MALESTROIT (Morbihan)
Arrondissement de Vannes - Canton de Moréac.
Région Bretagne.
 Population : 2.497 Maltrais ou Malestroyens en 2017.

 

D'une superficie de 581 hectares et d'une altitude de 10 à 95 mètres,

la ville est traversée par le canal de Nantes à Brest, et la rivière l'Oust.

 

 

Chapelle romane de la Madeleine,

des XI°, XII°, XIII°, XVI° et XVIII° siècles,

et désaffectée en 1870.

 

 

▪ Tableau d'Alexandre Bloch (1886, Musée de Quimper), représentant l'affrontement

qui eut lieu le 4 janvier 1795, entre chouans et soldats,

du détachement du Régiment de Guadeloupe du général républicain Canclaux.

▪ Intérieur de la chapelle le 15 nivôse an III de la république  (tableau d'Alexandre Bloch)

présentant la chapelle primitive du XIV° siècle (restitution).

 

La nef et le clocher, côté intérieur.

 

▪ En l'an 1129, don de la chapelle romane de la léproserie de la Madeleine par Payen 1er, seigneur de Malestroit, à l'abbaye de Marmoutier (Tours) pour fonder le prieuré du Bourg-aux-Moines.

▪ Le 13 janvier 1343, signature dans cette chapelle du traité, dit la trêve de Malestroit, entre les rois de France et d'Angleterre (Philippe VI de Valois et Edouard III d'Angleterre), au cours de la guerre de Cent Ans et de la succession de Bretagne.

 

Vestiges du clocher-mur fortifié.

 

A la fin du XV° siècle, deux nefs gothiques sont accolées à la chapelle d'origine de plan rectangulaire. Celle-ci conserve son clocher-mur, (rare exemplaire de ce type existant encore en Bretagne).

 

Dans l'enclos, sont entreposés des vestiges de l'ancienne chapelle.

 

Des vitraux historiés offerts par le Molestroyen Yves Gleu, évêque de Dromore (Irlande) en 1459, et plus tard, les verrières de décès à la légende de Marie Madeleine, offrande faite en 1638, par le duc F. de Cossé-Brissac, baron de Malestroit, sont achetés par Émile Zola pour orner les fenêtres de son cabinet de travail, de 1886 à 1902. Ils sont vendus plus tard à un musée américain.

 

Croix de cimetière du XVI° siècle, côté piéta  et côté Christ.

 

Au XII° siècle, un cimetière avec sa croix sculptée sur double face du XVI° siècle occupait le placitre et cet enclos paroissial, étape privilégiée des Bretons sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

"Patrimoine des communes du Morbihan", Tome II, Editions Flohic, 2000

Panneau explicatif présenté sur le site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 23 février 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville