HENNEBONT (Morbihan)
Arrondissement de Lorient - Canton de Hennebont.
Région Bretagne
 Population : 15.582 Hennebontais en 2014.

 

Etymologie : Hennebont vient du breton "hent" (vieux) et de "bont" (pont).

 

 

La cité historique

 

 

C'est au VI° siècle, avec le gallois Gunthiern, que s'ouvre l'histoire chrétienne à Hennebont. La grotte qui lui aurait servi d'ermitage existe toujours. Non loin de là, au XII° siècle, une chapelle lui est ensuite dédiée. C'est à cette même époque qu'est construite la nef romane de l'église de Saint Gilles-des-Champs.

 

Avant 1970, depuis le Blavet, vue sur la ville et la basilique.

 

A la fin du XIII° siècle le duc de Bretagne fortifie la ville et sa femme Blanche de Navarre fonde l'abbaye Notre-Dame-de-Joye. Ce sont les moniales cisterciennes qui s'y installent donnant naissance à un pouvoir spirituel et féodal. Dans la ville close, à l'emplacement de l'actuel lycée Notre-Dame-du-Voeu, le duc Jean IV fonde un couvent de Carmes fin XIV° siècle.

 

Les remparts.

 

Seule et unique enceinte du Pays de Lorient et seconde du Morbihan avec Vannes,

ce vaste enclos de près d'un kilomètre de circonférence présente

au fil de ses tours et courtines l'histoire de la ville.

 

Trois photos de droite, les remparts, côté de la ville close.

 

Avant la ville-close, les seigneurs d'Hennebont possèdent un site de défense, rive droite du Blavet, sur une éminence de près de 45 m de haut. Mentionné en 1060, il disparait 3 siècles plus tard.

 

Le Blavet, les remparts,  la ville et le clocher de la basilique Notre-Dame-de-Paradis.

 

Situé sur un point de franchissement, assez loin de la mer pour être protégée, mais assez près pour favoriser commerces et échanges. La ville devient un noeud commercial et militaire. C'est à la fin du XIII° siècle, que le duc de Bretagne, Jean 1er, dit Le Roux, décide de protéger les habitations de la rive gauche derrière une enceinte fortifiée. Plusieurs fois assiégée, aux XIV° et XVI° siècles, l'enceinte porte les stigmates de cette histoire mouvementée.

 

Les pierres de l'enceinte sont marquées de signes : coeur, marteau, tête de vache,

cor de chasse, clef, poisson... Elles ont été laissées par les tailleurs de pierre

comme signature, marque de paiement ou graffiti.

 

Les percements rappellent différents bâtiments

qui ont été détruits en utilisant le rempart au XVII° siècle.

 

La tour Saint Nicolas est typique des tours d'artillerie de la fin du XV° siècle.

L'épaisseur de ses murs permet d'encaisser les boulets.

 

La vaste esplanade de la Poterie (en arrière et à droite de la porte)

n'est qu'une zone marécageuse à la merci des marées

jusqu'à la canalisation du Blavet au début du XIX° siècle.

 

La porte de Broerec'h, protégée par un pont-levis, deux tours

et un chemin de ronde à mâchicoulis. A l'emplacement de la rue,

le long de l'enceinte, il y avait un fossé alimenté par des ruisseaux.

 

Flanquée de ses deux tours massives et coiffée de sa couronne de mâchicoulis,

la porte Broerec'h a été construite au XV° siècle pour garder l'entrée de la ville-close

et montrer la puissance de cette cité ducale.

 

Au XVII° siècle, cette porte a servi de prison. Y seront enfermés

la célèbre Marion du Faouët au siècle suivant

et les bagnards qui ont canalisé le Blavet au XIX° siècle.

 

A l'intérieur, des pierres de granite sont rougies par le violent incendie

qui a embrasé des maisons, suite au bombardement du 7 août 1944.

 

Le chemin de ronde.

