NEVERS  (Nièvre)
Arrondissement de Nevers - Canton de Nevers
Région Bourgogne- Franche-Comté.
 Population : 34.485 Neversois en 2014.

 

 

Eglise Saint Pierre,

de style classique.

 

 

C'est le duc Louis de Gonzague et son épouse Henriette de Clèves,

qui favorisèrent, en 1572, l'installation des Jésuites de Nevers.

La nouvelle église et leur collège fut entreprise en 1612, selon l'idée

du Père Baltazar, Provincial de France, réalisée par le frère Etienne Martellange.

 

 

L'église a la forme d'une croix grecque : le transept, aux 4 angles rentrants

duquel sont établies des chapelles carrées, surmontées d'oratoires,

est doté à ses extrémités, de trois pans coupés, ainsi qu'il en est au choeur.

 

Achevée dans son gros oeuvre en 1634, l'église fut terminée en 1653, mais ce n'est qu'en 1676 que sa façade fut dressée. L'édifice devint le siège de la paroisse Saint Pierre en 1812, et les bâtiments du collège (détruits de nos jours)  furent transformés en lycée.

 

 

L'étroite façade à deux étages, est composée des ordres dorique et ionique superposés.

 

Un portail unique, surmonté d'une vaste baie cintrée, est percé dans le soubassement très élevé qui supporte quatre pilastres d'ordre toscan entre lesquels sont aménagées deux niches, abritant les statues de la Vierge et de Saint Jean-Baptiste. Une frise sculptée montre les différents éléments de la Passion du Christ, et des pots-à-feu viennent compléter l'ornementation.

 

Le portail occidental et la tribune.

 

Des fresques en trompe-l'œil ont été réalisées à la fin du XVII° siècle

par des peintres italiens, Giovanni Gherardini et Batista Sabadini,

exécutées entre 1684 et 1691, dans les voûtes et dans les cul-de-four.

 

Le sol est pavé de mosaïques en émaux de Briare achevées en 1924 par Pietro Favret .

 

Depuis le portail occidental, vue sur la croisée du transept et le choeur.

 

Sur la voûte du chœur se déploient les scènes de l'Ascension et de la Pentecôte.

La cohorte des élus entourant la sainte Trinité et la Vierge sont présents sur la coupole.

Sur les quatre trompes, les évangélistes sont évoqués avec leurs attributs.

 

Le retable du maitre-autel est encadré de deux couples de colonnes en marbre noir

à chapiteaux corinthiens, qui supportent un entablement

et un fronton coupés, flanqués de pots à feu.

 

La toile qui occupe le centre de la composition provient de Notre-Dame de Paris. Elle représente Saint Michel offrant ses armes à la Vierge. C'est une des œuvres les plus savoureuses et les plus méconnues de Le Nain.

 

 

Dans la chapelle de la Vierge figure la Vierge de l'Apocalypse et dans les trois cartouches sont représentés l'Annonciation, la Visitation et la naissance de la Vierge.

La glorification de Saint François-Xavier,

patron de l'Ordre des jésuites prend place dans la chapelle Saint-Pierre.

 

L’église devient, en 1773, une église paroissiale sous le nom de Saint-Père et remplace l’ancien lieu de culte nerversois du même nom, installé place Guy Coquille et effondré en 1771. Elle devient, par la suite, sous une appellation plus moderne l’église Saint-Pierre. En 1944, le souffle des bombes entraîne de nombreuses dégradations sur le monument : décollement et chute de morceaux d’enduit, fissures, soufflage des vitraux ; une partie de la toiture est arrachée et expose les peintures à une érosion prolongée. L’église est restaurée dans la seconde moitié du XX° siècle.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.bourgogne-tourisme.com/

Dictionnaire des églises de France, Tome IIA

Bourgogne-Nivernais-Lyonnais, Editions Robert Laffont, 1973

"Nevers, cheminement piéton", 32 pages, Ville d'Art et d'Histoire, Nevers

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée, en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, 16 juin 2017

 

 

 

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