ORGLANDES  (Manche)
Arrondissement de Cherbourg - Canton de Bricquebec

Région Normandie
 Population : 364 Orglandais en 2015.

 

D'une superficie de 926 hectares, et d'une altitude de 5 à 38 mètres,

le village est traversé par la rivière le Merderet.

 

La mairie - Le monument aux morts.

Le 16 juin 1944, Orglandes est libérée
par les 9° et 90° Divisions d'Infanterie Américaine qui se dirigent vers Cherbourg.

 

Un cimetière militaire où reposent 10.152 soldats y a été créé pour les soldats tués lors de la Seconde Guerre mondiale. Il a été aménagé par le Volksbund Deutsche Kriegsgräberfürsorge e. V. (Service pour l'entretien des sépultures militaires allemandes) pendant les années 1958 à 1961 sur l'ordre du gouvernement de la République Fédérale.

 

 

Eglise romane Notre-Dame

 

 

Croix de cimetière du XIII° siècle.

 

Le clocher carré avec un toit à bâtière, bâti vers le XII° siècle.
Dans sa maçonnerie, quelques sculptures romanes y sont réemployées.

 Le cadran solaire et son style (XVII°-XVIII° siècle)
Pierre calcaire (cadran) et fer (style). Epoque classique.
Sur le bas-relief faisant corps avec le cadran,
se trouvait également deux personnages : la Vierge et le Père éternel qui la couronne.

L'église primitive construite au XIII° siècle a conservé quelques éléments romans :
base du clocher, chapiteaux, portail méridional, tour à trois étages (XII°-XV°s.).

Cette église a été consacrée par Mgr l'Evêque de Coutances et Avranches le 24 avril 1892
et restaurée par la générosité de M. S. Cadic, Maire d'Orglandes et des paroissiens.

 

Fenêtres avec chapiteaux sculptés - Ancienne porte aujourd'hui murée.

 

Bas-relief en calcaire du XII° siècle : le Christ en majesté entouré des symboles des quatre Evangélistes,
de Moïse avec les tables de la loi et de saint Pierre.

 

Fenêtres néo-gothiques et porte occidentale et ses sculptures.

 

Au-dessus de la porte, une Vierge du XVI° siècle.

 

Panneaux sculptés.

 

Fonts baptismaux et leur couvercle, du XVIII° siècle. Pierre calcaire (fonts) et bois peint et doré (couvercle).

 

Confessionnal du XIX° siècle.
Grand Christ en croix provenant d'une perque, du XVIII° siècle.

 

La chaire à prêcher du XVIII° siècle : escalier, cuve et dorsal. Bois de chêne mouluré et sculpté.

 

La chapelle du clocher, la porte et escalier donnant accès aux cloches.

 

Les voûtes de la nef, l'arc triomphal et le chœur.
Le transept est marqué par des faisceaux de colonnes à chapiteaux ciselés
de motifs végétaux entrelacés de personnages.

 

Voûtes et chapiteaux sculptés - Culot de voûte avec un visage grimaçant.

 

La nef de l'église est romane et antérieure au XII° siècle. Le chœur à chevet plat est voûté de croisées d'ogives reposant sur des colonnes à chapiteaux. La première travée est de la fin du XIII° siècle et fut bâtie par les seigneurs d'Orglandes qui habitaient le manoir seigneurial de la Hougue.

 

Saint Joseph - L'Immaculée Conception, en plâtre, du XIX° siècle.
Statue de Vierge à l'enfant. Vers 1500. Pierre calcaire polychrome.
Saint Jacques le Majeur, statue, et le socle qui le supporte. Manquent la main droite, le bâton,
un morceau de pan du manteau. Pierre calcaire érodée couverte de lichens morts. XV° siècle.

 

Grilles de communion d'époque Empire.

 

Le maître-autel, avec tabernacle, retable avec les pots-à-feu, les portes de la sacristie, les deux reliquaires,
la grille de communion (à l'exclusion des statues de saint Michel et sainte Jeanne d'Arc).
Bois peint et doré (autel et retable) et fonte (grille de communion). XVIII° siècle (autel et retable)
et époque Empire (grille de communion). St Michel archange en armure et portant le collier,
terrasse de son épée le Démon représenté sous forme de monstre.

 

Statue d'une Vierge, en plâtre du XIX° siècle.
Jeanne d'Arc qui lui fait pendant sur le maître-autel avec St Michel. Plâtre peint. Fin 19° - début 20° siècle.

 

Stalles et lambris de chœur du XIX° siècle.

 

La paroisse était divisée en deux portions curiales, l'une et l'autre de présentation laïque, mais appartenant à deux seigneurs différents. L'une appartenait à Richard de Saint Germain et la seconde à Richard d'Orglandes. Il y avait également deux chapelles : l'une sous le vocable de St Symphorien et l'autre, sous celui de St Michel. Elles n'avaient ni chapelain, ni revenu.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Conservatoire des Antiquités et objets d'art de la Manche (Maison de l'Ange)
Valognes, revue monumentale et historique de l'arrondissement, de M. Renault,
Collection Monographies des villes, et villages de France, Paris, RES Université, 1992 (réédition de 1860)
Sites et valeurs de nos marais, de Gérard Tapin, Editions Eurocibles, 2007
Photos Chantal Guyon, 17 décembre 2012

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville