COMPIÈGNE   (Oise)
Arrondissement de Compiègne - Canton de Compiègne.
Région des Hauts de France
 Population : 40.200 Compiégnois en 2014.

 

 

 

 

Le Palais Impérial

 

 

 

 

Vue aérienne avant 1970.

 

 

 

Entrée du château, avant 1970 et en 2017.

Simplicité, rigueur, telles semblent avoir été les règles

qui ont présidé à la conception de ce palais d'une grande élégance.

Réalisé par l'architecte Jacques Ange Gabriel (1698-1782), il représente

une grande réussite tout à la fois technique et esthétique.

 

 

Plusieurs châteaux royaux se sont succédé à Compiègne, de la villa mérovingienne (probablement située à proximité de l'église St Germain) au palais carolingien (fouilles de la Place du Marché), modifié au cours des siècles, puis agrandi au XII° siècle avant d'être partagé par Saint Louis entre les Jacobins et l'Hôtel-Dieu. Le roi s'installe alors à proximité de la forêt, puis, à partir de Charles V, sur l'actuel terrain du château. Il sera complété jusqu'à Louis XIV par d'autres constructions.

   
 

Côté ville, la façade très sobre, est interrompue et rythmée par une belle colonnade,

qui ajoute à l'harmonie de l'ensemble.

 

 

C'est Louis XIV qui décide d'édifier l'actuel château. Jacques Ange Gabriel en réalise les plans, les travaux durent près de 40 ans, de 1751 à 1788. On construit au fur et à mesure que l'on démolit, ce qui permet au roi et à la cour de venir y séjourner. Mais pour s'adapter aux constructions antérieures, et en particulier aux restes des anciens remparts, Gabriel conçoit un curieux plan triangulaire qui passe aujourd'hui inaperçu à nos yeux.

 

 

 

Façade du château et entrée de la colonnade, côté ville.

 

La cour d'honneur.

 

 

 

Vue aérienne avant 1970, et la façade, côté cour d'honneur en 2017.

Les trois portes fenêtres de la chambre du Roi devenue le salon de la famille sous l'Empire.

 

 

 

Fronton du corps central sur la cour d'honneur et la chasse de Méléagre.

Le décor du château de Louis XV rappelle que Compiègne

est une résidence de chasse autant que de gouvernement.

   

Le château comporte 8 cours : cour d'honneur, cour des bains, cour de la chapelle, cour de la régie, cour des cuisines (couverte pour le musée de la voiture et du tourisme), cour des offices ou cour de l'orangerie, cour du pistolet, cour des pompes.

   

Façade du Palais,  côté parc

 

 

 

Vue aérienne avant 1970, et la façade, côté de la terrasse en 2017.

 

 

 

Façade de l'aile gauche de la Reine, et le corps central.

 

 

 

Le corps central donnant sur le parc, correspondant à l'appartement de l'Empereur.

 

 

 

La façade côté parc, est longue d'environ 200 mètres.

 

Les grands appartements.

 

Le château est constitué de 1.337 pièces et de 105 appartements d'invités.

75 séjours sont faits par Louis XIV au château de Compiègne.

 

Les salles ouvertes au public ont été restituées à un état précis de leur histoire,

déterminé par le décor et le mobilier, les modèles de tissus retrouvés, etc...

Dans la mesure du possible le décor et l'ameublement s'harmonisent,

mais parfois l'Histoire fait qu'un mobilier Empire se retrouve dans un décor du XVIII° siècle.

 

 

 

Carte de France exécutée par les soins et sous la direction de S.E.M. de Mostovenko,

à la Manufacture Impériale de taille de pierres dures d'Ekaterinbourg (Russie),

don du Gouvernement Russe en 1900.

 

 

 

L'escalier de la Reine ou escalier d'Apollon.

 

 

 

Réplique d'Apollon du Belvédère ornant l'escalier.

 

 

 

Le Palais de Compiègne renferme une exceptionnelle collection de porcelaines de Sèvres

datant de 1800 à 1870, émanant de commandes impériales ou royales.

 

La salle à manger de l'Empereur.

 

Située à l'intersection des appartements du Roi et de la Reine, la pièce servait au XVIII° siècle

d'antichambre à l'appartement de la souveraine, ainsi que de Grand Couvert.

Sous le Premier Empire, elle devient la salle à manger de l'Empereur,

servant également de lieu de divertissements. Dans cette salle fut aussi installé un théâtre portatif

afin de pouvoir y donner des représentations, usage réitérer sous le Second Empire.

 

 

 

Napoléon 1er fit conserver le décor du XVIII° siècle, et notamment les grisailles en trompe l'oeil

imitant des bas-reliefs, inspirés de l'antique, sur le thème du plaisir de la table.

La table est constituée de quatre parties rectangulaires et deux semi-circulaires.

 

 

 

Réalisé par le peintre Sauvage, le tableau au-dessus de la cheminée représente le poète Anacréon :

au milieu des vignes, il loue l'amour et le vin.

Pour meubler la pièce, un nouveau mobilier d'acajou est commandé à Jacob-Desmalter et livré en 1807.

Deux vases de marbre blanc se font l'écho,

par leur forme et leur décor de l'antiquité, et sont présents dans le décor peint.

 

 

 

Pendule de mariage de Napoléon 1er et de Marie-Louise d'Autriche, sous les traits de Mars et de Vénus

unis par l'Hymen, dieu du mariage, vers 1810-1814.

 

 

Les deux époux se rencontrent pour la première fois à Compiègne le 27 mars 1810 et y passent leur lune de miel en avril, avant leur premier voyage officiel en Belgique et aux Pays-Bas. Rachetée par Napoléon III lors de la vente du mobilier de Malmaison au milieu du XIX° siècle, et placée ici en 1868 à cet emplacement, en hommage à son oncle.

 

 

Le salon des Cartes.

 

Sous le Second Empire, le Palais accueille chaque automne les fameuses Séries.

Napoléon III convie la cour, le tout Paris et le gotha européen pour une semaine de divertissements.

Le salon des Cartes reste emblématique de cette vie de cour légère et moderne.

 

 

 

Cabinet des Nobles sous Louis XVI, cette pièce précédait la chambre du Roi.

Salon des Grands Officiers sous le Premier Empire, elle est remeublée durant le Second Empire.

 

 

 

Au moment des Séries, le cabinet est le lieu des présentations et celui des distractions proposées aux invités.

 

 

Les cartes de la Capitainerie des chasses représentent la forêt de Compiègne. Elles sont en place depuis le Premier Empire. Dès 1855, la décoration est mise au goût du jour. L'ameublement date de 1863, l'architecte Ruprich Robert dessine le mobilier, dont les sièges sont couverts de tapisseries de Beauvais du XVIII° siècle sur le thème des amusements champêtres.

 

 

 

Un piano est installé ainsi que des billards miniatures, charades, jeux de cartes,

danses ou théâtre improvisé sont aussi au programme.

 

 

 

Vases de Sèvres du XVIII° siècle.

 

Le salon de réception.

 

Ancienne chambre du Roi, ce salon est la pièce centrale de l'appartement du monarque.

Au Premier Empire, elle perd sa fonction pour devenir un salon.

Napoléon 1er refuse d'y installer sa chambre à coucher, qu'il fit déporter dans deux pièces plus loin.

 

 

 

 

Le confident et l'indiscret sont capitonnés, moelleux et élégants.

Les chaises légères ou les fauteuils sont équipés de roulettes et peuvent être facilement déplacés.

 

 

 

Pièce la plus haute de plafond, elle a conservé son décor du XVIII° siècle.

Les lambris hauts sont rythmés de pilastres corinthiens et les dessus de porte, peints par Sauvage.

 

Cabinet du Conseil, du XVIII° siècle.

 

Témoignage du rôle politique qu'occupait Compiègne au XVIII° siècle,

ce salon accueillait les délibérations politiques. A l'instar de Versailles et Fontainebleau,

Compiègne est un lieu d'exercice du pouvoir royal : nombre d'actes royaux sont signés au château.

 

 

 

Grande fresque à la gloire militaire de Louis XIV exécutée aux Gobelins entre 1682 et 1684,

représentant le passage du Rhin. Ce cabinet comprend également huit portières de soies peintes

par Cardin dont deux d'entre-elles sont présentées entre les fenêtres.

Plateau de table en pierres dures, manufacture des Gobelins, de la 2° moitié du XVII° siècle.

Parement en bois doré et sculpté du XIX° siècle.

 

 

Au XVI° siècle, la technique antique des marqueteries de marbre connut un nouvel engouement en Italie. La marqueterie se composait de divers marbres, mais également d'incrustations de pierres semi-précieuses comme le jaspe, l'agate, le lapis-lazuli. Cette production somptueuse et très coûteuse attirait les princes de toute l'Europe. Louis XIV acheta plateaux et panneaux ornés de fleurs et d'oiseaux pour meubler les résidences royales. Il créa un atelier à Paris, à la manufacture des Gobelins, qui fonctionna jusqu'en 1715.

 

 

La chambre de l'Empereur.

 

 

 

 

Sous le Premier Empire, Napoléon fait installer sa chambre dans cette pièce. Ce changement de distribution

de l'appartement revêt la rupture avec la tradition monarchique voulue par l'Empereur.

Ornée des symboles du nouvel ordre politique, la chambre matérialise le pouvoir du régime.

 

 

 

La chambre et l'ameublement présente un décor emblématique du goût sous le Premier Empire.

Un incendie, en 1919, a détruit le plafond peint par Girodet en 1822.

 

 

 

Le faste ressort de l'alliance du cramoisi et de l'or pour les tentures murales, rideaux, garniture de lit

et des sièges ornés des emblèmes de l'Empire : feuilles de chêne, étoiles et abeilles.

 

 

 

L'atelier Dubois et Redouté, ainsi que le peintre Girodet réalisent en 1810 le décor peint.

Le mobilier de bois doré et d'ébénisterie est l'oeuvre de Jacob-Desmalter.

 

Le salon de déjeun, Premier Empire.

 

 

 

Situé entre la bibliothèque de l'Empereur et le salon de musique de l'Impératrice, le salon est une pièce

un peu en retrait, plus intime et privée, de l'appartement de l'Impératrice.

Elle a été restituée dans son état Premier Empire.

 

 

 

C'est là qu'était servi à la souveraine son premier repas de la journée.

Le mobilier fourni par Jacob-Desmalter est installé en 1809. Il est de bois peint en blanc.

Le métier à broder, la table à dessiner et le chevalet appartenaient à l'Impératrice Marie Louise.

 

Le salon de Musique, Second Empire.

 

 

 

Le salon de musique est la dernière pièce de l'appartement de l'Impératrice.

C'est donc dans cette pièce qu'elle accueillait pour le thé, les invités qu'elle souhaitait particulièrement honorer.

 

 

 

Mobilier en bois doré exécuté pour le Grand Cabinet de la Reine à Saint Cloud.

Elle fait ajouter un mobilier de laque de Chine, et des tapisseries orientales.

 

 

 

La décoration est aussi l'occasion pour elle d'exprimer sont goût : au mobilier historique de prestige,

s'associe un mobilier contemporain, fonctionnel et bourgeois, comme les confortables capitonnés,

ornés de passementerie (fil d'or tressé), ou encore les tables gigogne.

 

La chambre de l'Impératrice, Premier Empire.

 

 

 

La chambre à coucher, telle qu'elle se trouve aujourd'hui, est celle que connut l'Impératrice Marie Louise,

seconde épouse de Napoléon 1er, lors de son séjour à Compiègne en 1810, à l'occasion de son mariage.

Elle donne sur une salle de bains faisant également office de boudoir.

 

 

 

Le décor peint et sculpté met l'accent sur le thème de l'abondance et de la fécondité.

Deux figures ailées ornent le lit, orné de cornes d'abondance, signé Jacob-Desmalter

 

 

 

 

Très endommagée par les attaques prussiennes en mars-avril 1814, un complément de peintures

fut commandé à Girodet. "L'Aurore chassant la nuit", dans le compartiment central du plafond.

Il est accompagné par six panneaux peints encadrant la glace et la cheminée.

 

Le salon des Dames d'honneur, Premier Empire.

 

Les fauteuils étaient réservés à l'Empereur, l'Impératrice et Madame-Mère de l'Empereur.

Toutes les autres personnes, y compris les princes et princesses de la famille impériale,

ne pouvaient utiliser que les chaises et les ployants.

 

 

 

La présence de ployants indique que l'on se trouve dans le grand salon de réception de l'Impératrice.

Ils sont rangés à l'étiquette, formant cercle autour du canapé

où prenaient place l'Impératrice et éventuellement l'Empereur.

 

 

 

Le salon décoré et meublé en 1809. Il célèbre les vertus féminines par l'intermédiaire

des dessus-de porte peints par Dubois, représentant les divinités.

Les sièges de bois dorés sont exécutés par Jacob-Desmalter : canapés bergères,

fauteuils, chaises, ployants, tabourets.

 

 

 

Tous les sièges ont été couverts d'un brocard vert et or tissé à Lyon en 1809,

orné de cornes d'abondance et forme de J pour l'Impératrice Joséphine.

(Elle ne vit pourtant jamais cet ensemble, Napoléon 1er épousant Marie Louise en 1810).

 

Le salon des fleurs, Premier Empire.

 

Le décor puise son inspiration dans la botanique :

huit tableaux peints par Etienne Dubois s'inspirent des études du peintre de fleurs Redouté.

Ils furent mis en place en mars 1810, pour l'arrivée à Compiègne de l'Impératrice Marie Louise.

 

 

 

Sous le règne de Napoléon 1er, cette pièce servait de salon de jeux,

comme l'indique la présence d'une table de Trictrac, deux tables de quadrille,

une table de bouillotte et de nombreuses chaises.

 

 

 

Sous le Second Empire, la pièce fut utilisée comme chambre pour le prince impérial, fils de Napoléon III,

qui grave sur le marbre du guéridon la date du 4 décembre 1868, il avait alors douze ans et demi.

 

 

 

Le mobilier en bois peint et doré a été livré par Jacob-Desmalter en 1809.

Les sièges sont couverts de tapisseries des Gobelins

dont le motif de petits bouquets sur fond lilas a été choisi par l'Impératrice Joséphine elle-même.

 

Le salon bleu, Premier Empire.

 

Cette pièce devait servir de salon de présentation à l'Impératrice Marie Louise.

On projeta ensuite de l'affecter au Roi de Rome, fils de Napoléon 1er,

ouvrant ainsi les "Appartements des enfants de France". (L'Empereur espérait d'autres héritiers).

 

 

 

Les sièges sont couverts en moire bleue à motifs brodés de fil d'or, comme les tentures murales.

 

 

 

Le thème guerrier du plafond peint par Girodet avait pour vocation d'enseigner au Roi de Rome

les notions de vertu, courage et honneur. Dans la niche, statue de Charles Antoine Callamard

représentant l'innocence réchauffant un serpent dans son sein et placée en 1811.

 

La salle à manger de l'Impératrice, Premier Empire.

 

Sous le Second Empire, la pièce était rattachée au service du prince impérial,

comme le salon bleu et le salon des fleurs.

 

 

 

C'est dans cette pièce au décor à l'antique qu'au soir du 27 mars 1810, quelques heures après son arrivée,

la future Impératrice Marie Louise prit son premier repas avec Napoléon 1er,

en présence de Caroline Murat, soeur de l'Empereur.

