CHAUVIGNY (Vienne)
Arrondissement de Montmorillon - Canton de Chauvigny.
Région Nouvelle Aquitaine.
 Population : 7.088 Chauvinois en 2014.

 

Avant 1970, vue aérienne, avec en 1° plan, la ville haute, et au fond, la ville basse.

 

Que l'on arrive par l'Ouest ou par l'Est, la silhouette élancée de l'ancienne collégiale Saint Pierre s'harmonise avec les lourdes masses des donjons, des pans de murs vertigineux et les pignons aigus des forteresses entassées sur les escarpements calcaires découpés par les vallées de la Vienne et du Talbat, (arrosée par le Servon, forme avec la vallée de la Vienne un éperon rocheux long de 350 mètres).

 

 

Ancienne collégiale romane Saint Pierre,

du XII° siècle.

 

 

Succédant à un édifice plus ancien qui abritait, dès le XI° siècle, un chapitre de chanoines,

la collégiale fut ruinée en 1569 et 1652.

Abandonnée à la Révolution et rendue au culte en 1804, elle fut restaurée au XIX° siècle.

 

Sur la façade Ouest, quatre contreforts soulignent la division intérieure.

La porte est loin de rappeler l'opulence ornementale du chevet.

 

En dessous de la corniche, de nombreux modillons romans sculptés.

 

Les parapets (et non des coupoles) au bord du toit présentent des remplois sculptés,

qui semblent antérieurs à l'église.

Le clocher carré à toit pyramidal est du XIII° siècle, dont les parties hautes sont déjà gothiques.

Le transept, enserré entre les châteaux, n'est pas pourvu d'absidioles (chapelles orientées).

 

Seuls les beaux modillons sculptés de l'abside sont anciens.

La croix de l'ancien cimetière est datée 1643.

 

Le chevet est à plan tréflé, ce qui est rare dans le Poitou.

Statue encastrée de Saint Pierre qui domine la rue.

 

L'élégante tourelle d'escalier ajourée d'une baie géminée se termine par un cône à écailles.

 

A l'archivolte d'une fenêtre du croisillon sud se trouve un alphabet roman gravé, ce qui est très rare.

 

La nef est un vaisseau central de cinq travées, élevée dans la seconde moitié du XII° siècle,

avec deux collatéraux étroits et élevés, et des piles quadrilobées, présentant des marques de tâcherons.

 

Très beaux chapiteaux sculptés.

Au premier coup d'œil, on discerne deux parties dans la distribution du décor :

▪ La nef, qui tend à une relative et apaisante sobriété.

▪ Dans le sanctuaire et le transept, qui vise à l'abondance et recherche des effets terrifiants.

 

Depuis le portail, vue sur le choeur, du XII° siècle.

Refaites en 1857, les peintures surprennent,

cependant elles reprennent avec une certaine fidélité des modèles du Moyen Age.

 

Les orgues sont du XIX° siècle (1869).

 

Les transepts et la croisée du transept, du XII° siècle.

 

L'abside est entourée par le déambulatoire sur lequel se greffent trois chapelles rayonnantes.

Il montre une élévation à trois niveaux.

 

Statue de Saint Pierre.

Des fenêtres hautes sont découpées dans la voûte en cul-de-four.

 

 

 

C'est sur les gros chapiteaux des colonnes du déambulatoire, que s'affirme particulièrement le style du sculpteur.

 

Les chapiteaux du rond-point : (1) scène infernale : Satan reçoit ses proies humaines- (2) Sphinx : composition identique sur les 4 faces - (3) Scènes diverses : dragon amphisbène, lions adossés, danseur dédoublé, sirènes-oiseaux - (4) scènes bibliques : Annonciation, Adoration des Mages, Présentation de Jésus au Temple, Tentation de Jésus au désert - (6) Dragons dévorant des petits personnages : âmes des pêcheurs - (7) Le jugement : Babylone, "la Grande Prostituée", l'Archange Saint Michel pèse les âmes, Lamentation sur les ruines de Babylone, l'ange annonce aux bergers la naissance du Sauveur. - (8) Oiseaux dévorateurs.

 

Dans l'abside, l'élan vertical conduit à superposer, aux grandes arcades du déambulatoire,

un ordre d'arcatures aveugles, comme on en voit dans les Pays de la Loire.

 

Chapelle du déambulatoire et statue de Saint Joseph portant l'enfant Jésus.

 

Chapelle du déambulatoire et une Vierge à l'enfant du XVII° siècle.

 

 

 

La collégiale est célèbre pour son architecture, mais aussi, pour ses chapiteaux signés Gofridus.

 

Du point de vue technique, les chapiteaux n'excelle pas dans l'art : les modelés sont grossiers, les drapés stéréotypés. Pourtant, ils traduisent un sens vif de mouvement. Le talent résulte dans l'originalité, la pluralité des thèmes, sans oublier la puissance expressive.

 

Tabernacle du maître-autel, en bois doré du XVII° siècle.

Il provient de l'ancienne église Saint-Léger.

 

Dans la nef, gisants de chanoines du XV° siècle.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Guide "Chauvigny, cité médiévale", de 44 pages, A.P.C. 2015

Dépliant 12 volets "Chauvigny, cité médiévale", O.T. Chauvigny

Dépliant 3 volets "Ancienne collégiale St Pierre", pris à l'entrée de l'édifice

Panneaux explicatifs présentés dans l'église

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 22 juin 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville