TERNANT  (Nièvre)
Arrondissement de Château-Chinon - Canton de Luzy.
Région Bourgogne-Franche-Comté
 Population : 211 Ternantais en 2014.

 

D'une superficie de 1.938 ha, et d'une altitude de 231 à 415 mètres,

le village est situé entre les monts du Morvan et la vallée de la Loire,

à la limite de la Saône-et-Loire. Il est traversé par la rivière la Cressonne.

 

Vue générale sur le village, avant 1970.

 

La mairie et la croix.

 

 

Eglise Saint Roch

 

 

Ancienne collégiale Notre-Dame fondée en 1444,

ce n'est plus qu'une modeste église paroissiale rurale.

 

 

L'église datant de 1820, fut construite avec les matériaux provenant

de la démolition de l'ancienne collégiale de Notre-Dame

et renferme deux retables de style flamand provenant du château des sires de Ternant.

 

La nef - Fonts baptismaux - Statue de Sainte Bernadette de Soubirous.

 

Depuis le portail occidental, vue sur le choeur.

Son mobilier comporte quelques statues, un saint évêque

(probablement le Saint Martin de l'ancienne église d'Hiry),

un Saint Sébastien et un Saint Roch en bois doré.

 

Chapelle latérale sud.

 

Chapelle latérale nord.

 

La croisée du transept et le choeur.

 

Le retable de la Vierge, du XV° siècle.

 

Bois sculpté et doré (panneau central),

peinture à l'huile sur bois transposée sur toile (volets).

Hauteur 1,58 m et longueur 3,15 m -  Classé Monument Historique en 1881.

Il est formé de 8 panneaux dont 5 dans la rangée inférieure

et 3 dans la rangée supérieure.

 

Le retable de la Vierge fut commandé par Philippe de Ternant, chambellan du roi Philippe le Bon, et duc de Bourgogne, Chevalier de la Toison d'Or depuis 1430 et son épouse Isabeau de Roye, pour orner une chapelle de leur château dédiée à la Vierge. En 1444 le couple avait fait une fondation pieuse dans la chapelle de son château pour que sept prêtres assurent à perpétuité la récitation quotidienne de l'office de Notre-Dame. Aussi, les spécialistes pensent qu'il y a une relation étroite entre la commande du retable et le maintien de cette fondation. Par ailleurs, Philippe de Ternant étant décédé en 1454, il est vraisemblable que ce retable ait été réalisé entre 1444 et 1454.

 

Les volets extérieurs représentent les donateurs agenouillés devant un autel.

Les autres volets illustrent sept épisodes de la vie de la Vierge.

 

La Dormition dont les quatre épisodes occupent le panneau central sculpté

ainsi que le second volet peint à droite.

La Glorification est représentée tout d'abord par l'Assomption de la Vierge

dans la partie centrale du retable, au registre supérieur.

Le couronnement de la Vierge est peint sur les deux volets supérieurs.

On aperçoit, d'un côté, un ange sur le point de la couronner.

 

Détails du retable :

▪ Philippe de Ternant qui porte le collier de Chevalier de la Toison d'Or

est accompagné de Saint Jean Baptiste.

▪ L'ange agenouillé remet la palme à la Vierge, signe de sa mort prochaine.

▪ Isabeau de Roye, épouse de Philippe de Ternant,

est représentée avec Sainte Catherine d'Alexandrie.

 

Saint Jean remet un cierge allumé à la Vierge - Funérailles de la Vierge.

 

Retable de la Passion, de la fin du XV° siècle.

 

Bois sculpté,  peint et doré (panneau central), peinture à l'huile sur bois (volets).

Haut de 2,38 m et long de 5,45 m - Classé Monument Historique en 1881.

 

Le retable de la Passion a été vraisemblablement commandé par Charles de Ternant, fils de Philippe de Ternant, compagnon d'enfance de Charles le Téméraire. Il était destiné à orner l'église de Ternant dont la construction avait été décidée en 1448.

 

Le retable est formé de neuf panneaux, et serait l'oeuvre d'un brabançon.

 

Au centre du retable prend place la Crucifixion. Jésus est supplicié entre les deux larrons qui sont attachés par des cordes à une croix en forme de T. Quatre anges recueillent le sang du Christ dans un calice. Le bas de ce panneau central représente la seconde Pâmoison de la Vierge. Les mains jointes au-dessus de sa tête, elle est soutenue par saint Jean et Marie Madeleine. Les deux personnages agenouillés de part et d'autre de la Vierge sont les donateurs.

 

La mise au tombeau se trouve à droite de la Crucifixion. Nicodème et Joseph d'Arimathie s'apprêtent à ensevelir le Christ entourés de la Vierge, saint Jean, Marie-Cléophas et Marie-Salomé tandis que Marie-Madeleine, agenouillée devant le sarcophage, tient la main droite du défunt. Le volet peint suivant montre Jésus tenant une croix dans la main droite et descendant aux limbes afin de délivrer les âmes des Justes.

 

Le dernier volet peint présente la Résurrection. Le Christ, tenant la croix dans la main gauche, sort de son sarcophage devant deux soldats apeurés et un troisième endormi.

 

Détails du retable :

La lamentation de la Vierge en Pitié - La crucifixion.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.ternant.fr/

Document de la Camosine, Association mise en valeur du patrimoine Nivernais

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée, en prêt

Photos des retables scannées à partir de C.P. achetées dans l'église

(Les retables étant protégés par une immense vitrine de verre)

Visite et photos, Chantal Guyon, 13 juin 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville