THURÉ   (Vienne)
Arrondissement de Châtellerault - Canton de Châtellerault.
Région Nouvelle Aquitaine
 Population : 2.888 Thuréens en 2014.

 

D'une superficie de 4.347 hectares, et d'une altitude de 52 à 166 mètres,

la ville est traversée par les rivières la Veude et l'Envigne

Etymologie : Le nom proviendrait de l’anthroponyme gallo-romain Thurius

avec le suffixe latin de propriété "-acum" devenu "-ec",  puis "-é" et signifiant le domaine de Thurius.

 

Vues aériennes avant 1970 et l'église Saint Pierre.

 

La seigneurie de Thuré, ancien domaine des évêques de Poitiers fut cédée le 21 mai 1447 par l'évêque Guillaume de Charpaigne à Charles d'Anjou, comte du Maine, avec les terres de Saint-Christophe-sous-Faye et la tour d'Oyré et la dîme de Senillé, en échange du château et châtellenie d'Harcourt à Chauvigny.

Ce fief, qualifié baronnie depuis le XVI° siècle, relevait du duché de Châtellerault. Il fut uni en 1768 au marquisat de Clairvaux avec les quatre fiefs du Grand-Pouillé, la tour de Pouillé, la Plante et la Perlotière. Le château seigneurial est en ruine.

 

En 1789, les habitants rédigent leur cahier de doléances, élisent leur curé maire. Le "Palais" symbole du pouvoir des seigneurs, propriété des marquis de Scorbé-Clairvaux, est peu à peu abandonné, utilisé comme carrière, et enseveli sous les constructions.

 

 

Église romane Saint Pierre, du XII° siècle

 

 

L'église a conservé de ses origines du XII° siècle et du XIV° siècle :

le chœur, le transept, le portail et la façade est.

 

Le narthex est fermé à mi-hauteur par un muret de pierre.

 

La façade est ornée d'un oculus et est dotée d'un narthex au XVIII° siècle.

Jusqu'en 1789, les villageois se réunissaient sous le porche après la messe,

pour débattre des problèmes de la communauté.

 

Le clocher présente un étage supérieur du XV° siècle à baies jumelées.

La flèche pyramidale de pierre est allégée de lucarnes.

Les restes d'un chemin de ronde à meurtrières témoignent des préoccupations défensives au cours des siècles,

sans doute des guerres anglaises du XV° siècle.

 

Le chevet roman en tuffeau, date du XII° siècle. La porte des morts est du XV° siècle.

(Elle est nommée ainsi car elle était empruntée par les porteurs de cercueils).

Il comporte trois baies surmontées d'arcatures ornées de frises, avec un motif en "tête de clou".

Elles sont encadrées de colonnes à chapiteau. Les modillons sont décorés de têtes humaines ou de monstres.

L'abside est épaulée de contreforts-colonnes.

 

La nef est du XV° siècle et a été rebâtie après la guerre de Cent Ans.

Elle est dotée de trois travées voutées d'ogives.

 

Vues sur la nef, depuis le choeur. La nef est sans bas-côtés.

Oculus représentant les armes du pape Léon XIII, alors qu'il était souverain pontife lors de l'aménagement de l'église et la pose du vitrail en 1888, du verrier Félix Gaudin, de Clermont Ferrand.

 

La nef est couverte de trois travées de voûtes de style flamboyant à mouluration prismatique

et de chapiteaux chargés de feuillages frisés.

 

La chaire, en bois, du XVIII° siècle est soutenue par un encorbellement de pierre,

et est placée à la jonction de la nef et du transept.

Statue de Sainte Néomaye , ainsi que le vitrail, du verrier Félix Gaudin, de Clermont Ferrand, daté 1888.

 

Deux chapelles des XVI° et XVII° siècles sont ouvertes de part

et d'autre du vaisseau central au niveau de la troisième travée.

Vierge en bois polychrome du XVI° siècle -  Saint Personnage et Saint Joseph.

 

 

Le style des chapiteaux est chargé de feuillages, de lions rampants à queue fleuronnée.

(Le carré du transept est limité par quatre faisceaux de colonnes de gros diamètre

surmontés de chapiteaux de même style).

 

Un arc brisé encadre la voûte en cul-de-four de l'abside, étroite et haute.

 

La chapelle seigneuriale, inscrite entre la nef et le bras nord du transept est une adjonction.

Elle est du XVI° siècle, voûtée d'ogives qui retombent sur des culots renaissance,

et aujourd'hui, sous le vocable de Sainte Néomaye, une grande sainte du Poitou.

 

Chapelles du transept. Comme dans l'abside, les fenêtres sont accostées de colonnettes.

Statues : Saint Pierre, l'éducation de la Vierge, Ste Anne, Joachim et la Vierge.

 

 

Dans le choeur, statues sulpiciennes du XIX° siècle :

Sacré Coeur, Sainte Marguerite, Saint Louis et Jeanne d'Arc.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.thure.fr/

Panneaux explicatifs présentés à l'entrée de l'édifice

Dictionnaire des églises de France, Poitou, Saintonge, Angoumois

Volume IIIc, Editions Robert Laffont, 1967

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 24 mai 2017

 

 

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