DECIZE  (Nièvre)
Arrondissement de Nevers - Canton de Decize.
Région Bourgogne-Franche-Comté.
 Population : 5.626 Décizois en 2014.

 

D'une superficie de 4.822 ha, et d'une altitude de 183 à 243 mètres,

la ville est située à la jonction du canal du Nivernais et du canal latéral à la Loire,

aux portes du Morvan.

 

Vue aérienne de la confluence.

 

Avant 1970, vue sur l'île et le nouveau pont.

 

Le pont sur la vieille Loire.

 

La première pierre a été posée le 7 octobre 1775 en présence de l'Intendant du Bourbonnais. Depuis près de 2 siècles, le vieux pont de pierre était en mauvais état et plusieurs arches avaient été remplacées par des passerelles en bois. Le nouveau pont comprend 11 arches. Le bras de la Loire que franchit ce pont est très étroit et ne coule que par intermittence.

 

Le barrage (Avant 1970).

 

Autrefois, c'était ce bras de Loire qui était emprunté par la navigation et les ports de Decize étaient établis sur la rive de Saint-Privé et le long du Champs de Foire. En 1844, pour assurer en tout temps le passage des chalands du Canal du Nivernais au Canal Latéral à la Loire, les Ponts et Chaussées construisirent à la pointe de l'île, du côté de la Saulaie, une chevrette ou barrage submersible de 200 mètres de long qui suffit pour rejeter les eaux sur la gauche. A partir de ce moment-là, on laissa s'ensabler le bras droit.

 

Les remparts.

 

La promenade des Halles.

(Le mot halle, en vieux français avait le sens de terres hâlées, brûlées par le soleil).

Plantée à partir de 1771, cette allée de platanes et de tilleuls est unique en Europe.

Elle s'étend sur une longueur de 985 mètres.

 

Decetia fut déjà choisie par César pour abriter un différend entre chefs éduens. Puis l'île devient le siège d'un imposant château des comtes de Nevers. Le XVI° siècle est peut-être la période la plus sombre. Rien n'y manque :

▪ ni le massacre en 1525 de nombreux habitants par les troupes mercenaires d'un certain Bellejoyeuse,

▪ ni l'incendie de 1539 qui détruisit presque toute la ville, ni plusieurs épidémies de peste.

 

Les tours.

Elles sont situées le long des anciens fossés alimentés par la Loire,

qui ont été remblayés au fil du temps. Elles constituent les derniers vestiges

de l'enceinte de Decize érigée en 1194 par Pierre de Courtenay, comte de Nevers.

 

▪ Ravelin et échauguette de la Croix Voisin : fortifications élevées à la fin du XVI° siècle

et couronnées d'une échauguette qui servait de tour de guet.

▪ La porte du Marquis d'Ancre, construite par Pierre de Courtenay et remaniée en 1468.

Dernière porte monumentale à pont-levis de l'enceinte fortifiée de Decize

par laquelle on pénétrait autrefois dans la ville.

 

Ancien couvent des Minimes.

 

Sur l'emplacement de l'ancienne église (actuellement salle Olga Olby)

et des bâtiments voisins s'élevait en 1026, le prieuré Saint Pierre,

édifié par les moines bénédictins de l'abbaye de Saint Germain d'Auxerre.

 

 

La façade est en pierre de taille.

Le prieuré déclinant à la fin du XV° siècle, il est cédé en 1621 aux Pères Minimes.

En 1629, ils reconstruisent les locaux tels qu'ils existent actuellement, ainsi que le cloître.

Les bâtiments autour du cloître accueillent aujourd'hui l'hôpital de jour Pierre Lôo.

 

L'ancienne église qui sert actuellement de salle d'expositions, de concerts...

porte le nom d'Olga Olby, une peintre russe

qui a fait don d'une partie de ses œuvres à la ville.

 

Place centrale de l'île : hôtel de ville et la tour de l'horloge.

 

L'hôtel de ville.

 

La tour de l'horloge, ou tour Guy Coquille, érigée en 1848.

 

La tour mesure 33 m de haut, abrite 3 cloches dont la plus grosse fondue en 1622, pèse environ 1300 kg. La statue de Guy Coquille (1523-1603) a été placée dans une niche de la tour. Ce dernier fut avocat, conseiller des Ducs de Nevers et procureur général du Nivernais.

 

Longtemps peu industrialisée, même si elle était le port des charbons de la Machine, Decize a accueilli la tuilerie Boigues à la fin du XIX° siècle et surtout, en 1939-1942, la grande usine de caoutchouc manufacturé Kléber-Colombes, qui reste la seconde du département avec près de 1000 ouvriers. Dès le XIX° siècle, des faubourgs se sont développés hors de l'île : à l'est, le faubourg de l'Allier, dans le Val de Loire, et, à l'opposé, le faubourg Saint-Privé.

 

Louis Antoine de Saint Just,

personnalité née à Decize, le 23 août 1767.

 

Son buste sculpté par Pierre Peignot,

a été placé sur la façade d'une maison de la place qui porte son nom.

 

Il n'a vécu dans le Nivernais que les huit premières années de sa vie. Elu député à Soissons en 1792, il a effectué une carrière politique fulgurante. Devenu l'un des membres les plus influents du Comité de salut public. Saint Just fut chargé de réorganiser les armées du Nord et de l'Est. Responsable de la Terreur, il suivit Robespierre, Lebas et Couthon sur l'échafaud, le 10 thermidor an II (28.07.1794).

 

Marguerite Monnot.

 

Maison natale de marguerite Monnot, appelée "Le Vieux Logis".

 

Née à Décize le 28 mai 1903, pianiste, compositrice de quelques unes des plus belles chansons françaises (dont l'Hymne à l'amour, Milord, les amants d'un jour), d'une comédie musicale à succès "Irma la douce" et de musiques de films, lui ont conféré une renommée internationale.

 

Elle décède à Paris, le 12 octobre 1961 et est enterrée à Décize au cimetière Saint Privé.

 

¬  photo de Getty images.

 

Son père, Marius Monnot, donne des cours de piano et compose des musiques religieuses. Il est le titulaire de l'orgue de l'église Saint-Aré à Decize, où sa mère est également institutrice. Marguerite manifeste des talents musicaux précoces et, à l'âge de huit ans, interprète en concert Liszt, Chopin et Mozart. Entre douze et quinze ans, elle suscite ses premiers articles de presse et les éloges de Camille Saint-Saëns.


À 16 ans, après avoir refusé, sur l'instance de ses parents, de faire partie des musiciennes officielles de la cour d'Espagne, Marguerite Monnot entre au Conservatoire de Paris. Elle se forme sous la houlette du pianiste classique Alfred Cortot et de Nadia Boulanger. Elle entame une tournée de concerts en Europe. Mais à 18 ans, engagée pour une soirée aux États-Unis, elle ne s'y rend finalement pas, interrompant brutalement sa jeune carrière de concertiste. Sa découverte de la chanson populaire à la TSF va lui redonner le goût de la composition.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

"Le sud Nivernais en poche", guide du Patrimoine, 32 pages

O.T. de Décize, 2017

Panneaux explicatifs présentés sur les sites visités

C.P.A. collection privée, en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, 16 juin 2017

 

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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