 

 

 

Mobilier d'acajou de Jacob-Desmalter. Lustre provenant  de la manufacture de cristaux  du Mont-Cenis.

Plafond en stuc moulé réalisé par Mongin en 1815.

 

 

La manufacture des cristaux de Montcenis au Creusot a été récompensée à deux reprises aux Expositions des produits de l’industrie française, en 1801 et 1802. A partir de 1806, son administrateur, Benjamin-François de la Douespe du Fougerais (1766-1821) devient le principal fournisseur de verrerie de l’Impératrice. Il prend alors le titre d’« Entrepreneur de cristaux de S. M. l’Impératrice ». Il fournit abondamment également, tant la Maison de l‘Empereur, que celle de la reine Hortense.

 

 

La galerie des Chasses, du XVIII° siècle.

 

 

 

 

Ancienne galerie des tableaux de l'Impératrice, elle présente aujourd'hui six tapisseries provenant

de l'appartement de Louis XV à Compiègne, tissées aux Gobelins entre 1736 et 1746, d'après

les cartons de Jean Baptiste Oudry. Elles figurent les chasses de Louis XV en forêt de Compiègne,

de leur préparation à leur déroulement et à la mort du cerf.

 

 

Transformé en hôpital en 1793, le château est vidé de son mobilier (1795). Il devient de 1803 à 1806 école des Arts et Métiers, avant que Napoléon 1er décide la restauration des appartements. De 1808 à 1810, d'importants travaux intérieurs sont entrepris par Berthault et le palais est remeublé en style Empire.

 

 

La galerie de bal, du Second Empire.

 

 

 

 

Créée dans le Premier Empire, cette galerie longue de 45 m, large de 13 m et haute de 10 m,

fut réalisée très rapidement, ordonnée fin 1809, elle servit dès le printemps 1810.

 

 

 

 

Dessus de porte et peintures de la voûte exaltent l'Empire,

offrant une évocation des principales victoires de Napoléon 1er.

Les bas-reliefs des dessus de porte sont dus à Charles Auguste Taunay.

La galerie sert de salle à manger d'apparat lors des Séries. Entre 1914 et 1917, elle abrite un hôpital militaire.

 

La chapelle, du Premier Empire.

 

 

 

De type palatial, la chapelle a une tribune réservée aux souverains.

Elle est meublée de sièges de bois doré couverts de soieries et d'un tapis de Savonnerie aux armes royales.

Le rez-de-chaussée, destiné à la cour, a de simples banquettes et tabourets de noyer, couverts de velours.

 

 

 

L'évènement marquant qui s'y déroule en août 1832 est le mariage de Louise d'Orléans, fille aînée

de Louis Philippe, avec le 1° Roi des Belges, Léopold 1er.

 

 

 

Par la suite, la chapelle est embellie en 1837 du grand vitrail central figurant l'église et la foi bénie par Dieu,

exécutée par la manufacture de Sèvres.

 

Le salon des Revues, du Second Empire.

 

 

 

Donnant accès à la galerie Natoire, construite sous le Second Empire et à l'antichapelle,

la pièce sert d'antichambre à la salle de bal.

Elle doit son décor de faux chêne au Second Empire : Napoléon III décida de l'orner

avec deux oeuvres illustrant la légende napoléonienne encastrées dans la boiserie.

 

La galerie Natoire.

 

Dans cette galerie est racontée l'histoire de Don Quichotte.

 

 

 

 

Après la construction d'une aile "neuve" en 1858, destinée à relier les Grands Appartements

au nouveau théâtre impérial voulu par Napoléon III, l'architecte Victor Grisard fait décorer cet espace

des neuf tableaux de Charles Joseph Natoire, envoyés à Compiègne à partir de 1849.

 

 

 

Ces toiles peintes entre 1735 et 1744 sont des cartons de tapisserie devant servir au tissage

d'une tenture unique de deux tapisseries. Tissées à la manufacture royale de Beauvais, elles ornaient

l'hôtel particulier de son commanditaire, Pierre Grimod Dufort, fermier général et intendant des Postes.

