LOUDUN   (Vienne)
Arrondissement de Châtellerault - Canton de Loudun.
Région Nouvelle Aquitaine
 Population : 6.740 Loudunais en 2014.

 

D'une superficie de 4.377 hectares, et d'une altitude de 47 à 120 mètres,

la ville est bordée par les rivières,  le Martiel à l'ouest, la Négron au sud-est.

Plusieurs étymologies sont proposées :  la plus acceptable viendrait de Lugdunum,

c'est-à-dire la colline fortifiée (dum) consacrée au dieu celtique "Lug".

 

Vue aérienne avant 1970.

 

La longue période médiévale, marquée par le Christianisme et la féodalité va inscrire Loudun dans un carrefour aux confins de trois provinces : le Poitou, l’Anjou, la Touraine. De ce fait Loudun se trouvera au cœur même des conflits entre Comtes d’Anjou et Ducs d’Aquitaine, mais aussi, par ces seigneurs de provinces, entre la Couronne de France et le Royaume d’Angleterre durant les guerres de Cent Ans. En 1206 le Loudunais est rattaché à la Couronne de France par Philippe-Auguste qui fit édifier une forteresse réputée imprenable. Avec le démantèlement de la forteresse et la révocation de l’Edit de Nantes qui entraîne le départ des Protestants va commencer le déclin de la cité.

 

Hôtel de ville. Statue de Théophraste Renaudot, médecin ordinaire du roi, mort en 1659. Place de l'hôtel de ville.

L'hôtel de ville a été construit au XIX° siècle à l'emplacement de l'ancien couvent des Cordeliers.

 

 

Eglise Saint Pierre du Marché,

des XII°, XV° et XVI° siècles.

 

 

Vues avant 1970.

De la construction de Philippe Auguste en 1214, près de la place où se tenait "la cohue à la viande",

il ne reste que le sanctuaire et le transept avec ses quatre puissants piliers sur lesquels reposent les voûtes.

 

Au sud, s'ouvre un magnifique portail de style Renaissance.

 

Le clocher gothique incorporé au flanc sud du choeur

est surmonté d'une haute flèche pyramidale en pierre accostée de quatre clochetons.

En 1931-1932, la flèche fut démolie entièrement et reconstruite à l'identique. Haute de 45 mètres,

elle sert d'alignement aux trois grandes routes arrivant à Loudun.

 

Dans le premier quart du XVI° siècle, l'accroissement de la population rend nécessaire la construction

de la nef collatérale sud ainsi que celle du clocher et du portail.
L'aspect du portail de l'église rappelle un arc de triomphe très élevé, fort harmonieux dans ses proportions.

Il est richement décoré d'élégantes sculptures. La disposition architecturale retenue par le maître d’œuvre

a consisté à enserrer sous les mêmes archivoltes non seulement les deux baies d'entrée

mais encore, les fenêtres placées au-dessus : le tympan ajouré.

À peine la construction terminée, les Huguenots en 1562 saccagèrent l'église.

 Les sculptures particulièrement vulnérables furent mutilées. Le portail a été restauré en 1987.

 

La baie du chevet plat portait les caractères du style gothique du XIII° siècle.

Des pignons juxtaposés marquent au dehors les travées des collatéraux.

(Le clocher de 1701 menaçait de s'écrouler. Il fut simplement chainé.

Et ce n'est qu'en 1931 qu'il fut démoli pierre par pierre et remonté dans son aspect primitif).

 

Cette église fut pillée et saccagée pendant la guerre de Cent Ans. Après cette période trouble,

la nef nord est construite dans le plus pur style ogival. La corporation des bouchers

y ayant apporté une aide importante, leur blason est reproduit sur un chapiteau.

 

Ruelles très étroites entourant le côté de l'église.

 

Au XIX° siècle a été aménagée une tribune pour accueillir un orgue Daublaine-Callinet.

Au XX° siècle un lambris en bois remplace la voûte en pierre.

 

 

La nef, couverte de voûtes à liernes et tiercerons est accompagnée de collatéraux.

Celui du nord est contemporain de ceux du choeur.

Celui du sud, ainsi que les arcades, les clefs de voûtes et les chapiteaux de la nef

sont fortement marqués par le décor italianisant.

 

Les anciennes cloches et le chemin de croix en terre cuite.

 

En 1750, l'édifice ayant souffert pendant la victorieuse résistance du château contre les anglais,

la nef fut reconstruite et deux nefs latérales lui furent ajoutées.

 

Depuis le portail occidental, vue sur les collatéraux et le choeur.

 

Les vitraux sont signés J. Fournier, Tours 1885.

 

Les fonts baptismaux - Statues de Saint Pierre, Saint Alleaume et Saint Hilaire.

Saint Alleaume est un ermite du XI° siècle, disciple de Robert d'Arbrissel.

 

Statues : Sainte Cécile et le Bienheureux Jean-Charles Cornay, missionnaire et martyr,

né à Loudun le 27 février 1809, et baptisé dans l'église Saint Pierre le 3 mars 1809.

Il a été martyrisé au Tonkin le 20 septembre 1837.

 

Pendant la Révolution française, l'église, pillée,

devint le temple de la Raison, puis elle fut transformée en parc à fourrage.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.ville-loudun.fr/

Panneaux explicatifs présentés à l'entrée de l'édifice

Dictionnaire des églises de France, Poitou, Saintonge, Angoumois

Volume IIIc, Editions Robert Laffont, 1967

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 28 septembre 2015

 

 

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