COMPIÈGNE   (Oise)
Arrondissement de Compiègne - Canton de Compiègne.
Région des Hauts de France
 Population : 40.200 Compiégnois en 2014.

 

 

La clairière de l'armistice ou clairière de Rethondes

 

 

Située à Compiègne et non sur la commune de Rethondes,

dont elle était séparée par la rivière l'Aisne.

La clairière n'existait pas, mais seulement une futaie cachée aux vues aériennes de l'ennemi.

 

C'est à cet endroit que se trouvait le wagon dans lequel ont été signés l'armistice du 11 novembre 1918,

entre la France, ses alliés et l'Allemagne,

Puis, l'armistice du 22 juin 1940, entre la France et le III° Reich.

 

Vue aérienne avant 1970 du site.

Au coeur de la forêt de Compiègne, la Clairière de l’Armistice fut le théâtre de faits historiques majeurs.

Située à deux kilomètres de la gare de Rethondes, elle accueille les trains

des chefs d'États-majors alliés et allemands lors de l'Armistice du 11 novembre 1918.

Le wagon du maréchal Foch, aménagé en bureau, est le lieu des négociations.

 

Sur le côté de la route, avant d'arriver à la clairière, est érigé le monument dédié

aux libérateurs de l'Alsace-Lorraine dit "monument aux Alsaciens-Lorrains",

œuvre d'Edgar Brandt, ferronnier alsacien.

Il représente un aigle renversé, transpercé par une épée avec cette dédicace inscrite sur le socle :

"Aux héroïques soldats de France, défenseurs de la Patrie et du Droit,

glorieux libérateurs de l'Alsace et de la Lorraine".

 

 

En 1922, le site est aménagé par l’architecte Magès qui crée une allée de 250 mètres de long

se terminant par un rond-point de 100 mètres de diamètre au centre duquel se trouve la « Dalle Sacrée ».

 

Les emplacements des wagons de Foch et des plénipotentiaires allemands sont aussi matérialisés sur le sol par des dalles en granit. Un abri financé par un riche donateur américain, Henry Arthur Fleming, permet d’accueillir, en 1927, le célèbre wagon qui commençait à se détériorer dans la cour des Invalides à Paris.

 

La dalle sacrée inaugurée le 11 novembre 1922 est l'oeuvre de l'architecte MAGES.

Elle est taillée dans du granit de Vire (Calvados), le même granit que la tombe du soldat inconnu. Il y est écrit:
"ICI LE 11 NOVEMBRE 1918 SUCCOMBA LE CRIMINEL ORGUEIL DE L' EMPIRE ALLEMAND

VAINCU PAR LES PEUPLES LIBRES QU'IL PRETENDAIT ASSERVIR".

 

L'Oise est devenue, le 11 novembre 1918, le symbole mondial de la liberté dans le monde après quatre ans d’un conflit qui laisse l’Europe exsangue. A 6 heures du matin, la fin de la première guerre mondiale est signée. Le maréchal Foch, généralissime des armées alliées et le général Weygand reçoivent la capitulation de la délégation allemande envoyée par la toute nouvelle république de Weimar.

 

La statue du Maréchal Foch, oeuvre de Firmin Michelet est inaugurée en 1937.

C'est le seul monument que HITLER épargnera en 1940 lors de la destruction du site.

 

En 1922 à l’initiative du journal ”le Matin”, cette page de l’histoire de France est immortalisée par le Président Millerand, le wagon devint un lieu de commémoration. D’abord exposé aux invalides, il fut ensuite transporté dans la Clairière en 1927. Un musée y fut construit. Le site sera jusqu’en juin 1940, le symbole de la victoire et de la paix et le théâtre de nombreuses cérémonies nationales.

 

Un nouveau monument a été installé dans la Clairière de l'Armistice le 5 Novembre 2014 : l'Anneau de la Paix.

 

Un jardin rappelle les différents conflits où l'armée française a combattu parfois avec ses alliés :

Indochine, Afrique du Nord, Liban, Afghanistan....
Des plaques de régiments dissous y ont aussi trouvé place.
Ces plaques sont fixées sur des pierres en granit de Vire.

 

▪ Le char FT17 est un char léger portant une tourelle pouvant être armée entre autre d'un canon de 37 mm

ou d'une mitrailleuse de 8mm. Son arrivée modifia l'issue de la guerre.
▪ Le canon de 75 mm français est le premier à posséder un système hydraulique l'empêchant de reculer

au départ de l'obus. Ceci permettait une cadence de tir beaucoup plus rapide.
▪ Le canon de 77 mm allemand bien que un peu moins performant que le 75 français fut une arme

très destructrice. Beaucoup de pertes de part et d'autre furent occasionnées par l' artillerie.

 

Stèle dédiée au Général Jean Estienne,

le Père des chars.

 

Né le 7 novembre 1860 à Condé-en-Barrois dans la Meuse et mort le 2 avril 1936 à Paris. Il était un militaire, artilleur et ingénieur militaire français.

 

Il a eu en France une influence importante dans le développement de l'artillerie moderne et de l'aviation militaire. Il reste surtout connu comme l'homme qui a créé une arme blindée en France, ce qui lui a valu le surnom de "Père des chars" qu'il appelait "artillerie d'assaut" durant la Première Guerre mondiale.

 

Le bâtiment accueillant le wagon et le musée, avant 1951 et en 2017.

 

Descente du wagon des personnalités, après la signature de l'Armistice le 11 novembre 1918,

et l'arrivée le 22 juin 1940.

 

 

Le 22 juin 1940, Hitler, prenant à contrepied toutes les décisions du Traité de Versailles (28 juin 1919),

vint signer, en ce même lieu, l'Armistice du 22 juin 1940.

 

Hitler s’installe, le 21 juin 1940, à la place occupée dans le wagon par le maréchal Foch presque 22 ans plus tôt ; la délégation française ayant été introduite, il n’y demeure que cinq minutes, le temps de faire lire, en allemand, le préambule du projet de convention d’armistice lequel sera signé le 22 à 18h50 par le colonel-général Keitel et le général Huntziger. Quelques jours après les Allemands entreprennent d’effacer toutes les traces de « l’affront » de 1918. Le célèbre wagon part en Allemagne tout comme les différents monuments méthodiquement démontés, à l’exception de la statue de Foch.

 

 

Sur l'ordre d'Hitler, la Clairière fut détruite et le wagon historique n° 2419 D fut emporté en Allemagne et brulé, à Berlin, à la fin de la seconde guerre mondiale. Le Musée de l’Armistice est reconstitué en 1950, à l’exception du wagon qui est remplacé par une voiture. Des aménagements successifs permettent aujourd’hui de découvrir 4 salles dédiées aux deux grands conflits mondiaux. Les monuments seront retrouvés par les troupes d'occupation russes et réinstallés dans la clairière pour le 11 novembre 1946.

 

Le musée.

 

En 1950 la clairière de l’Armistice retrouve l’aspect qu’elle avait en 1940, à la différence près

qu’un « wagon frère » a repris l’identité de la voiture 2419 D détruite en avril 1945 en Allemagne.

Chaque année, la clairière accueille une cérémonie commémorative nationale

présidée par de hautes personnalités.

 

 

Outre le wagon, deux salles présentent aux visiteurs une riche documentation

et de nombreux objets relatifs aux deux grands conflits mondiaux.

 

 

La rotonde possède 800 vues stéréoscopiques qui témoignent de "l' enfer des tranchées"

et dans les vitrines des objets fabriqués par les poilus  : l'art des tranchées.

 

Dans les deux salles au fond sont présentés des objets et des photos des deux Armistices

ainsi que des objets ayant servi à la signature du traité de Versailles de 1919.

 

 

Des expositions temporaires retracent des aspects méconnus des deux conflits mondiaux.

 

Le site est reconstitué à l'identique à la fin des années 1940, le monument aux Alsaciens-Lorrains est reconstruit et les morceaux de la dalle centrale retrouvés en Allemagne sont ramenés à Compiègne le 17 août 1946. La République française fait l'acquisition d'un wagon de la même série de 1913 et le fait réaménager à l’identique ; un nouveau bâtiment est construit pour l'abriter. En 1960, une salle lui est adjointe, puis deux autres en 1993, consacrées aux armistices de 1918 et 1940, constituant le « mémorial » ou « musée de l'Armistice ».

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.google.fr/

http://www.oisetourisme.com/
http://www.musee-territoire-1418.fr/
http://www.musee-armistice-14-18.fr/
http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 15 septembre 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville