MIREBEAU   (Vienne)
Arrondissement de Poitiers - Canton de Migné-Auxances
Région Nouvelle Aquitaine
 Population : 2.184 Mirebalais en 2014.

 

 

Collégiale Notre-Dame

 

 

L'église primitive Notre-Dame a été construite au XI° siècle

et devient une collégiale avec l'évêque Maurice de Blason au début du XIII° siècle.

 

Vues aériennes avant 1970.

 

L'église Notre-Dame de Mirebeau était, de temps immémorial, en titre de paroisse. Il y avait un curé et des chapelains ; elle était enfermée dans l'enclos de l'ancien château, ainsi que l'église Saint-Hilaire. Notre-Dame a été pendant longtemps appelée par tradition l'église Notre-Dame du Château, qui avait été bâtie au XI° siècle par Foulques Néra, comte d'Anjou et seigneur de Mirebeau.

 

Incendiée à deux reprises par les Huguenots, la collégiale a subi de nombreux remaniements :

notamment au XVI° siècle, et était quasiment ruinée à la fin du XIX° siècle.

Elle a été pratiquement entièrement reconstruite dans un style néo-Plantagenêt, vers 1860.

 

Maurice de Blazon, fonda le chapitre Notre-Dame de cette ville, mais la fondation du chapitre de Mirebeau est bien antérieure à l'an 1217. Il parait par la charte de fondation, que l'évêque donna à ce chapitre l'église de Notre-Dame et celle de Saint-Hilaire, avec le droit d'oblation que les évêques de Poitiers avaient dans l'église de Saint-André.

 

Le portail s’ouvre dans une façade barrée verticalement par deux puissants contreforts.

Le réseau de la rose, détruit par la tempête de décembre 1950, a été refait, en béton.
Les statues de deux saints évêques de Poitiers, Hilaire et Venance Fortunat, sont insérées dans les contreforts.

A la pointe du pignon, une Vierge à l’Enfant rappelle que l’église est placée sous le vocable de Notre-Dame.

 

Le clocher, coiffé d’une flèche de pierre ajourée, s’élève à 60 mètres.

Le clocher est d’autant plus repérable de très loin que l’église est bâtie

sur l’un des points culminants du Mirebalais, à environ 150 mètres d’altitude.

 

 

La collégiale est à trois vaisseaux en forme de croix latine reconstruite au XIX° siècle,

et comprend quatre travées. De l'église du XII° siècle détruite en 1568, reconstruite en 1573,

il ne reste que les deux travées formant l'actuelle sacristie.

 

Le voûtement du vaisseau central et des collatéraux, dans le style gothique dit “Plantagenêt”, reste dans la tradition régionale en dépit de son anachronisme. A l’extrémité de chacun des collatéraux, une chapelle a été conservée.

 

Les chaires à prêcher.

Alors que la plupart des églises ont vu disparaître leur chaire, Notre-Dame en conserve deux.

 

▪ La première, située sous une arcade séparant le vaisseau central du collatéral, fut acquise à la faveur de la vente des Biens nationaux. Elle provient de l’abbaye Sainte Croix de Poitiers et date du XVII° siècle. Sur les panneaux de la cuve, sainte Radegonde , fondatrice de l’abbaye, et sainte Agnès, la compagne que, par humilité, elle laissa devenir abbesse. Les attributs royaux de Radegonde ont été bûchés à la Révolution.

▪ L’autre chaire, dans le collatéral nord, pourrait provenir de l’abbaye de Saint-Jouin-de-Marnes. Elle est passée par l’église Saint-André, tout comme les stalles du même collatéral nord, du XV° siècle.

 

Statues de Saint Pierre - Pietà - et de Saint Paul.

Au fond de la nef, saint Pierre et saint Paul, les deux “colonnes” de l’Eglise primitive
Contre les deux derniers piliers, saint Jean-Marie Vianney, curé d’Ars, et sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.

 

Les fonts baptismaux.

 

Stalles du XV° siècle - Pierre d'autel du XVII° siècle.

 

 L’autel majeur, autrefois au fond de l’abside polygonale, a été aménagé pour la célébration face au peuple.
Les trois autels datent de la dernière reconstruction.
L’autel majeur est orné, sur le devant, d’une Déposition de Croix entre Abel et Melkisédek (ou Aaron).

Au-dessus de l’autel sud, Joseph à l’Enfant, le Sacré Cœur, sainte Radegonde.

 

Des cinq baies du sanctuaire, quatre sont garnies de grisailles d’ornement. Seule la verrière axiale est historiée. Elle représente l’Assomption de la Vierge surmontée de son couronnement. Les vitraux de la nef font alterner les grisailles d’ornement et les figures de saints.

 

L’autel de la chapelle nord, à gauche, est orné d’une Fuite en Egypte encadrée par les saints Joseph et Louis.

A l’exception du Christ ancien, aujourd’hui accroché dans le sanctuaire mais autrefois face à la chaire,

les statues sont des plâtres polychromés modernes,

témoignages des dévotions et de la générosité d’une époque.

Tableau :  L’Assomption, toile datée du XVIII° siècle et accrochée à gauche du sanctuaire.

 

L’autel de la chapelle sud, à droite, présente une Apparition du Christ à sainte Radegonde

entre les saintes Jeanne de Valois et Adélaïde.

Statues de Sainte Germaine, et Saint Dominique, en plâtre du XIX° siècle

 et d'une Vierge à l'enfant, en bois polychrome, du XII° siècle.

Ses couleurs originelles ont aujourd'hui disparues, mais elle reste du plus pur style roman.

La légende raconte qu'au XVI° siècle, la statue a été enterrée dans un champ, puis redécouverte par un paysan.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.parvis.poitierscatholique.fr/
http://patrimoine-de-france.com/
Panneau explicatif présenté à l'entrée de l'édifice

Livret de 5 pages "Eglise N.D.",  O.T./Mairie de Mirebeau

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 20 mai 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville