CHANTILLY   (Oise)
Arrondissement de Senlis - Canton de Chantilly.
Région des Hauts-de-France.
 Population : 10.861 Cantilliens en 2014.

 

 

 

Les Grandes écuries et le Musée du cheval  :

Chef d'oeuvre civil de l'architecture du XVIII° siècle.

 

 

Au XVIII° siècle, les Grandes écuries étaient un lieu de fêtes.

Tous les hôtes de marque de Chantilly les visitèrent : Louis XV en 1769,

la Dauphine et Mesdames, filles de Louis XV, en 1770, le roi de Suède en 1771,

l'Empereur Joseph II, frère de Marie-Antoinette, en 1777, le grand-duc Paul, futur tsar Paul 1er, en 1782.

Le 20 avril 1756, on y célébra par un grand souper sous le dôme la naissance du duc de Bourbon.

 

Indépendamment du château, mais en s'y intégrant parfaitement, son initiateur, Louis-Henri de Bourbon

a confié sa réalisation à l'architecte Jean Aubert.

Les travaux commencent en 1721 et jusqu'à la mort du duc en 1740, mais les bâtiments resteront inachevés.

 

Les écuries qui donnent sur la pelouse de l'hippodrome, mesurent 180 mètres de long.

Les rampants des frontons des lucarnes des pavillons d'angle représentent des trophées militaires ou de chasse.

Le tympan est sculpté de chevaux, encadré de pilastres ioniques. Le sommet de son fronton en plein cintre

couronné par les armes des Condé portées par deux grandes figures ailées.

En 1989, le dôme a retrouvé l'immense Renommée en plomb qui la coiffait jusqu'à la Révolution.

 

Les écuries comportent deux ailes entre deux pavillons légèrement saillants aux extrémités et, au centre, un avant corps polygonal un peu plus avancé. A un seul étage, surmonté de combles coiffés de toits à la française et ceinturés par une balustrade, la façade est rythmée par de nombreuses ouvertures disposées de manière symétrique. Les autres bâtiments (chenils et remises) ont une simple toiture à double pente.

 

Le sommet du portique à colonnes qui borde l'entrée des Grandes Ecuries est décoré

de chevaux hennissants vers le ciel, et d'un cartouche aux armes des Condé.

La décoration sculptée est l'oeuvre de Rémy-François Bridault et de son atelier.

 

Le portail du pavillon ouest avec trois chevaux hennissants, crinières au vent.

 

Le musée vivant du cheval.

 

Le chef d'oeuvre de Jean Aubert a été transformé en un temple du cheval,

un musée du passé et du présent, à vocation pédagogique.

 

Chaque année, 150.000 visiteurs en moyenne découvrent l'histoire des chevaux,

les mythes et les légendes qui les entourent.

 

Les écuries.

 

 

 

Chaque aile, large de 18 mètres pouvait recevoir 240 chevaux et 500 chiens,

soit, par écurie : cent vingt chevaux (soixante de chaque côté de l'allée),

mais les stalles du XVIII° siècle ont disparu pendant la Révolution (celle de la galerie XIX° siècle).

La longueur des écuries produit un effet de perspective.

Malgré le dépouillement des murs, seulement décorés de bois de cerfs,

on éprouve la même impression de grandeur qu'à l'extérieur.

 

 

Le grand manège extérieur.

 

Le dôme.

 

Le dôme, d'une hauteur de 28 mètres dispose d'une piste circulaire

et de gradins pouvant accueillir près de 600 spectateurs.

 

L'élégant balcon en ferronnerie fait le tour du dôme de la rotonde centrale.

 

Diverses sculptures animent ses murs, en particulier, face au portail d'entrée, une fontaine monumentale de rocailles, qui alimentent un grand abreuvoir, accostée de deux cerfs en pierre.

 

Le Musée vivant du Cheval.

 

Les Grandes écuries abritent depuis 1982, le Musée vivant du Cheval. Création  de l'écuyer Yves Bienaimé. Le musée présente dès l'entrée des chevaux de races différentes, dans leurs stalles, que nous pouvons ensuite voir évoluer dans leur travail quotidien. Des démonstrations équestres pédagogiques sont présentées trois fois par jour dans la rotonde centrale. A certaines périodes de l'année, des spectacles équestres sont présentés.

 

Chantilly : la capitale du cheval.

 

Chantilly forme un complexe hippique exceptionnel, créé voici 150 ans.  Huit cents propriétaires, plus d'un millier de lads, les jockeys, vétérinaires, selliers, maréchaux-ferrants, employés divers font de Chantilly la seconde entreprise de Picardie. Sur 6.300 ha de forêts, 1500 sont loués par l'Institut à la Société d'encouragement qui organise des courses (dont les fameux prix de Diane et du Jockey-Club) et offre des conditions uniques pour l'entraînement quotidien de trois mille chevaux de course et la formation des jockeys. "La cité du cheval" compte également une douzaine de centres hippiques qui se partagent cinq cents chevaux de selle.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.chantilly-tourisme.com/

http://www.ville-chantilly.fr/
Brochure de 36 pages "Château de Chantilly", Nicole Garnier, Pierre Bérenger

Editions Ouest*France,

Brochure de 16 pages "La magie d'un territoire", O.T. Chantilly

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 14 septembre 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville