CIVRAY  (Vienne)
Arrondissement de Montmorillon - Canton de Civray.
Région Nouvelle Aquitaine.
 Population : 2.745 Civraisiens en 2014.

 

D'une superficie de 870 hectares, et d'une altitude de 105 à 157 mètres,

la ville est bâtie le long du fleuve la Charente, qui se divise en deux bras pour former un îlot.

L'origine de Civray fut peut-être une villa gallo-romaine,

appartenant à un certain Severus (d'où l'orthographe ancienne de Sivrai).

 

Le pont sur la Charente, avant 1970.

 

Autour d'un gué, puis d'un pont sur la Charente, se constitua la première agglomération, avec sa petite église, protégée par son château qui, en 1040, était considéré comme l'une des forteresses les plus puissantes du Poitou. Il appartenait au comte de La Marche, puis aux Lusignan, et comtes d'Eu. Le désastreux traité de Brétigny (1360) attribua la région au souverain anglais, mais Du Guesclin reprit le château en 1373. Civray devint alors un apanage des princes du sang, puis François 1er en fit un comté.

 

La ville a créé ses fondations au pied du château médiéval du X° siècle

avant de s'étendre autour de l'église Saint Nicolas.

Sénéchaussée au XVI° siècle, puis sous-préfecture au XIX° siècle, elle connu une importance

administrative et commerciale, au travers de ses nombreuses foires et marchés.

 

 

Eglise romane Saint Nicolas,

du XII° siècle.

 

 

L'église présente un plan en forme de croix latine

avec une nef centrale flanquée de collatéraux, un transept à absidiole et une abside semi-circulaire.

 

Vues aériennes avant 1970.

 

La façade rectangulaire en pierre blonde est sculptée sur deux registres présentant chacun trois arcades.

 

 

Le portail n'est pas d'origine et a été ajouté en 1858. Il comporte quatre voussures :

 

▪ La première voussure, entourant le tympan, représente en son centre le Christ entouré des symboles des Évangélistes: l'ange pour Matthieu, le lion pour Marc, l'aigle pour Jean et le taureau pour Luc. De part et d'autre, des anges adorateurs l'encensent. La figure du Christ dans la mandorle est très endommagée.

▪ La seconde voussure raconte la parabole des vierges sages et des vierges folles.

▪ La troisième voussure présente l'Assomption de la Vierge Marie. La Vierge, dans une mandorle, est portée au ciel par des anges.

▪ La quatrième voussure montre les travaux des mois et les signes du zodiaque correspondants.

 

La façade est coupée par une corniche soutenue par de curieux modillons.

 

La façade rectangulaire est une façade écran flanquée de deux faisceaux de colonnes,

et présente une riche ornementation.

 

A la croisée du transept, le clocher octogonal abrite une tour-lanterne, à six fenêtres et une coupole.

Le double lanternon qui le surmonte, récent, n'est en rien roman.

 

 

L'abside que l'on voit de la cour du presbytère est également très ornée.

Une frise de pointe de diamant se développe tout autour de l'abside au niveau des arcs des trois baies.

Celles-ci sont encadrées de colonnettes et ornées de billettes, de losanges, de cylindres en bout.

 

Portail occidental, bénitiers et fonts baptismaux du XIX° siècle.

 

La nef centrale est de quatre travées flanquée de deux collatéraux presque aussi élevés que le vaisseau central.

La première travée de la nef est plus longue que les trois autres.

Les travées de la nef diminuent de largeur de l'ouest vers l'est et sont aussi de hauteur décroissante.

 

 

Les chapiteaux dans la nef sont sculptés.

 

 

Statues de Saint Nicolas et de Saint Roch.

 

L'intérieur a été entièrement repeint en 1865 par Pierre Amédée Bouillet,

 sauf le bras du transept sud, qui renferme une fresque du XIV°, représentant la légende de Saint Gilles.

 

A droite, fresque présentant les épisodes de la vie de Saint Gilles, du XIV° siècle.

Ces fresques sont réparties en six panneaux

 

▪ À droite, Saint Gilles vit en ermite dans la forêt avec un cerf apprivoisé. Au cours d'une chasse, un seigneur tire sur le cerf et blesse Saint Gilles.
▪ À gauche, Saint Gilles vit dans son monastère. Un roi a commis un grave péché qu'il n'ose confesser. Pendant une messe, un ange remet à Saint Gilles un rouleau sur lequel est inscrit le péché du roi. Le roi, à genoux devant Saint Gilles, reçoit de lui l'absolution.

 

La croisée des transepts est surmontée d'une tour-lanterne octogonale.

Le carré du transept est limité par de puissants arcs brisés et éclairé par une tour-lanterne.

Les pendentifs triangulaires de la coupole sont plats, et sont soulignés par une figure grotesque :

atlantes, équilibristes, tête de taureau.

 

 

Intérieur de la tour lanterne.

 

 

Peintures du XIX° siècles représentant les apôtres.

 

Le plafond du choeur.

 

Le chœur d'une travée est terminé par une abside en hémicycle à trois fenêtres.

La voute est en berceau brisé, les murs latéraux sont renforcés par de grands arcs de décharge.

Un banc de pierre court le long des murs.

 

Les peintures du XIX° siècle représentent une Vierge en Majesté dans le chœur.

Sur les murs, peintures du XIX° siècle, représentant les Apôtres

 

Peinture d'un Christ en Gloire avec le Tétra morphe sur la voûte.

 

Statues : Sainte Marguerite, Jeanne d'Arc, Ange adorateur, Saint Michel, et Sainte Radegonde.

 

Le jardin du presbytère.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Dépliants 3 volets "Circuits historiques du Pays Civraisiens, O.T

Descriptif de 4 pages "Eglise St Nicolas, O.T

Dictionnaire des églises de France, Poitou, Saintonge, Angoumois

Volume IIIc, Editions Robert Laffont, 1967

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 25 mai 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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