Elles furent saisies à la Révolution. Arrivées à Compiègne,

elles sont présentées dans l'actuelle galerie des Cerfs, puis dans cette galerie.

 

 

La construction de la galerie neuve au Second Empire est l'oeuvre de Gabriel-Auguste Ancelet qui commence en 1867. Les travaux du grand théâtre impérial sont interrompus en 1870. Les dommages des deux guerres mondiales sont heureusement peu importants. Depuis 1945, le château a retrouvé une vocation muséographique privilégiant la destination XVIII° siècle et le Second Empire.

 

 

Les séries de Compiègne.

 

 

 

La cour à Compiègne sous le second Empire.

 

 

C'est à partir de 1856 que sont organisées les fameuses "Séries" de Compiègne, en moyenne quatre par an. Leur rituel est immuable (une centaine à chaque fois, plus leurs domestiques) reçoivent chacun une lettre les conviant une semaine à Compiègne où un  train spécial les conduit. Chacun est logé dans un appartement du château en fonction de son rang. Hommes de lettres, savants, artistes comptent parmi les invités à côté des habitués comme Viollet-le-Duc ou Mérimée, des personnalités du monde politique et des hauts fonctionnaires. Chasse, excursions, jeux, bals, concerts et pièces de théâtre occupent ces journées où l'on oublie les contraintes de l'étiquette.

 

 

La grande terrasse.

 

 

 

La terrasse, bordée d'une balustrade à l'antique, s'ouvre sur une perspective qui se prolonge sur plus de 4 km.

 

 

 

Le lion, une copie d'antique du XVIII° siècle, en marbre, d'après le lion Médicis de Flaminio Vacca,

entré à Compiègne en 1872.

 

 

 

Statues de Cérès et Hygie, d'après l'antique, en marbre et entrées à Compiègne en 1859.

Les 147 caisses d'orangers, grenadiers et citronniers qui ornent la cour d'honneur et la terrasse du château

sont rentrées de mi-octobre au 15 mai, dans une nouvelle orangerie construite en 1992,

qui occupe une surface de 600 m².

 

 

 

 

Les jardins.

 

 

 

Napoléon 1er a fait transformer le parc,

en faisant aménager une rampe permettant d'accéder directement à la terrasse.

 

 

 

 

Le parc paysager voulu par Napoléon ménage des vues variées sur le château ou la ville.

 

 

 

Les jardins sont réalisés à l'anglaise par Berthault, mais ils seront par la suite dénaturés,

le parc devenant une sorte de jardin public, avec haies de buis pour canaliser les visiteurs dans les allées.

Un programme de restauration vise à restituer les formes, les couleurs,

les bosquets et les essences du Premier Empire.

 

 

 

De Théophile Bra, Ulysse dans l'île de Calypso, 1831.

Au centre, statue de Charles Dupaty, Philoctête, 1810.

 

L'entrée du petit parc.

 

 

 

Fossés longeant le petit parc - Pont sur la douve sèche donnant accès au petit parc.

 

 

 

Le petit parc s'étend sur 20 hectares. Chaque année, environ 40.000 plantes et fleurs

sont produites par les jardiniers du château dans le jardin fleuriste.

L'allée des Beaux-Monts qui part du château, divise le parc en deux,

et coupe la forêt jusqu'en haut des Beaux-Monts. Elle est longue de 4,5 km,

et a été créée à la demande de Napoléon pour rappeler à l'Impératrice Marie Louise celle de Schönbrunn.

 

 

 

Chacun des deux quinconces, vestiges du parc dessiné par Gabriel, est orné d'un kiosque.

 

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.napoleontrois.fr/

Panneaux explicatifs présentés à l'intérieur du château

Brochure de 64 pages "Compiègne, en dates et en chiffres"

Editions Gisserot, 2005

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 15 septembre 2017

 

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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