ne sont plus trapus mais légers, et sans chapiteaux.

 

Les stalles sont du XVIII° siècle.

 

Les fenêtres sont visibles, occupant une grande surface : c'est le gothique flamboyant.

L'autel de marbre date de 1692. La crédence est du XVIII° siècle.

 

Les chapelles, côté nord de la nef.

 

 

Chapelles des fonts baptismaux et Jeanne d'Arc.

 

 

Ces deux dernières chapelles datent du XVI° siècle, et ont été remaniées aux XVII° et XX° siècles.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/
Panneaux explicatifs répartis à travers l'église

"Eglise Ste Madeleine", édité par l'Association des Amis de l'église, O.T. Montargis

"Montargis, ville fleurie", 48 pages, O.T. Montargis

C.P.A. collection privée, en prêt
Visite et photos, Chantal Guyon, 18 février 2016

 

 

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