 

A la fin du Moyen Age, en pleine guerre de Cent Ans, Hennebont subit plusieurs sièges. En mai 1342, le plus fameux voit Jehanne de Flandre, dite "la Flamme" repousser les assauts des Franco-Bretons. En 1373, c'est Du Guesclin qui l'assiège. La paix revenue, l'enceinte urbaine est restaurée.

 

La tour des Carmes.

 

Située au plus haut de la Ville-close, cette tour porte le nom d'un couvent. Fondé en 1384 par le duc de Bretagne, il abrite aujourd'hui le lycée. La tour aménagée sans doute au XIX° siècle, comme l'attestent les fenêtres, apparaît tassée. Mais avec le temps son premier niveau a progressivement été enterré.

 

La ville.

 

L'hôtel de ville et le monument aux morts.

 

En 1699, la ville est frappée par une terrible épidémie . Dernier recours, les habitants en appellent à Dieu. Ils font voeu d'offrir à Notre-Dame une statue en argent. Le fléau s'arrête. La promesse est tenue. Ce qui vaut à Notre-Dame-de-Paradis de recevoir, en 1913, le titre de basilique.

 

A proximité de l'hôtel de ville et de la basilique, le presbytère et ce petit château.

 

A près la Révolution, malgré l'ombre de Lorient, l'essor de la ville ne s'interrompt pas :

▪ 1857, les Haras Nationaux. Pendant plus d'un siècle, son activité et la présence d'un important personnel vont marquer la ville, comme l'atteste la création d'un nouveau quartier.

▪ 1860, les Forges d'Hennebont, sur la commune voisine d'Inzinzac-Lochrist, ouvrent leurs portes.

 

La maison des confesseurs.

 

La porterie de l'ancienne abbaye de la Joie, avant 1915.

 

 

Ce petit pavillon du XVII° siècle, est l'un des deux édifices subsistant de la puissante abbaye

Notre-Dame-de-Joye. Construit vers 1669,

il abritait les prêtres en charge des offices pour les moniales.

 

La maison du sénéchal.

 

Construite en pans de bois, elle est située au coeur de la ville close. C'est un des plus majestueux témoignages de l'architecture d'avant les destructions de la Libération. Elle tient son nom de l'ancien tribunal de la Sénéchaussée.

 

Le patrimoine cultuel.

 

Eglise Saint Caradec.

Attestée dès le XIII° siècle, l'édifice actuel, accolé à son cimetière, date du XVII° siècle.

Il a été agrandi d'un choeur et d'un transept à la fin du XIX° siècle.

 

Eglise Saint Gilles et la chapelle Saint Antoine.

 

▪ L'église Saint Gilles est d'architecture romane des XI°-XII° siècles, avec ses petites fenêtres, ses arcades qui indiquent l'existence de bas-côtés et surtout de magnifiques chapiteaux au décor géométrique à la croisée du transept.

▪ La chapelle Saint Antoine conserve des traces d'époque romane et du XVII° siècle. Elle est reconstruite dans les années 70. Son nom ferait référence à un lieu d'accueil pour les malades. Un calvaire et une fontaine lui sont associés.

 

Le Blavet.

 

Le Blavet et le viaduc ferroviaire.

 

Le fleuve côtier, le Blavet relie la rade de Lorient au Canal de Nantes à Brest.

 

Les canons du quai du Pont Neuf.

 

En août 1944, les bombardements détruisent 75 % des maisons du centre-ville, en majorité anciennes. Les habitants sont relogés dans des baraques provisoires. L'enceinte urbaine est redécouverte derrière les maisons ruinées et restaurées. A leur place, un jardin public est aménagé et de nombreux immeubles sont construits empruntant une nouvelle architecture plus moderne, lumineuse et hygiénique.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://data.bnf.fr/
http://www.infobretagne.com/
http://www.ouest-france.fr/

Dépliant 8 pages "Hennebont, au fil des Fortifications", O.T. Hennebont

Dépliant 8 pages "Hennebont, au fil du temps", O.T. Hennebont

Panneaux explicatifs présentés tout au long des circuits

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 21 avril 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville