GLAIGNES   (Oise)
Arrondissement de Senlis - Canton de Crépy-en-Valois
Région des Hauts-de-France
 Population : 358 Glaignois en 2015.

 

D'une superficie de 542 hectares, et d'une altitude de 46 à 116 mètres, le village est situé dans le Valois,

et traversé par la rivière Sainte Marie et le ruisseau de Rocquemont.

Les vallées de l'Automne et de Sainte Marie sont entravées entre les coteaux abrupts dominés

par des plateaux agricoles. Elles sont le reflet de l'évolution des activités humaines au fil des siècles.

 

C'est vers le XII° siècle que l'organisation de la vallée  de Sainte Marie se mit en place, drainage, assèchement des zones de marais et de tourbières, réalisation de pâturages et de grands étangs, dont ceux de Duvy et d'Auger Saint Vincent (Parc aux Dames).

 

 

La rivière Sainte Marie et le moulin à blé,

aujourd'hui transformé en résidence privée.

 

 

Depuis le Moyen Age jusqu'au XIX° siècle, une cinquantaine de moulins, avec fonctions diverses et changeantes, selon les impératifs économiques, furent en activité dans le bassin de l'Automne et de Sainte Marie (usine à papier, huile, fécule de pommes de terre, pressoir à cidre, à vin,  production de "tan" pour le tannage des peaux, broyage de chènevis.

 

Entrée du moulin avant 1910 et en 2017.

Le territoire de Glaignes comptait quatre moulins dont un à blé

et une usine à huile qui sont tous transformés en 1775 en usine à papier.

Elle employait dans les années 1820, une centaine d'ouvriers.

 

Façades, côté rue et jardin, en 2017.

 

Emplacement de la roue, malheureusement disparue aujourd'hui.

 

Les matières premières (jusqu'à 300 tonnes de chiffons) provenaient de Paris, Soissons, Compiègne et ses environs, et étaient transformées en papiers de différentes qualités. La production réputée, était principalement écoulée à Paris. L'évolution des techniques fit décliner l'activité de ces moulins. Certains deviendront des domaines privés, et d'autres, seront abandonnés !

 

Le lavoir du moulin.

 

La rivière Sainte Marie.

 

Le développement industriel (fin XVIII° - début XIX° siècle) impose l'expansion et l'utilisation de la force hydraulique des rivières. Nombre d'étangs furent asséchés, remplacés par des installations de moulins, dont quatre sur le territoire de Glaignes. Lorsque ces activités industrielles prirent fin, la vallée de la Sainte Marie retrouve son aspect original sur un cours de dix mille mètres.

 

Rives de la rivière Sainte Marie.

 

D'Auger Saint Vincent où la rivière prend sa source jusqu'à l'Automne où elle se jette, la rivière Sainte Marie reçoit les rus de Faillandiers et de la Bayhelle. En aval de la source, le gouffre de Bouville favorise la culture du cresson. Quatorze fontaines sont répertoriées, dont deux à GLaignes.

 

Le lavoir communal.

 

En 1826, des pierres sont placées sur la berge de la Sainte Marie afin d'y laver le linge.

A la même époque, la décision est prise d'installer, au lieu-dit "le Beau Marais", un lavoir public couvert

afin que douze personnes puissent laver en même temps, et un abreuvoir pour six chevaux.

 

Ce lavoir et cet abreuvoir seront établis sur la propriété des donateurs : le Chevalier de Lorière et Dames de Lorière et de Beaurains, qui se réservent le droit de laver, seules dans ce lavoir, 25 jours chaque année.

 

Ces 25 jours seront désignés par eux, mais ils s'obligent à faire tambouriner 48 heures à l'avance, chaque fois qu'ils voudront faire valoir ce droit. Quant ils auront oublié de tambouriner d'avance, ils n'auront que le droit de tous, c'est-à-dire d'occuper les places vacantes. Pour l'abreuvoir, ils n'auront que le droit de tous, c'est-à-dire d'y faire boire leurs chevaux quand il y aura de la place. Les travaux seront terminés le 1° octobre 1833.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Panneaux explicatifs présentés sur les lieux

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 11 septembre 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville