CHAUVIGNY (Vienne)
Arrondissement de Montmorillon - Canton de Chauvigny.
Région Nouvelle Aquitaine.
 Population : 7.088 Chauvinois en 2014.

 

Depuis la ville haute et du château d'Harcourt, vues sur les toits de la ville basse.

La ville moderne s'étale au pied de la colline couronnée de remparts

et de donjons romans qui lui donnent des airs de ville italienne.

 

L'hôtel de ville du XIX° siècle, a été bâti sur les vestiges de l'ancienne église Saint Léger.

 

En 1882, le chemin de fer arrive à Chauvigny et permet aux voyageurs de commerce de visiter la cité devenue dynamique grâce aux foires importantes et à l'implantation de deux industries : l'extraction de la pierre et une fabrique de poteries. La céramique à Chauvigny remonte à la période néolithique. A partir de 1906, apparaît la production de porcelaine à feu, qui est toujours en activité.

 

 

Ancienne prieurale romane Notre-Dame,

et  la ville basse.

 

 

A l'origine, c'était une église du saint Sépulcre fondée vers 1020 par Isembert 1er, évêque de Poitiers,

qui avait fait le pèlerinage des Lieux Saints

et qui avait fondé là un prieuré relevant de l'abbaye Saint Cyprien de Poitiers.

 

À la fin du XI° siècle, l'église prieurale est sous le vocable de Saint-Just. Ce nom lui reste jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. En 1823, à la suite d'une décision municipale, elle devient, en ville basse, la seule église paroissiale et prend alors son nom actuel d'église Notre-Dame.

 

La façade et le portail occidental.

L'église romane d'aujourd'hui affecte un plan classique qui comprend une abside et deux absidioles,

un transept et une nef à collatéraux substitués de bonne heure par un vaisseau unique.

 

La façade et la nef ont été restaurées au XIX° siècle.

 

Les moines de l’abbaye bénédictine Saint-Cyprien de Poitiers s’implantent à Chauvigny vers 1025. Isembert 1er, évêque de Poitiers, leur a donné l’église du Saint-Sépulcre, par lui construite au pied de son château, dans une zone peu peuplée. Le personnel monastique du prieuré chauvinois sera toujours en nombre réduit : 3 moines vers 1300. A la Révolution, l’église désaffectée sert de salpêtrière. En 1822, Saint-Just devient l’unique église de la Ville-Basse, au détriment de Saint-Léger pourtant plus ancienne. Dans un souci d’apaisement, on lui attribue le vocable de Notre-Dame.

 

Le chevet du XII° siècle, a conservé son aspect primitif.

 

Sur la corniche, d'intéressants modillons romans sculptés.

 

Des voûtes d'arêtes couvrent les bas-côtés dont les baies assument l'éclairage du triple vaisseau.

Quatre grands arcs en plein cintre délimitent le carré du transept

que recouvre une coupole octogonale sur trompes.

 

Depuis le portail occidental, vue sur le choeur.

 

L'orgue a été installé en 1991.

 

La construction d'une nef à collatéraux a déterminé l'obstruction partielle des fenêtres ouest, des bras du transept prévues primitivement pour s'accommoder d'une nef simple. Les arcades sont portées par des piliers octogonaux prolongés par des colonnettes jumelées qui soutiennent les doubleaux du berceau de la nef.

 

Statue du XIX° siècle représentant Jeanne d'Arc.

 

Au fond du bras sud du transept, une grande peinture murale de la fin du XV° siècle,

représente le Christ fléchissant sous le poids d'une croix démesurément longue.

Il est aidé par une foule nombreuse dans laquelle on reconnaît Saint Jérôme en cardinal, des papes,

des moines, un archevêque, des évêques et des laïques de diverses conditions sociales.

En dessous, une inscription en caractères gothiques rappelle les travaux de restauration effectués en 1504.

 

Les voûtes du cul-de-four et le berceau du choeur sont classiques.

 

Les chapiteaux sculptés du XII° siècle : avec le Pêché originel. Eve, nue saisit le fruit que le serpent,

enroulé autour du tronc d'arbre de la science, lui présente dans la gueule.

Ailleurs, ce sont des griffons et de grands quadrupèdes cabrés.

 

La décoration du sanctuaire se réduit aux chapiteaux des colonnettes des fenêtres et des colonnes engagées qui marquent le passage de l'abside principale à une courte travée de choeur. On y trouve des têtes barbues, des feuillages recourbés en volutes et des rinceaux.

 

 

L'ensemble des vitraux des XIX° ou XX° siècles, sont signés Ch. des Granges, Clermont-Ferrand.

 

Statue sulpicienne de Saint Joseph avec l'enfant Jésus.

Dans le bras nord du transept : deux toiles du XVIII° siècle :
▪ Le Christ apparaît à une religieuse : oeuvre mal identifiée
▪ Le martyre de saint Léger, par J-B. Lenardi, Rome, vers 1700.

 

La pierre de Chauvigny.

 

Connue dans le monde entier, la pierre de Chauvigny est toujours commercialisée.

Les carrières de pierre se sont multipliées sur la rive gauche de la Vienne à partir du XIX° siècle.

Ce calcaire jurassique présente toutes les qualités qui ont fait sa renommée : couleur, densité, dureté.

 

La région du bassin du Poitou est formée d'un calcaire spécifique de l'ère secondaire jurassique (calcaire oolithique) qui présente toutes les qualités requises pour la construction d'édifices. En effet, par leur type de dureté (tendres, demi-dures, dures), ces pierres peuvent résister différemment à toutes les altérations atmosphériques. Les romains furent les premiers à l'employer : depuis lors, la pierre de Chauvigny a été utilisée dans le monde entier.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.chauvigny.fr/

Guide "Chauvigny, cité médiévale", de 44 pages, A.P.C. 2015

Dépliant 12 volets "Chauvigny, cité médiévale", O.T. Chauvigny

"Les carrières du Poitou", René Pothet, Collection Mémoire,

Groupe de recherche MJC,  Ass. des Publications Chauvinoises, 2012

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 22 juin 2017

 

 

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